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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 16:58

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Coup de force policier et suspension des libertés à Notre Dame des Landes.

 

Depuis mardi 16 octobre, d'énormes moyens policiers ont été mobilisés pour « nettoyer » la ZAD et expulser les militants anti-aéroport qui squattent plusieurs lieux et cultivent la terre, sur la zone (2000 ha) dédiée au futur aéroport de Notre Dame des Landes. Selon le préfet, les opérations sont « à peine à mi-parcours...pour remettre en état ce périmètre...et sécuriser l'intervention des entreprises » (Vinci en tête).

J. M Ayrault n'a pas hésité à octroyer au préfet des moyens importants: 600 CRS, 400 gardes mobiles, GIPN, hélico, tractopelles, pelleteuses... le tout aux frais du contribuable qui paie l'hébergement à l'hôtel de la flicaille de toute la région.

A grands renforts de gaz lacrymogènes et intimidations de toutes sortes (contrôles d'identité systématiques pour tous, y compris les habitants des communes entourant la ZAD, interpellations, gardes à vue, interrogatoires sauvages...) l'assaut à été lancé mardi 16 à 6h30, pour selon le préfet « neutraliser l'ensemble des moyens de séjours illégaux ».

Il y a environ 150 à 200 personnes résidant sur la ZAD, soutenus par des élus des communes proches, des habitants (ACIPA), des agriculteurs, des militants. Les expulsions ayant été anticipées, la résistance s'est organisée sur la ZAD: barricades sur les routes, occupations des toits et des arbres... et à Nantes: manifestations quotidiennes.

7 maisons squattées ont été expulsées, 2 lieux ont été détruits mais dès le 19 une autre maison était réoccupée et plusieurs lieux ne sont pas expulsables avant le 27 octobre.

Le coup de force policier devrait donc continuer, criminalisant les militants anti-aéroport et créant une immense zone de non-droit dans les communes du nord de Nantes (Notre Dame des Landes, Vigneux de Bretagne, Fay de Bretagne...) où les habitants doivent subir contrôles d'identité, interrogatoires, fouilles de véhicule (réquisition obtenue le 19 octobre qui permet de contrôler tout le monde). Tout est sous contrôle policier. La ZAD et ses alentours sont devenus une immense zone de non droit où l'Etat au service de Vinci a suspendu les libertés les plus élémentaires telles la liberté de circulation, la liberté de manifester...

La manifestation du 20 octobre à Nantes a réuni 1500 à 2000 personnes, de nombreuses organisations politiques et syndicales (Parti de Gauche, NPA, Alternatifs, AL, CNT, Confédération paysanne, Solidaires, FASE, ACIPA) et des élus, avec un silence criant du côté d'EELV qui, en 2011, promettait pourtant qu'aucun accord de gouvernement avec le PS ne serait signé sans retrait de ce projet.

Les expulsions ordonnées par Ayrault interviennent de plus dans un contexte de lutte pour le logement ayant entraîné l'occupation du Lieu Unique, haut lieu culturel nantais, car 300 personnes sont à la rue. Le PS et sa ministre du logement Duflot, n'hésitent donc pas à expulser 150 personnes de plus avant l'hiver et le préfet se paie en plus le luxe de saisir le procureur au sujet de « certains écrits inadmissibles d'opposants invitant à la lutte armée et à intervenir avec violence dans des entreprises. » A priori, le PS s'attaque aussi à la liberté d'expression. Face à ce coup de force, la résistance doit continuer et s'organiser pour stopper ce catastrophique projet d'aéroport!

