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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 22:14
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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 10:16

Appel du comité de lutte contre l'austérité

 

et pour la défense des retraites

 

 

Le gouvernement « socialiste » prépare depuis des mois la mise en place d'une nouvelle réforme des retraites, au profit une fois de plus du capital. François Hollande a d'ailleurs annoncé clairement le 28 mars dernier son intention de rallonger encore la durée des cotisations, c'est à dire au-delà de 42 ans. Le Parti « Socialiste » envisage par ailleurs de prolonger les réformes précédentes par un réduction générale des pensions des retraité-e-s (notamment par la désindexation des pensions de retraite sur les prix, le rapprochement public-privé,...), au nom d'un soi-disant déficit des caisses de retraite.

 

Depuis 1993, les salarié-e-s ont subit une succession de reculs de leurs droits à la retraite sans précédents dans notre histoire, chaque fois dénoncés mollement par le parti qui est aujourd'hui au pouvoir. Ces contre-réformes s'inscrivent dans un processus capitaliste plus vaste de régressions des droits et des conditions de vie des travailleurs, dont l'ANI est la dernière d'une longue liste. Cette politique qui est à l'oeuvre dans toute l'Europe, fait à chaque fois payer aux populations les frais de la dette capitaliste.

 

Hollande nous ressort le même mensonge que Sarkozy, Chirac, Balladur et Rocard (livre blanc, 1991), avant lui : ce serait l'allongement de la durée de vie qui rendrait inévitable une nouvelle contre-réforme. Et dans tous les rapports, diligentés par leurs experts grassement payés, les mêmes conceptions de la pension sont dévoyées pour légitimer une politique de dégradation toujours plus forte des droits à pension. Ainsi par exemple, leur financement est toujours analysé en termes de « déficit », les cotisations sociales (partie du salaire brut) en terme de « prélèvements » ou de « charges sociales » et celles-ci sont déjà bien sûr « excessives », ou encore comme une forme de « prévoyance » ou de « revenu différé », etc. En réalité, le dit « déficit » du système de retraite (14 milliards d'€en 2011) ne correspond aujourd'hui (et même en 2030, 2050, ...) qu'à une très petite proportion du cumul des exonérations des cotisations patronales (30 milliards d'€ en 2012) et de la fraude fiscale (entre 60 et 80 milliards d'€ en 2012). Autrement dit, la fin des exonérations des cotisations patronales, l’arrêt des fraudes du patronat, ou encore une augmentation du salaire minimum, - qui constituerait de surcroît un rattrapage des pertes subies par les salariés ces dernières années - ainsi qu’une autre répartition de la richesse créée, pourrait garantir nos retraites pour très longtemps et même les réévaluer à la hausse.

 

Il s'agit donc reprendre confiance en la possible pérennité de notre système de retraite qui n'est autre qu'une véritable et juste socialisation du salaire. Mais la répartition doit être re(vue) comme une continuation du salaire et non comme un revenu différé ou garanti, le statut du retraité comme des actifs émancipés du travail et les « travailleurs » comme des actifs toujours subordonnés au travail. Cette conception de la répartition et des statuts, dévoyée par la réforme, est essentielle pour le maintien de la reconnaissance des qualifications dans les salaires comme dans les retraites.

 

Pour nous, au delà, de la réforme contre les retraites,il s'agit donc de reprendre le chemin de l'action collective, de faire converger les luttes qui correspondent aux intérêts sociaux de l'ensemble de la population.

Evidemment, cela signifie qu'il faudra revenir sur les cadeaux faits depuis des dizaines d'années aux capitalistes, et de rompre avec les politiques d'austérité.

 

Le Comité d'Orientation des Retraites doit remettre au mois de juin un rapport commandé par le gouvernement, dont le contenu sera sans surprise. Une seconde Conférence sociale du gouvernement où seront conviés les « partenaires sociaux » doit être orchestrée les 20 et 21 juin prochains afin de préparer les esprits à une réforme cet automne.

