Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
2 mai 2015 6 02 /05 /mai /2015 17:24
Repost 0
Published by Alternative Libertaire 22 - dans Syndicalisme
commenter cet article
12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 11:22
Repost 0
Published by Alternative Libertaire 22 - dans Syndicalisme
commenter cet article
18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 10:42

 

Blocages et baisses de salaires, licenciements et maintenant pacte de responsabilité : les mauvais coups pleuvent sur les salarié-e-s pour le plus grand bonheur de la bourgeoisie et de son bras armé le MEDEF. Il est plus que temps de reprendre la rue, la présence de la soi disant gauche au pouvoir ne doit pas nous anesthésier !

Tout-e-s uni-e-s contre le pacte de responsabilité

La journée de grève et de manifestation du 18 mars à l’initiative de FO, FSU, CGT et Solidaires constitue une première étape dans la construction du rapport de force face au gouvernement et au patronat.

Unité face au patronat et au gouvernement

La tâche n’est pas simple quand la moitié du mouvement syndical se vautre dans la collaboration de classe et signe n’importe quelle régression sociale pour les salarié-e-s qu’elle est censée défendre. Après avoir signé l’accord national interprofessionnel qui organise le chantage à l’emploi, la CGC, la CFTC et la CFDT applaudissent le nouveau pacte de compétitivité qui exonère le patronat des cotisations familles, entraînant la casse de la branche famille de la sécurité sociale.

En plus de cela, afin de satisfaire les critères d’austérité de l’Union européenne, Hollande s’engage à baisser de 50 milliards d’euros les dépenses publiques. C’est énorme ! A titre de comparaison, le non replacement d’un fonctionnaire sur deux n’avait « rapporté » que 10 milliards d’euros. On imagine le plan d’austérité titanesque qui se profile après les élections.

Il est donc urgent de regrouper l’ensemble des forces qui souhaitent se battre, en reconstruisant une unité syndicale sur une base claire d’opposition au gouvernement et au patronat. Or une partie du mouvement social et syndical ne veut pas attaquer de front le gouvernement, pensant qu’il y a encore des marges de manœuvre possible. Et quand Lepaon, secrétaire général de la CGT, affirme ne pas vouloir entrer dans le « club du non » afin de maintenir une alliance avec la CFDT, ça n’aide pas aux clarifications. Pourtant n’importe quel-le salarié-e voit bien que la politique du gouvernement actuel est exactement la même que celle des 10 années de droite que nous venons de subir, il ne faut donc compter que sur nous mêmes et ne pas attendre sagement des mesures de gauche qui ne viendront jamais !

Reprendre la rue face aux réac

La colère dans le monde du travail et dans la jeunesse est bien réelle. Un mouvement comme les bonnets rouges en Bretagne montre à la fois qu’une colère massive et radicale existe, mais également à quel point le mouvement syndical peine à être à la pointe du combat des salarié-e-s du secteur agroalimentaire et plus généralement d’une grande partie du secteur privé. Or si le mouvement syndical s’avère incapable d’organiser la riposte de notre camp social alors d’autres forces politiques seront en embuscade pour détourner la révolte sociale vers des orientations racistes et nationalistes. Ainsi, les forces réactionnaires sont mobilisées et ont réussi à faire céder le gouvernement sur leurs revendications (écotaxe, PMA, mouvement des pigeons...). A nous de nous faire entendre dans la rue le 1er mai mais aussi le 22 mars contre le racisme et le fascisme et le 12 avril contre l’austérité et pour le partage des richesses. Enfin, nous devons être plus offensifs dans nos revendications : il faut partout où cela est possible poser la question du partage des richesses et du pouvoir dans l’entreprise. Alternative libertaire revendique ainsi le droit de veto des travailleurs et travailleuses sur les licenciements, un droit nouveau à conquérir pour s’opposer à l’arbitraire patronal.

C’est une revendication ambitieuse qui peut paraître hors de portée, mais si nous, travailleurs et travailleuses, sommes capables de produire des richesses nous devons être capables d’organiser le partage de ces richesses.

PDF - 284.6 ko
Contre le pacte de responsabilité
Repost 0
Published by Alternative Libertaire 22 - dans Syndicalisme
commenter cet article
3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 16:39

 

De retour de Carhaix  (ou « Tout ce qui bouge n’est pas rouge »)

 

La manifestation de Carhaix, à l’appel des syndicats CGT, FSU, Solidaires est un succès : 3.000 militants mobilisés, en urgence, pour la défense de l’emploi, les salaires…des délégués des entreprises de l’agro-alimentaire (Marine Harvest, Doux, Tilly-Sabco, Triskalia…) et la Confédération Paysanne. 