                   Pour suivre les évènements sur la ZAD: http://zad.nadir.org

CAL Nantes


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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 13:20

b8bad121a10599e9469c90c3a74f6d3e.jpg« Traité européen »

Ni austérité ni relance ! Appel d’Alternative libertaire, du Mouvement des Objecteurs de Croissance et du Parti Pour la Décroissance
Pour une alternative à la dictature du capital

Le Pacte budgétaire européen, aussi appelé Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance, va encore amplifier la mainmise des marchés financiers sur l’économie européenne. Cet accord ad

opté en mars 2012 entre les chefs d’États de la zone euro, chaque gouvernement est maintenant chargé de le faire ratifier dans son pays, d’une manière ou d’une autre, afin de le faire entrer en vigueur en janvier 2013. En exigeant des États de réduire leurs dettes publiques et de maintenir leur déficit actuel en dessous de 0,5% (la fameuse « règle d’or »), ce Pacte va engendrer une vague d’austérité et de récession en Europe. D’autant plus qu’il n’est pas question pour les gouvernants de redistribution des richesses. En France, à peine élu, Hollande annonce deux ans d’austérité. Par ailleurs, lui qui disait vouloir renégocier ce traité, il le signe des deux mains, et essaie de le faire passer en force à l’Assemblée nationale, avec les voix de la droite, au mépris de ses engagements.

L’application du Pacte budgétaire en France signifie qu’en un an le gouvernement devra faire entre 70 et 80 milliards d’économie (ou de recettes supplémentaires), soit 1,5 fois le budget de l’Éducation nationale. La cour des comptes est déjà en train de produire des rapports pour démanteler la Sécurité sociale et réduire les déficits. A côté de ça, après avoir fait mine de soutenir les salarié-e-s en butte aux licenciements, Montebourg affirme maintenant qu’il va être « difficile de maintenir l’usine de PSA Aulnay ». Ayrault parade à l’université du MEDEF, le patronat français, qui est en train de multiplier les plans de licenciements dans tous les secteurs industriels et marchands (construction hi-fi et informatique, filière de la téléphonie, aéronautique, etc.).

Tout cela n’a rien de surprenant. Si la situation n’est pas strictement équivalente à celle de l’ère Sarkozy, certaines données restent inchangées. Nous vivons une crise d’ajustement des économies globalisées, ajustement aux intérêts des marchés financiers et des banques, mais aussi crise de surproduction, et raréfaction des ressources énergétiques et minières. Hollande n’a jamais prétendu s’opposer au pouvoir des multinationales ou rompre avec la logique d’austérité qui règne en Europe (qu’il appelle simplement « rigueur »). Il s’est juste présenté en bon gestionnaire de l’économie capitaliste : de ce point de vue-là, il ne nous déçoit pas. Même les quelques progrès à venir sur les questions sociétales et écologiques semblent servir de contre-feux à la régression sociale et au green-washing permanent de ses alliés environnementaux. Pire, ils sont entachés par l’abjecte chasse aux Roms menée par le ministère de l’Intérieur cet été, et les incessantes concessions et reculades de Manuel Valls. Partant de ce constat, l’émergence d’une force d’opposition anticapitaliste et antiproductiviste devient plus que jamais nécessaire.

Une force qui construise la résistance au Pacte budgétaire et à l’austérité en s’attaquant à ses causes : l’Union économique Européenne, sa monnaie spéculative l’Euro, et son objectif affiché de relance de la croissance. Nous ne voulons pas de ce « club des pays riches » qui s’appelle l’Europe : nous ne voulons ni relancer la production ni relancer la consommation.

Une force qui organise concrètement la riposte et la solidarité avec les peuples grecs, italiens, espagnols, portugais, irlandais frappés de plein fouet par les plans d’austérité exigés par la troïka européenne (BCE, FMI et commission européenne). En faisant vivre tout d’abord des solidarités concrètes et des revendications : droit au logement, accès à l’énergie, aux soins, à l’éducation, aux loisirs, éradication de la précarité et du chômage par une réduction massive du temps de travail…

En menant ensuite des expérimentations sociales en rupture avec l’ordre des choses dominant : réappropriation des outils de travail, occupations des terres, coopératives d’achats en circuits courts, régies publiques autogérées de production et de distribution de l’énergie, transports publics de proximité gratuits, monnaies de substitution…

Au lieu de cela, la « gauche » productiviste au gouvernement applique les vieilles recettes du couple mythique croissance/politique d’austérité. Il serait temps qu’une opposition, porteuse d’une alternative anticapitaliste, antiproductiviste et radicalement écologiste s’organise pour y résister.