Nous saisirons ce moment afin de débattre et d'agir dans la rue afin de contribuer à une rentrée de luttes.

 

Nous prenons l'initiative de constituer un comité de lutte contre l'austérité, pour la défense des retraites afin de préparer dès aujourd'hui les conditions d'une lutte de masse des salarié-e-s, des chômeurs, des retraité-e-s et de la jeunesse.

Nous invitons l'ensemble des organisations et des individus se reconnaissant dans ces objectifs à rejoindre le comité.

 

Rennes, le 25 mai 2013

 

Comité de lutte contre l'austérité et pour la défense des retraites :

Solidaires 35, Sud Éducation, Sud Télécom, Sud Lycéen, Sud Étudiant SITF, MCPL, CLAR, Alternative Libertaire, Parti de Gauche, NPA, et des militants de l'UNEF.

 

CONTACT: comiteretraite35@laposte.net

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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 18:41

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Pour moraliser la vie politique, il faut en finir avec le pouvoir patronal !

 

 

Alors que le nombre de chômeurs/euses n’a jamais été aussi élevé et que la loi des patrons s’impose violemment aux travailleurs/euses. Alors que le camp réactionnaire et ses satellites fachos paradent fièrement dans la rue. Alors que les magouilles financières et politiques, du FN au PS, apparaissent au grand jour. Alors que le FN, en embuscade, brandit le drapeau du nationalisme et de la xénophobie… Il n’y a plus 36 solutions et l’heure n’est pas à rêver à un sursaut républicain : c’est toute la société et toute l’économie qu’il faut transformer.

 

Depuis un an, le patronat et la droite sont à l’offensive et Hollande ne fait même plus mine de s’y opposer. Ainsi, il ne s’est pas fait prier pour transposer dans la loi le fameux Accord national interprofessionnel signé par la CFDT et le MEDEF : les économistes libéraux et les patrons en rêvaient depuis 20 ans, le gouvernement PS l’a fait. Tout y est : restriction des recours face aux licenciements, légalisation du chantage à l’emploi, remise en cause du CDI… Et comme si ça ne suffisait pas, le gouvernement s’est même opposé à la mini-amnistie adoptée au Sénat pour les syndicalistes réprimés.

 

Mais si la solution à la crise n’est pas dans la cure d’austérité qu’on veut nous imposer, elle n’est pas non plus dans la mobilisation nationale et le repli protectionniste : l’exploitation Made in France n’est pas plus douce et les salarié-es resteront les dindons de la farce. Alors comment faire ? En retournant le problème. Car l’enjeu ce n’est pas de sortir de la crise pour renouer avec la mythique « croissance ». L’enjeu, aujourd’hui, c’est d’en finir avec ce système qui, même réformé, même moralisé, n’en restera pas moins injuste, inégalitaire et violent. S’attaquer directement au capitalisme, ce n’est pas le délire de quelques rêveurs, c’est la seule chose raisonnable à faire si on veut reprendre notre destin en main et construire une société réellement solidaire et égalitaire.

 

Face au patronat il nous faut donc compter sur nos seules forces. A nous de construire la riposte, par la mobilisation dans les quartiers, les entreprises et les lieux d’études, mais aussi en mettant en débat un projet de société alternatif au nationalisme et au libéralisme, de gauche comme de droite.

 

Démocratie directe partout !

 

Le système politique actuel est pourri de l’intérieur. Cahuzac n’est pas un cas isolé : du PS au FN, on trouve quantité d’exemples d’individus, sortant des mêmes écoles, multipliant les allers-retours entre le monde des affaires et les cabinets ministériels, refaisant au passage leurs carnets d’adresses. Comment croire que de tels personnages vont défendre autre chose que leurs intérêts personnels ou ceux de leurs semblables ?