Au-delà de la réalité de l’éloignement de la Bretagne, nous ne pouvons manifester sous la houlette des patrons bretons (coopératives et privés).

Ces patrons libéraux qui acceptent l’Europe néolibérale mais tendent la main pour réclamer des aides, des protections.

Ces patrons responsables de  l’échec du « modèle agricole breton » caractérisé par une production de masse à faible valeur ajoutée ; des relations d’exploitation vis-à-vis des éleveurs (intégration) et vis-à-vis des salariés (conditions de travail et salaires) ; des dégâts sur l’environnement.

Ces patrons qui licencient. 

Nous ne pouvons manifester sous la houlette de politiciens qui détournent la juste colère des salariés vers des objectifs démagogiques (ce poujadisme – contre toute fiscalité - mène à toutes les dérives extrêmes)

La référence aux « bonnets rouges » est grotesque quand elle est manipulée par les vrais « seigneurs » d’aujourd’hui. On devrait plutôt parler de « faux –nez rouges » car, comme dit le proverbe : «  tout ce qui bouge n’est pas rouge ! »(à Quimper).

        

Les syndicats réunis défendent  l’emploi en Bretagne (et ailleurs).      

La preuve, ils appellent déjà à une manifestation à Rennes le samedi 23 Novembre.

 

 

Union Syndicale Locale SOLIDAIRES  TREGOR, le 3 Novembre 2013

 

Repost 0
Published by Alternative Libertaire 22 - dans Syndicalisme
commenter cet article
12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 23:38
Repost 0
Published by Alternative Libertaire 22 - dans Syndicalisme
commenter cet article
29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 20:53

Nouvelle convocation judiciaire de syndicalistes dans l'affaire du sexisme à Sciences Po Bordeaux.

En portant plainte contre le Collectif Féministe Bordelais contre les Violences Sexistes dans l'Enseignement Supérieur, la direction de l'Institut d'Études Politiques (IEP) de Bordeaux a décidé d'attaquer en justice des étudiant-es, enseignant-es, chercheur-es féministes de son sein et d'ailleurs.

Les faits dénoncés par ce Collectif le sont aussi par Solidaires Etudiant-e-s (SUD Étudiant), qui lui a apporté très tôt son soutien, au même titre que d'autres organisations étudiantes.

Dénoncer publiquement l'homophobie, le sexisme et le racisme ne peut être soumis à un quelconque devoir de réserve, il s'agit d'une liberté effective, qui doit être défendue. La sanction est pourtant violente pour ces étudiant-es, enseignant-es et chercheur-es qui ont eu pour ambition d'agir pour le bien commun – sans chercher à nuire. Ces dernier-e-s sont maintenant menacé-e-s d'être renvoyé-e-s devant la justice.

Le procureur ordonne l'ouverture d'une enquête préliminaire dans le cadre d'une plainte pour « diffamation publique »

Deux élu-e-s étudiants des organisations Solidaires Etudiant-e-s (Anciennement SUD-Etudiant) et UNEF ayant apporté parmi d'autres leur soutien au Collectif féministe ont déjà été auditionné-e-s à l’Hôtel de Police de Bordeaux le 6 mai dernier, et c'est de nouveau qu'un élu Solidaires Etudiant-e-s (ex-SUD-Étudiant) est convoqué le mardi 4 juin à 8h30.

Ces convocations judiciaires ayant lieu à quelques semaines d'intervalles l'une de l'autre sont la preuve que le Collectif et ses membres sont bel et bien menacé-e-s de poursuites judiciaires. Les conséquences sont à ce jour plus lourdes pour les membres du collectif et les organisations qui le soutiennent, que pour les étudiants ayant été à l'origine des pages Facebook et ayant propagés des propos homophobes et sexistes.

Solidaires Etudiant-e-s dénonce au côté de nombreuses autres organisations la répression qui s'abat sur les militant-e-s féministes et syndicaux. Ces dernier-e-s sont membres d'organisations syndicales qui remplissent leur rôle de défenseur des droits des étudiant-e-s en luttant contre le sexisme, l'homophobie et le racisme. La lutte contre ces violences constitue une priorité nécessaire dans le climat d'homophobie actuel.