Alternative libertaire, le Mouvement des Objecteurs de Croissance et le Parti Pour la Décroissance appellent à manifester le 30 septembre sur ces bases.

Appel 30 septembre 2012
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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 13:11
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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 09:01
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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 15:38

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Système Doux :

 

tout le monde y perd des plumes !

 

 

 

Le groupe Doux, premier producteur européen de volailles et de produits à base de volaille basé à Châteaulin (29) - 3400 salarié-e-s en France et de 700 à 800 aviculteurs intégrés dans ses filières de production - est dans la tourmente. Les restructurations se sont succédées. Les dizaines de millions d’euros d’aides à l’exportation des fonds européens n’ont pas empêché le groupe de réduire au fil des ans l’emploi, de compresser les salaires des employé-e-s et les revenus des aviculteurs.

 

 

 

Malgré les 59 millions d’euros d’aides publiques de la PAC l’an passé, un terrible drame social est en train de se jouer cet été pour des milliers de familles de Bretagne et plus largement de France. Un grand nombre des 800 aviculteurs qui fournissent en volailles les usines n'ont pas été payés pendant des mois. De même les salaires de mai des employé-e-s n’auraient été versés qu’en juin et encore par l’AGS[1].

 

 

 

Le groupe Doux plombé par une dette de plusieurs centaines millions d’euros, par les attaques de la concurrence, par la pression de la grande distribution a été placé le 1er juin en redressement judiciaire. Cette situation serait due d'abord au rachat du géant brésilien Frangosul en 1998, situation aggravée par l'actuelle hausse des céréales.

 

 

 

La mobilisation des salariés s'organise dans chaque site du groupe. Ainsi, par exemple, l’intersyndicale  Cfdt-Fo-Cgt-Cftc a appelé le samedi 30 juin à un rassemblement à Vannes pour le maintien des emplois, la sauvegarde de l’outil de production, pour refuser le démantèlement du groupe et exiger la reconnaissance des salarié-e-s et de leurs organisations ; le jeudi 12 juillet un défilé depuis l’usine Doux de Pleudaceuc (56) a rassemblé environ 500 personnes salarié-e-s, élu-e-s, habitant-e-s. Les commerçant-e-s ont baissé leurs rideaux pour témoigner de leur solidarité. Une opération escargot a ensuite été mené jusqu’à Vannes (7 kms de bouchon).

 

 

 

L'intersyndicale, consciente de l'influence de la famille Doux à Quimper, y compris au sein du Tribunal de Commerce, a demandé le dessaisissement de ce Tribunal, en faveur d'une « juridiction professionnelle ».

 

 

 

Les représentant-e-s des salarié étaient toutefois convoqué-e-s mardi 17 juillet pour examiner le plan social envisagé par les candidats à la reprise du groupe et par le plan de continuation de Charles Doux, ce dernier étant rejeté par les syndicats, au regard de la pauvreté du plan de sauvegarde de l'emploi associé. Mercredi 1er août, le tribunal de commerce de Quimper a annoncé deux décisions :

 

 

 

- D'une part, il a accepté le plan de continuation des activités « poulets export » et « produits élaborés » du groupe Doux associé à la banque Barclays, qui maintiendrait  2 450 emplois … pendant une période d'observation qui se poursuivra jusqu'au 30 novembre. Une des conditions au plan de continuation de Doux était l'engagement pris le 26 juillet d'affecter 2 millions d'euros au plan de sauvegarde. Finalement ils ont été placés par Doux sur un compte sous séquestre affecté au paiement des salaires. Cette manipulation a été dénoncé par la Cgt comme « un tour de passe passe ».