 

Mais le « tous pourris » du FN est là pour masquer l’issue possible : une réorganisation complète de la vie démocratique. Face à cela, ce que propose le Front de Gauche c’est une « grande marche citoyenne pour la VIe République », comme si quelques modifications des règles du jeu institutionnel pouvaient suffire à changer en profondeur la société. Changer le personnel politique, en élisant des personnes « honnêtes », ou bien changer le système à la marge par des élections à la proportionnelle, sont de fausses solutions.

 

On ne peut pas se contenter d’un ravalement de façade : les élu-e-s doivent être comme des délégué-es, avec des mandats précis et limités, révocables à tout moment. Les décisions doivent être prises ou validées par les assemblées générales via une réelle démocratie directe dans les entreprises et les quartiers, puis dans les bassins d’activité et les villes. Et pareil aux échelons régionaux et nationaux.

 

Tout le pouvoir aux travailleurs/euses !

 

Mais réfléchir à la démocratie sans aborder la question du pouvoir c’est du blabla. Si Hollande se plie aux volontés des capitalistes, c’est parce que ce sont eux qui concentrent l’essentiel du pouvoir dans la société actuelle. Le pouvoir de nous embaucher ou pas, de choisir notre salaire, notre temps de travail etc… La « démocratie » qu’ils nous accordent c’est uniquement les miettes de ce qu’ils veulent bien nous laisser gérer ! Communistes libertaires, nous pensons que la démocratie directe doit s’accompagner de la mise en commun des moyens de production. C’est aux travailleur-se-s de décider de l’organisation du travail, aux citoyen-ne-s de décider de la finalité et de la répartition de ce qui est produit, d’évaluer les besoins de la société. La première étape démocratique c’est donc l’expropriation des patrons. Le reste n’est que vaine agitation.


 

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 10:31

Patrimoine des ministres ?
La bourgeoisie  nous dirige !
    La publication des déclarations de patrimoine des ministres ne nous
offre pas un outil pour dénoncer les individus concernés. Le constat
 qu'un homme ou une femme se situe du bon côté de l'inégalité sociale ne
peut pas en lui-même fonder un jugement moral sur cette personne. Par
 contre le « /traitement statistique/ » des données de patrimoine fournit
 des enseignements politiques sur les institutions de la cinquième
république.

 Statistiquement -- mais pas de manière absolue, une personne ne se
 réduisant jamais à son statut social -- notre classe sociale
 d'appartenance détermine notre façon de comprendre le monde et par là
 même influence profondément notre positionnement politique. Le
 journal/Le Monde/a publié dans son édition du 17 avril 2013 un graphique
 positionnant les différents ministres par rapport à trois seuils : Le
 patrimoine net moyen des français ; le patrimoine net moyen des 25 % des
 français qui touchent les plus hauts revenus ; le seuil de patrimoine
déclenchant l'ISF.

 Sans surprise, tous les ministres disposent d'un patrimoine significatif
 81 % des ministres disposent d'un patrimoine supérieur au patrimoine
 moyen ; 62 % des ministres font partie des 25 % les plus riches ... Ce
 simple constat est cohérent avec la politique menée par ce gouvernement
 qui évite de prendre des mesures portant atteinte de façon significative
 aux intérêts de la bourgeoise dont est issue une bonne majorité des
 membres du gouvernement.

 Qui n'est pas convaincu que cette situation ait jamais été différente --
 voire pire -- dans aucun gouvernement des différentes républiques qu'a
 connu la France ?

 Le système électoral, de par son fonctionnement même, sélectionne non
seulement des personnes désireuses de participer à l'appareil de
 commandement de la société, mais qui en plus disposent d'une situation
 sociale reconnue. Sans cela, le/la candidat-e potentiel-le ne sera
 jamais sélectionné par un parti de gouvernement ...

 C'est en ce sens qu'il ne suffira jamais d'un toilettage des
 institutions de la société capitaliste, la 6ème république de Mélanchon
 par exemple, pour créer une véritable dynamique démocratique.