Nous sommes consterné-e-s et révolté-e-s que la plainte pour diffamation portée par la direction de l'IEP soit maintenue, et demandons le retrait immédiat de celle-ci. Il est intolérable que des élu-e-s étudiants soient convoqué-e-s à plusieurs reprises pour justifier de l'engagement de leurs organisations.

Pour toutes ces raisons, nous appelons à un rassemblement de soutien au syndicaliste convoqué mardi 4/06 à 8h, nous appelons toutes les organisations ou individus à se rallier à ce rassemblement.

Rassemblement de soutien devant l’Hôtel de Police
(Tram A – arrêt Hôtel de Police)
Mardi 4 juin à 8h


La chasse aux féministes, ça suffit !

Vivent les luttes féministes !

Féministes tant qu'il le faudra !

Solidaires-etudiant-e-s.

Repost 0
Published by Alternative Libertaire 22 - dans Syndicalisme
commenter cet article
8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 18:27

isRéseau syndical international de solidarité et de luttes

 

Cet appel est lancé par des organisations syndicales d’Europe, d’Afrique, des Amériques et d’Asie

 

Nos affiliations ou non-affiliations internationales sont diverses: membres de la Confédération Syndicale Internationale, membres de la Fédération Syndicale Mondiale, 

 

membres d’aucune de ces deux organisations, participant à des réseaux syndicaux internationaux divers, etc.

 

Il s’adresse à toutes les organisations syndicales qui se reconnaissent dans le syndicalisme de luttes, la démocratie ouvrière, l’auto-organisation des travailleurs et 

 

des travailleuses, et la nécessité de transformation sociale.

 

La crise du système capitaliste a des conséquences dans le monde entier. Les crises économiques, financières, écologiques et sociales s’entremêlent et 

 

s’autoalimentent. Cette crise globale du capitalisme montre l’impasse d’un développement basé sur un partage de plus en plus inégal de la richesse produite, la 

 

déréglementation financière, le libre-échange généralisé et le mépris des impératifs écologiques.

 

Pour sauver les profits des actionnaires et des patrons, pour assurer l’avenir des banques, les institutions mondiales (Banque mondiale, Fonds monétaire international, 

 

Organisation mondiale du commerce, etc.), les gouvernements et le patronat s’attaquent de plus en plus fortement aux droits des travailleurs et des travailleuses.

 

Le système économique et politique actuel organise le pillage de nombreux pays, oblige des millions de personnes à quitter leur région d’origine pour survivre … et nie 

 

ensuite tous leurs droits sous prétexte qu’ils et elles sont immigré·e·s.

 

Destruction des services publics, remise en cause de tous les droits sociaux, attaques envers les droits syndicaux, libertés syndicales bafouées, développement de la 

 

précarité et du chômage pour faire pression sur les populations … Ce sont les mêmes méthodes qui sont utilisées dans tous les pays !

 

Pour arriver à leurs fins, ils utilisent tous les moyens: criminalisation, procès, arrestations, interventions policières, occupations militaires, entraves de toutes 

 

sortes aux droits collectifs et individuels. La répression est une de leurs armes contre celles et ceux qui résistent, qui s’opposent, qui construisent des 

 

alternatives. Notre solidarité, par-delà les frontières, est une de nos réponses.

 

Le syndicalisme dont nous nous revendiquons ne saurait cautionner des pactes avec les pouvoirs en place pour valider des mesures antisociales. Le syndicalisme a la 

 

responsabilité d’organiser la résistance à l’échelle internationale, pour construire à travers les luttes la nécessaire transformation sociale.

 

Notre syndicalisme vise au renversement du modèle de développement économique, social et politique, fondé sur l’hégémonie de la finance, du profit et de la 

 

compétitivité. Au contraire, nous voulons construire un système fondé sur les biens communs, sur la redistribution des richesses entre toutes celles et tous ceux qui 

 

contribuent à leur création, sur les droits des travailleurs et travailleuses et sur un développement écologiquement soutenable.

 

Nous revendiquons l’extension, la démocratisation et l’appropriation sociale du service public (éducation, santé, transport, énergie, eau, logement, etc.). La libre 

 

circulation des personnes et l’égalité des droits sociaux et politiques de tous et toutes, indépendamment de la nationalité, de l’origine, du sexe, font partie de nos 

 

objectifs communs.

 

Notre syndicalisme allie la défense des intérêts immédiats des travailleurs et travailleuses, et la volonté de changement social profond. Il ne se limite pas au champ 

 

revendicatif économique, il englobe des sujets comme le droit au logement, à la terre, l’égalité entre hommes et femmes, l’antiracisme, l’écologie, l’anticolonialisme, 

 

etc.