 

 

 

- D'autre part il a prononcé la liquidation du pôle frais du groupe et a entamé l'examen des offres de reprise partielle. Le lundi 10 septembre, le tribunal de commerce annonçait les reprises par diverses entreprises de l'agroalimentaire : les abattoirs de Laval et ses 303 salariés et de Sérent, soit 60 emplois sur 178 par LDC. Duc et Glon Sanders reprennent ensemble les sites d'Amilly et de Boynes, soit une centaine de salariés sur près de 200. Glon Sanders reprend seul Blancafort et 130 salariés sur 220. Le site de Pleucadeuc avec 130 salariés sur 407  est repris par le groupe Doux dans son plan de continuation. Au final la décision du tribunal entérine la suppression d'un millier d'emplois sur les 1 700 du pôle frais. En particulier le Tribunal a prévu la fermeture pure et simple de trois sites : Graincourt (Pas-de-Calais), La Vraie-Croix (Morbihan), pour le personnel administratif, et Pontet (Vaucluse).

 

 

 

Pendant l'audience, quelque 200 salariés de Doux ont manifesté leur "colère" devant les grilles du palais, à l'appel des syndicats CGT, FO et CFDT. Le comité d'entreprise (CE) du site de Châteaulin (Finistère) - siège social du groupe - a saisi le procureur de la République de Quimper. Selon l'avocat du CE, ce dernier "constate qu'il y a un faisceau d'indices tels qu'un endettement extrêmement important depuis plusieurs années, des alertes des commissaires aux comptes restées sans suite ou des versements extrêmement importants de dividendes alors que la société était déjà quasiment en faillite [...], laissant penser qu'il a pu y avoir des fautes de gestion graves", a expliqué Maître Riera.

 

Malgré cela, la famille Doux, 146ème fortune française, refuse de puiser dans ses biens pour sauver son groupe. Alors que ses revenus ont augmenté de 18% entre 2010 et 2011 quand, en 2008 chaque employé-e-s a perçu au titre de la participation au bénéfice 83 centimes !

 

 

 

Cela fait des années que la famille Doux, un des rares gros employeurs en milieu rural en Bretagne, joue de son poids lourd dans l’économie pour exploiter ses salarié-e-s, pomper des subventions et faire la loi sur le marché de la volaille non labellisée et de la malbouffe. Le groupe Doux s’est maintenu jusqu’à présent en se tournant massivement vers l’exportation (Arabie Saoudite, Qatar, Russie, Chine…) coulant au passage l’aviculture locale en Afrique. Il a inondé le marché français de volailles brésiliennes pour déstabiliser le marché et ses propres fournisseurs locaux !

 

 

 

Il est connu pour ses usines aux conditions de travail d’un autre âge (chutes, heurts, TMS[2], coupures), par l’absentéisme record du personnel, par le non-paiement de temps de pause, par la répression sur les équipes syndicales, par ses salaires proches du SMIC …). L’usine père Dodu de Quimper par exemple a connu un taux de fréquence des accidents du travail de 98,88% une année[3] !

 

 

 

Pour la Confédération paysanne « Doux a accaparé les deniers publics : plus d’un milliards d’euros en 15 ans. C’est la faillite d’une politique agricole qui ne tient pas compte des paysans et de l’emploi ». Pour nous communistes libertaires le système Doux c’est la quintessence de l’exploitation ouvrière et paysanne (travail à la chaîne, élevage concentrationnaire …) en milieu rural. C’est un exemple de plus de la connivence entre pouvoirs public, bourgeoisie locale et actionnariat.

 

 

 

Pour les paysan-ne-s, les travailleuses et les travailleurs concerné-e-s, la crise du groupe Doux est porteuse d'une forte contradiction que le système médiatique occulte complètement : La nécessité du combat pour le maintien de l'activité et de l'emploi – simplement « parce qu'il faut manger » – est seule mise en avant, alors que la nécessité de ne plus travailler dans des conditions déshumanisées et en étant mal payé n'est même pas imaginé. Pas plus que n'est mentionné le fait qu'il faudrait en finir avec des méthodes de production et avec une agro-industrie coupable de multiples pollutions et d'une alimentation humaine de mauvaise qualité …

 

 

 

D'ailleurs, de même que tous ces licenciements sont des conséquences d'une économie dominée par une petite minorité, et qu'en conséquence un réel combat contre la précarité et le chômage passe par une remise en cause de l'organisation capitaliste du travail, de même les destructions imposées à la nature continueront tant que cette minorité de privilégiés aura les moyens d'imposer ses décisions via les structures étatiques.