 Il ne peut y avoir de véritable démocratie que dans une société d'égales
 et d'égaux, dans laquelle la priorité est de donner la parole à tous et
 à toutes dans des institutions politiques à la base. La coordination et
 la centralisation de ces débats au sein d'une telle société autogérée
 pour lui permettre de s'organiser globalement ne sera pas le fait de
 politiciens professionnels désignés par les partis, mais de délégués
 mandatés et contrôlés par la base. Ainsi ils/elles resteront intégré au
 corps social qui les a élu. Tout le contraire d'une société dirigée par
 une « /élite /» qui gouverne essentiellement en défendant ses propres
 intérêts de caste !

 Jacques Dubart -- AL Agen

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 12:55

 

François Hollande, imposteur de la gauche



François Hollande, en déplacement au Royaume-Uni il y'a quinze jours, a rassuré les dirigeants britanniques et la City sur ses intentions bienveillantes à leur égard. Extraits d'un article paru dans The Guardian du 13 février 2012 (1) :

Hollande a repoussé les peurs de la droite à Londres selon lesquelles il serait dangereux pour la City. Il a déclaré qu’il n’était pas « agressif », ni vu en France comme étant très à gauche, et que son penchant pour la régulation financière n’était pas plus prononcé que celui de Barack Obama lors de son discours d’investiture au Congrès. « Vous pourriez dire qu’Obama et moi avons les mêmes conseillers ». Il a ajouté que ses vues en faveur d’une régulation plus importante du secteur financier était dans la ligne de l’ « opinion publique » en Europe et étaient similaires à celles de tous les autres présidentiables français, Nicolas Sarkozy inclus.

Hollande, un élu local jovial et consensuel, est vu comme celui qui remportera les élections présidentielles en mai. Quand, lors d’un récent meeting, il a nommé le « monde de la finance » comme étant son principal « adversaire », c’était un exemple rhétorique de l’importante campagne anti-banquiers menée par tous les candidats à l’élection présidentielle, ceux à sa droite inclus. Son programme augmente les taxes sur les très riches, qui ont largement échappé à la plus grande part de la charge fiscale française. Il est toutefois vu comme un modéré de centre-gauche, un social-démocrate dont les mains sont liées par la crise de la dette et le trou grandissant dans les finances de l’État. Son projet est plus modéré que tous ceux des candidats socialistes avant lui, et ne contient aucune des promesses traditionnelles de gauche d’augmenter le salaire minimum ou les salaires, mais envisage en revanche de freiner le déficit public. Sa mesure la plus concrète sur les banques – une loi pour séparer leur activité de prêt de leurs « opérations spéculatives » – est déjà envisagée au Royaume-Uni et aux États-Unis, et Sarkozy a coupé l’herbe sous le pied de Hollande en annonçant une taxe sur les transactions financières en France, dite Taxe Tobin, ou Taxe Robin des bois.

Mais les généreuses louanges de Hollande envers Tony Blair ont été révélatrices de sa propre orientation politique et de son style d’exercice du pouvoir en France. Pendant des années, Blair, le Parti travailliste et la troisième voie faisaient figure d’hérésie pour la plupart des socialistes français. Selon Hollande, Blair était si agréable « et intelligent qu’il n’avait pas besoin d’être arrogant ». Il a ajouté : « La première leçon à retenir de Blair, c’est sa longévité… Ensuite, il a été capable, après une longue période de thatchérisme, de restaurer l’éducation, la santé, et le secteur public… Ensuite il a succombé à la pensée dominante que les marchés pouvaient se réguler eux-mêmes et à la notion que les marchés et le libéralisme économiques en eux-mêmes pouvaient être un facteur de croissance… On en a vu les conséquences. »