 

Les intérêts que nous défendons sont ceux de la classe ouvrière (travailleurs et travailleuses en activité ou en retraite, chômeurs et chômeuses, jeunes en formation). 

 

Ils s’articulent avec ceux des peuples de toutes les régions du monde. En cela, nous nous opposons frontalement au patronat, aux gouvernements et institutions qui sont 

 

à son service, et nous revendiquons notre autonomie vis-à-vis de toute organisation politique.

 

Des organisations syndicales internationales existent ; des réseaux syndicaux ont été créés sur des champs professionnels ou géographiques. D’une région du monde à 

 

l’autre, nos histoires syndicales, nos structurations syndicales, nos affiliations syndicales, sont différentes. Mais, nous partageons ce qui est essentiel : nous 

 

sommes déterminé·e·s à avancer dans la coordination du syndicalisme de lutte, au plan international.

 

Nous ne proclamons pas la constitution d’une nouvelle organisation syndicale internationale. Nous décidons de renforcer, élargir, rendre plus efficace, un réseau du 

 

syndicalisme offensif, démocratique, autonome, alternatif, féministe, internationaliste.

 

Nous voulons partager nos expériences, s’enrichir des résistances et acquis de tous, construire l’unité à travers les frontières, mettre en œuvre la solidarité 

 

internationale des travailleurs et travailleuses. Face à la crise qui frappe les populations de tous les pays, et dont le capitalisme est responsable, il est 

 

nécessaire de coordonner et unifier nos luttes. Nous appelons les collectifs syndicaux à nous rejoindre pour construire cette unité d’action syndicale, nécessaire pour 

 

combattre les reculs sociaux, conquérir de nouveaux droits, et construire une société différente.

 

Nous ne nous battons pas pour revenir en arrière ; certes, les attaques envers la classe ouvrière sont très fortes et parfois sous des formes nouvelles. Mais 

 

l’exploitation capitaliste n’est pas une nouveauté et c’est avec cela qu’il faut rompre, pour créer des modes d’organisation de la société partant des besoins de la 

 

population.

 

Cette démarche, nous la construisons pas à pas, avec toutes les organisations syndicales de lutte, pour qui le système capitaliste n’est pas le mode d’organisation 

 

indépassable pour nos sociétés, et qui construisent le changement à travers les luttes collectives quotidiennes et les réflexions sur la société que nous voulons pour 

 

demain.

 

Après la rencontre internationale de mars 2013, nous avons des objectifs concrets, des engagements communs. C’est ensemble que nous les définissons et que nous les 

 

mènerons à bien :

 

• Nous agissons, dans la durée, pour la solidarité internationale, et notamment contre toutes répressions antisyndicales. Notre combat se mène contre toutes les 

 

oppressions, notamment celles envers les femmes.

 

• Nous interviendrons de manière unitaire et coordonnée pour appuyer des luttes et des campagnes internationales préexistantes, en réaffirmant le droit à 

 

l’autodétermination des peuples : soutien aux peuples palestinien et sahraoui, reconnaissance du syndicalisme autonome dans les pays du Maghreb et du Moyen-Orient, 

 

contre l’occupation militaire d’Haïti, contre les traités européens qui imposent l’austérité, pour le droit de tous les peuples à décider de leur avenir, …

 

• Nous renforçons et étendons le travail international mené dans les secteurs professionnels (transport, éducation, centres d’appels, industrie, commerce, santé, etc.) 

 

et sur des questions interprofessionnelles (droit des femmes, immigration, logement, écologie, santé et travail, etc.) ; déjà, le travail s’organise dans plusieurs de 

 

ces secteurs, dont l’animation est prise en charge par des organisations syndicales de nos différents pays.

 

• Nous poursuivons le travail de réflexion et d’élaboration sur les questions de crise du système capitaliste et d’alternatives à celui-ci.

 

• Enfin, nous mettons, ensemble, les moyens matériels nécessaires à la réussite de nos projets communs : sites web, liste d’échanges par mail, coordination par 

 

secteurs professionnels, etc.

 

Signatures au 14 avril 2013:

 

Organisations syndicales nationales interprofessionnelles

 

Central Sindical e Popular Conlutas (CSP-Conlutas) – Brésil.

Confederación General del Trabajo (CGT) – Etat espagnol.