 

 

 

Aussi le système Doux devrait être un exemple parfait d'une possibilité de convergence entre les luttes sociales et les luttes écologiques … Encore faudrait-il qu'il existe une volonté politique pour poser les bonnes questions et défendre une logique de convergence entre les luttes écologiques et les luttes sociales.

 

 

 

La nécessaire solidarité avec les travailleurs et les travailleuses de Doux menacé-e-s d'être jeté-e-s au chômage trouverait un prolongement bien plus efficace par une remise en cause conjointe des dégâts capitalistes. Une convergence capable d'imposer des avancées vers une mutation du secteur d'élevage de volailles, basé sur des fermes familiales et sur des installations décentralisées de préparation de la viande. Ce qui se traduirait pas plus emplois, de meilleures conditions de travail, un respect de l'environnement, … tout cela pouvant être financé en se réappropriant collectivement les profits capitalistes.

 

 

 

Ce qui aujourd'hui peut apparaître comme un doux rêve … ne pourra se concrétiser que si une telle perspective est portée largement au sein de la paysannerie et de la classe ouvrière. Les organisations syndicales majoritaires ne sont pas, loin s'en faut, sur une telle ligne. Raison de plus pour ne pas perdre de temps et pour défendre cette logique partout autour de nous, aussi bien en direction de nos camarades de travail qu'au sein de nos organisations syndicales, là où c'est possible.

 

Commission Ecologie d'AL – 15 septembre 2012

 

 

 



[1]             AGS : Assurance patronale permettant de régler les salaires en cas de carence de l'employeur.

[2]    TMS : trouble musculosquelettique.

[3]    Selon Raymond Gouiffès, délégué syndical CGT, en moyenne, pratiquement un accident du travail par an et par salarié.

 

 

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 09:10

Face à la crise, la seule solution, à Aulnay comme ailleurs, est l’expropriation des capitalistes !

A PSA, les licenciements c’est maintenant !

Les intentions de PSA étaient déjà connues depuis longtemps mais la direction a officialisé jeudi 12 juillet un plan de licenciements massif qui s’accompagne de la fermeture du site d’Aulnay-sous-Bois. Alors que l’entreprise continue de faire des bénéfices et d’engraisser ses actionnaires, ce sont 8000 salarié-es qui vont être sacrifié-es sur l’autel de la « compétitivité », à Aulnay mais aussi sur le site de La Janais, près de Rennes. Au-delà, ce sont des milliers d’emplois qui sont menacés chez les sous-traitants de PSA et autant de familles qui vont plonger un peu plus dans la précarité.

Même si l’industrie automobile n’est pas à l’image de la société écologiquement responsable que nous voulons construire, nous ne pouvons rester les bras croisés quand une entreprise s’apprête à supprimer des emplois et à liquider les outils de production pour servir la soif de profit des capitalistes aux commandes.

Face à cela, seule la lutte des travailleuses et des travailleurs peut imposer la sauvegarde de l’emploi par la reprise en main de l’entreprise sous contrôle des salarié-es. A Aulnay comme ailleurs, la réponse au terrorisme patronal, c’est l’expropriation du capital et la réquisition des machines pour préparer l’autogestion et la reconversion écologique de la production. Les plans de licenciements vont se multiplier, il va donc falloir multiplier les ripostes pour se débarrasser des donneurs d’ordre irresponsables et mettre réellement la production au service de la population.

Face à la crise, la seule solution, à Aulnay comme ailleurs, est l’expropriation des capitalistes !