Hollande a repoussé les soupçons faisant de lui un idéologue de gauche et a rejeté les comparaisons avec la peur qui avait accueilli l’élection de Mitterrand en 1981. « Les années 80, c’était une autre époque. Les gens disaient qu’il y aurait des chars soviétiques sur la place de la Concorde. Cette époque est finie, c’est l’histoire. C’est normal qu’il y ait eu des craintes à l’époque. La droite était au pouvoir depuis 23 ans, il y avait la Guerre froide, et Mitterrand a nominé des ministres communistes au gouvernement. Aujourd’hui, il n’y a plus de communistes en France. Ou pas beaucoup… La gauche a gouverné pendant 15 années, durant lesquelles nous avons libéralisé l’économie et ouvert les marchés à la finance et aux privatisations. Il n’y a pas de grandes inquiétudes. »

(1) http://www.guardian.co.uk/world/2012/feb/17/francois-hollande-uk-city-lo...



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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 11:13

17 octobre 1961 : Contre le racisme d’Etat

Le 17 octobre 1961, des milliers d’algériennes et d’algériens défilaient pacifiquement pour défendre leurs droits à l’égalité et à l’indépendance. Ils et elles furent emprisonnés, torturés et refoulés en Algérie. Des centaines le payèrent de leurs vies, assassinés par les forces de police. Exigeons de l’Etat qu’il reconnaisse sa responsabilité dans ce massacre et que cesse les politiques racistes tout droit héritées du passé colonial français.

50 ans après les terribles évenements du 17 octobre 1961, alors que certains osent encore parler des« bienfaits de la colonisation »,l’Etat refuse toujours de reconnaitre officiellement sa responsabilité dans ce massacre et ceux des guerres coloniales qu’il a menées.Ces violences s’exerçaient à l’encontre d’« indigènes » qui avaient le tort de se révolter contre le système colonial et le traitement qui leur était réservé. Ces violences racistes de nature coloniale de l’Etat français n’ont pas cessé : les« bavures policières » de ces dernières décennies, à savoir les centaines de jeunes dits « issus de l’immigration » tués impunément par la police, se situent pleinement dans la continuité de ce crime d’etat que constitue le 17 octobre. Quant aux centres de rétention administrative, ils découlent de la tradition coloniale de l’enfermement administratif dont ont été vicitmes les indigènes colonisés

L’Etat doit reconnaitre ses responsabilités

Le traitement policier des cités, tant dans le discours guerrier des territoires à reconquérir que sur le terrain, est la manifestation de l’oppression raciste, hérité du colonialisme républicain que l’etat inflige aux populations immigré-e-s et à leurs enfants et petits-enfants. L’application de l’état d’urgence en 2005 au moment des révoltes dans les quartiers populaires en témoigne. il n’est pas rare de voir les CRS occuper un quartier, contrôler les habitantes et les habitants arbitrairement au faciès ou encore défoncer les portes des habitations pour arrêter quelqu’un. Lors de révoltes dans les cités, comme au quartier de la Villeneuve à Grenoble l’été dernier, les habitants subissent souvent un traitement répressif qui s’apparente à de la punition collective, méthode qui allait bon train dans les colonies.

Des violences racistes requalifiées de « bavures »

Aujourd’hui, où le contexte actuel est animé par les débats concernant« l’identité nationale » et « l’héritage positif de la colonisation », un racisme décomplexé persiste, autant relayé par les médias que par la bouche des gouvernants. Alors que le programme de stigmatisation des migrantes et des migrants du pouvoir en place semble s’être directement inspiré de celui du FN, la commémoration des 50 ans du 17 octobre doit être un moment fort pour exiger que cessent ces politiques racistes tout droit héritées du passé colonial français.

Exigeons que cesse les politiques racistes

On ne construit pas la démocratie sur des mensonges et des occultations. 50 ans après, il est temps : 

- que les plus hautes autorités de la République reconnaissent les massacres du 17 octobre 1961 comme un crime d’Etat ;

- que la Fondation pour la Mémoire de la guerre d’Algérie vantant les « aspects positifs de la colonisation » soit re-fondée sur des bases totalement différentes ;

- que la liberté d’accès aux archives soit effective pour tous ;

- que la recherche historique sur ces questions soit encouragée, dans un cadre franco-algérien, international et indépendant.

 

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Tract 17 Octobre
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2 mai 2008 5 02 /05 /mai /2008 14:41


Un gouvernement au service des riches et du patronat combat tous nos acquis sociaux et pourchasse les sans-papiers. La force de ce gouvernement c'est notre incapacité à réagir collectivement à la hauteur de ses attaques. C'est aussi une partie du mouvement syndical et le PS qui accompagnent les contre-réformes gouvernementales. A nous de développer une réponse massive et unitaire !



Un simple tract ne suffirait pas à faire la liste des attaques que nous subissons de la part de ce gouvernement et de ses amis du MEDEF. Tout passe à la découpe de la tronçonneuse ultra-libérale : fonction publique, retraites, sécurité sociale, allocations familiales, flicage des chômeuses et des chômeurs, casse du droit du travail...

L'objectif est simple : ouvrir au privé et à la concurrence les derniers secteurs non privatisés, comme l'enseignement et la santé publique, et d'enfoncer sous l'eau la tête des précaires, des chômeuses et chômeurs, des salarié-es obligé-es d'accepter n'importe quel emploi et conditions de travail.

La justification ? Il n'y aurait plus d'argent ! Mais la France est riche, bien plus qu'après la seconde guerre mondiale, quand la sécurité sociale a été mise en place. Et de l'argent il y en a, il faut juste aller le chercher où il se trouve. En 2007 rien que les entreprises du CAC 40 ont fait 101 milliards d'euros de bénéfices.

Les travailleuses et travailleurs qui se sont fait avoir par les promesses de campagne démagogiques de Sarkozy déchantent. La question centrale, celle pour laquelle nous nous battons, c'est la redistribution des richesses au profit des personnes qui les produisent, et non pour le capital, les gros actionnaires, qui s'engraissent sur notre dos. Il s'agit bien d'un projet de société capitaliste ultra libéral qu'avance le gouvernement. En face, une partie des syndicats se complait dans des réunions avec le patronat, dans un pseudo « dialogue sociale » qui ne sert en fait qu'à valider les reculs sociaux.

Un capitalisme dévastateur

La crise financière, la spéculation sur les matières premières qui accentue les difficultés alimentaires pour une majorité de l'humanité, la fuite en avant d'un capitalisme mondialisé détruisant tout sur son passage au profit de quelques uns montre le vrai visage du système économique international. En France, les politiques xénophobes visant les étrangères et les étrangers et particulièrement les sans-papiers semblent sans limite : le gouvernement prévoit de faire passer à 18 mois la rétention en centre administratif !

Dans quelle société voulons nous vivre ? Le système capitaliste n'est pas indépassable. Mais il n'y a rien à attendre du PS, de cette gauche de gouvernement, qui est d'ailleurs bien discrète en ce moment, au vu du contexte général anti-social. Pas étonnant puisque dans une grande partie, le PS pourrait sur les questions économiques avoir la même politique que le gouvernement. Contre cette droite de combat, cette « gauche » molle, à nous de faire vivre une gauche de la rue et des quartiers populaires !

Lutter plus pour gagner plus

Ce qu'il nous faut c'est agir collectivement. Plutôt que de subir chacun-e dans nos secteurs les attaques gouvernementales, la solution, notre force, c'est l'unité et la convergence des luttes. Seul un mouvement social d'ampleur, comme en 1995 ou 1968 peu renvoyer ce gouvernement dans ses 22 mètres. Les cheminot-es et les étudiant-es ont ouvert la voie à l'automne. Les lycéen-nes et les personnels de l'Education nationale sont mobilisé-es actuellement. sans oublier les multiples luttes pour les salaires, vraie clef du « pouvoir d'achat » et les grèves des salarié-es sans papiers qui montrent que la victoire est possible. Le 15 mai devrait être une journée de mobilisation nationale dans la fonction publique. Mais une journée de grève isolée n'est pas une réponse à la hauteur ! Il faut sortir des logiques corporatistes et créer un rapport de force plus important pour faire plier ce gouvernement. Nous sommes tou-te-s concerné-es, c'est tou-te-s ensemble qu'il faut lutter.