Alternative libertaire, le 13 juillet 2012

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 11:36
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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 17:16
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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 09:20

Le changement ? Imposons-le !

Sarkozy a dégagé, ce qui suscite beaucoup d’espoir au sein des classes populaires. Pourtant dès le soir de son élection, Hollande commençait à souffler que compte tenu de la conjoncture économique, il allait falloir être “réaliste”. La crise économique en cours va donc rapidement nous mener à l’heure de vérité : austérité de gauche ou changement réel ?

Le changement, c’est pour quand ?

Il n’y avait déjà pas beaucoup d’engagements dans le programme de Hollande. Il a beaucoup parlé de justice et d’éducation mais souvent en termes flous. Or à peine son gouvernement nommé, il entend déjà revenir sur ses engagements concernant la retraite à 60 ans. Il s’agissait déjà d’une demi-mesure ne revenant pas sur la « décote », instaurée par l’UMP, qui diminue les pensions des salarié-e-s ayant moins de 41 annuités de cotisation. Aujourd’hui Hollande entend en plus ne pas prendre en compte les périodes de chômage et de congé maternité dans le calcul de ces annuités. Autre engagement phare : le non-cumul des mandats. Au final, il se restreint aux mandats de maires ou d’adjoints municipaux. Ouf ! Les notables du PS vont pouvoir conserver leurs postes et les indemnités qui vont avec. De même, quand Hollande annonce « les troupes françaises quitteront l’Afghanistan », il faut comprendre « 1550 militaires sur les 3550 présents resteront sur place ».

Austérité : on résiste ou on se soumet !

Au-delà de ça, il faut que nous restions lucides sur ce qui se prépare. Les patrons sont en train de ressortir les plans sociaux reportés pendant la campagne présidentielle. Air France prévoit 5000 suppressions de poste, Carrefour 4000, PSA 6000, sans compter les innombrables emplois menacés dans les filiales de ces grands groupes. Que vont faire les socialistes face à ces licenciements ? S’opposer franchement au pouvoir patronal ? Ou déclarer que « l’Etat ne peut pas tout » et laisser faire, comme Jospin lors de la fermeture de Renault Vilvorde en 1997 ?

Les marchés financiers semblent en tout cas avoir un avis sur la question : ils ont tout à fait imaginé l’élection de Hollande et parient qu’il va se plier à leurs exigences, ou mieux, qu’il va nous dorer la pilule. De fait, l’exemple de la démission forcée de Papandréou en Grèce, après que celui-ci ait osé proposer un referendum sur les plans d’austérité, montre que les marchés et les technocrates européens à leur service n’hésitent pas à mettre la pression aux gouvernements qui sortiraient des clous. La demi-austérité n’est donc pas possible : soit on rompt avec celle-ci, soit on l’organise.

Mettons la pression !

Le futur n’est pas écrit. Ce qui sera déterminant pour inventer une autre société, ce seront les résistances que nous pourrons opposer aux licenciements et aux politiques d’austérité. Et c’est sans attendre qu’il faut construire ces résistances. Le gouvernement Hollande va vite être mis face à ses contradictions et il faut dès maintenant lui mettre la pression, sans être indulgent-es avec les demi-mesures qu’il propose. Dans tous les cas, ce gouvernement n’est qu’une transition. Soit il capitule face aux exigences des patrons, des banquiers et des technocrates européens et alors il ouvre la voie à la droite et à l’extrême-droite. Soit nous parvenons à imposer nos revendications et alors il faudra pousser plus loin dans la rupture avec les politiques d’austérité : remettre en cause la direction de l’économie par les patrons et les financiers en bloquant les dividendes et en imposant un droit de véto des travailleur-se-s sur les licenciements, développer les services publics et les mettre sous contrôle des usager-e-s, ouvrir les frontières à la circulation des personnes et non seulement des marchandises. Bref, faire émerger une alternative au capitalisme.

PDF - 327.4 ko
Tract AL 28-05-2012

 

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