Des fronts anticapitalistes

C'est l'unité des anticapitalistes, leur capacité à agir, à débattre, qui permettra de recréer une gauche à la base, pour rompre avec le capitalisme. Pas besoin d'être dans une seule et même organisation pour agir ensemble. Alternative libertaire propose partout où c'est possible, de créer des fronts anticapitalistes qui regroupent tou-te-s les militant-es, organisé-es ou non. Vu la force et la violence des coups de la droite et du patronat, nous ne pouvons pas nous permettre la bêtise du sectarisme ou de la tour d'ivoire. A nous de recréer sur nos lieux de travail et dans nos quartiers une dynamique collective, de débattre, de construire, de résister et de passer à l'offensive !

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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 16:44
 Dans la rubrique Noam Chomsky, l'excellent documentaire "La Fabrique de l'Opinion" (Manufacturing Consent) est disponible en entier. Une introduction corrosive à son oeuvre et à la critique des médias.









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6 mars 2008 4 06 /03 /mars /2008 16:00

undefined            Les élections municipales des 9 et 16 mars prochains s’annoncent à haut risque pour l’UMP. De nombreux électeurs s’apprêtent à utiliser leur bulletin de vote pour confirmer leur désaveu grandissant à l’égard de Nicolas Sarkozy qui se traduit déjà par une chute dans les sondages d’opinion. Pour celles et ceux qui avaient été séduits par la promesse de « travailler plus pour gagner plus » durant la campagne présidentielle, la désillusion est au rendez-vous. Le Parti socialiste peut ainsi espérer se refaire une petite santé à l’issue du scrutin, malgré son incapacité à incarner une opposition puisqu’il est en accord sur le fond avec l’essentiel de la politique gouvernementale (réforme des retraites, autonomie des universités, traité européen, lois anti-immigré-e-s). Les classes populaires n’ont pas grand chose à attendre d’un vote sanction. Car au delà de Sarkozy lui-même, c’est bien l’ensemble des politiques de régression sociales mises en œuvres par les gouvernements successifs et le patronat qu’il faut battre en brèche.

          C’est sur le terrain des luttes sociales que nous pouvons espérer contester la domination patronale. C’est par le développement des conflits et des grèves que les salarié-e-s arracheront des augmentations de salaires et pas par le bulletin de vote.

            Alors que la crise de légitimité des institutions est grandissante, nous pensons qu’il faut contribuer à approfondir la perte de confiance dans la représentation électorale et dans le personnel politique. Les luttes sociales n’ont rien à gagner à se laisser enfermer dans les enjeux de compétition électorale et la gestion institutionnelle.

            En ce sens, Alternative libertaire ne présente pas de listes aux municipales et ne soutient aucune des listes concourant au scrutin. Nous ne donnons, au plan national, aucune consigne de vote à cette occasion.

             Pour incarner une véritable opposition sociale, les anticapitalistes doivent être capables de convergences. La formation de fronts anticapitalistes peut permettre d’articuler résistance à la politique gouvernementale et volonté de rupture avec l’exploitation et l’oppression.
Alternative libertaire, le 4 mars 2008

 

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31 janvier 2008 4 31 /01 /janvier /2008 21:37

Nouveau traité européen - Antisocial et illégitime 

Le sommet de Lisbonne les 18 et 19 octobre dernier a permis un accord entre les chefs d’Etats européens sur un nouveau traité européen. En réalité il reprend l’essentiel du texte rejeté en mai 2005 et s’inscrit dans la droite ligne de la construction capitaliste de l’Europe (dumping social, baisse du « coût du travail », « concurrence libre et non faussée », chasse aux immigré-e-s, fermeture des frontières aux portes de l’Europe, coopération policière…) 

  La ratification se fera dans le courant de l’année 2008 par la voie parlementaire dans la quasi-totalité des Etats. Le 4 février prochain les parlementaires, réuni-e-s en congrès, à Versailles se prononceront pour ou contre une modification de la Constitution permettant la ratification du traité par l’Etat français. Après les « Non » français et néerlandais qui ont constitué un désaveu cinglant pour les classes dirigeantes, il s’agit d’éviter tout débat public sur la question et toute procédure de consultation des peuples, et de ne pas reproduire l’erreur tactique qu’avait constituée l’organisation du référendum en 2005.


UMP-PS : L’UNION SACRÉE

Cette validation par la voie parlementaire est emblématique du mépris qui anime la bourgeoisie quand la volonté populaire se heurte à ses intérêts de classe. Il faut une majorité des 3/5ième au Congrès pour procéder à une modification constitutionnelle. L’UMP ne disposant pas à elle seule de cette majorité, c’est bien l’attitude du Parti socialiste qui sera déterminante. Pour limiter les effets symbolique de l’union sacrée avec le gouvernement, la majorité des parlementaires PS s’abstiendra au Congrès de Versailles, laissant le champ libre à l’UMP, et votera ensuite pour le texte du nouveau traité qui sera soumis à l’Assemblée nationale et au Sénat les 6 et 7 février. Même si le gouvernement français concédait un nouveau référendum – ce qui est peu probable – nous serions paradoxalement toujours face à un déni de démocratie, dans la mesure ou un texte similaire a déjà été rejeté en mai 2005. 

 

UNE OPPOSITION ANTICAPITALISTE ET INTERNATIONALISTE

L’Union européenne est la traduction institutionnelle d’une puissance capitaliste et impérialiste. Le nouveau traité constitue un pas en avant dans le renforcement de cette machine de guerre contre les droits sociaux et les immigré-e-s. Ainsi un projet de directive sur la rétention et l’expulsion des étranger-e-s portant à 18 mois la durée légale d’enfermement des sans-papiers et instaurant une interdiction du territoire européen de 5 ans pour les expulsé-e-s, va être prochainement soumis au Parlement européen. L’UE s’attache également la collaboration de l’Etat libyen pour mieux protéger ses frontières. Elle y finance la traque aux migrants (hélicoptères, patrouilles navales, radars) et l’installation des camps où sont enfermés dans des conditions scandaleuses les candidats à l’immigration ; ce sont les seuls méfaits du régime libyen qui n’ont suscité aucun commentaire indigné (et pour cause) de la part de la classe politique et des médias dominants lors de la récente visite d’Etat de Kadhafi à Paris. 

 

SOLIDARITÉ DE CLASSE

Au-delà de ce traité c’est donc bien l’ensemble de l’Union européenne et des Etats qui la composent que nous combattons. L’UE, tout comme l’Etat français, n’est pas une institution neutre dont il faudrait « réorienter » la politique. Contrairement à la frange nationaliste de la gauche, nous ne défendons pas l’idée d’une France « souveraine et indépendante », pas plus qu’une « autre construction européenne » contrepoids à la domination des marchés financiers et des Etats-Unis comme le préconise une partie de la social-démocratie.

Alternative libertaire participera, sur ses propres bases, aux initiatives contre la ratification et la mise en oeuvre de ce raité C’est par la solidarité et des luttes communes des exploité-e-s au sein de l’UE que nous pourrons contester la mise en concurrence entre salarié-e-s et le nivellement par le bas des droits sociaux. Seules des luttes collectives victorieuses mettront un coup d’arrêt à la démolition sociale mise en oeuvre par la bourgeoisie au plan européen – casse des retraites, privatisations, autonomie des universités , etc.

Pour télécharger le tract fédéral et le diffuser:

www.alternativelibertaire.org/IMG/pdf/0801tract_federal_traite_europeen.pdf


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Published by Alternative Libertaire 22 - dans politique
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