Union syndicale Solidaires (Solidaires) – France.

Confédération Générale du Travail du Burkina (CGT-B) – Burkina.

Confederation of Indonesia People’s Movement (KPRI) – Indonésie.

Confederación Intersindical (Intersindical) – Etat espagnol.

Syndicat National Autonome des Personnels de l’Administration Publique (SNAPAP) – Algérie.

Batay Ouvriye – Haïti.

Unione Sindacale Italiana (USI) – Italie.

Confédération Nationale du Travail – Solidarité Ouvrière (CNT SO) – France.

Sindicato de Comisiones de Base (CO.BAS) – Etat espagnol.

Organisation Générale Indépendante des Travailleurs et Travailleuses d’Haïti (OGTHI) – Haïti.

Sindacato Intercategoriale Cobas (SI COBAS) – Italie.

Confédération Nationale du Travail (CNT-f) – France.

Intersindical Alternativa de Catalunya (IAC) – Catalogne.

Union générale des travailleurs sahraouis (UGTSARIO) – Sahara occidental.

Ezker Sindikalaren Konbergentzia (ESK) – Pays basque.

Confédération Nationale de Travailleurs du Sénégal Forces du Changement (CNTS/FC) – Sénégal.

 

Organisations syndicales nationales professionnelles

 

National Union of Rail, Maritime and Transport Workers (RMT) – Grande-Bretagne.

Centrale Nationale des Employés – Confédération Syndicale Chrétienne (CNE/CSC) – Belgique.

Sindicato Nacional de Trabajadores del Sistema Agroalimentario (SINALTRAINAL) – Colombie.

Fédération Générale des Postes, Telecom et Centres d’appel – Union Générale Tunisienne du Travail (FGPTT/UGTT) – Tunisie.

Trade Union in Ethnodata – Trade Union of Empoyees in the Outsourcing Companies in the financial sector – Grèce.

Syndicat national des travailleurs des services de la santé humaine (SYNTRASEH) – Bénin

Organizzazione Sindicati Autonomi e di Base Ferrovie (ORSA Ferrovie) – Italie.

Sindicato Único de Trabajadores del Grupo Ripley S.A – Pérou.

Union Nationale des Normaliens d’Haïti (UNNOH) – Haïti.

Confederazione Unitaria di Base Scuola Università Ricerca (CUB SUR) – Italie.

Confederazione Unitaria di Base Immigrazione (CUB Immigrazione) – Italie.

Coordinamento Autorganizzato Trasporti (CAT) – Italie.

Confederazione Unitaria di Base Credito e Assicurazioni (CUB SALLCA) – Italie.

Union Nationale des Travailleurs du Mali – Synd. des travailleurs du rail (SYTRAIL/UNTM) – Mali.

G?da Sanayii ??çileri Sendikas? – Devrimci ??çi Sendikalar? Konfederasyonu (GIDA-I?/DISK) – Turquie.

Syndicat National des Travailleurs du Petit Train Bleu/SA (SNTPTB) – Sénégal.

Asociación Nacional de Funcionarios Administrativos de la Caja de Seguro Social(ANFACSS) – Panama.

 

Organisations syndicales locales

 

Union Sindicale di Base Milanoest – Casa dei Sindacati di Base – (USB Milanoest) – Italie.

Trades Union Congress Liverpool (TUC Liverpool) – Angleterre.

Sindacato Territoriale Autorganizzato (ORMA) – Italie.

Fédération syndicale SUD Service public, canton de Vaud (SUD Vaud) – Suisse

Etudiants Fédération Générale du Travail de Belgique sections bruxelloises (Etudiants FGTB Bruxelles) – Belgique.

Sindicato Unitario de Catalunya (SU Metro) – Catalogne.

Sindicato dos Trabalhadores da Fiocruz (Asfoc-SN) – Brésil.

Türkiye DER?-?? Sendikasi – Tuzla et Izmir (DER?-?? Tuzla et Izmir) – Turquie.

 

Organisations syndicales internationales

 

Industrial Workers of the World – International Solidarity Commission (IWW)

 

Courants, tendances ou réseaux syndicaux

 

Transnationals Information Exchange Germany (TIE Germany) – Allemagne.

Emancipation tendance intersyndicale (Emancipation) – France.

Globalization Monitor (Gmo) – Hong Kong.

Courant Syndicaliste Révolutionnaire (CSR) – France.

No Austerity – Coordinamento delle lotte – Italie.

Solidarité Socialiste avec les Travailleurs en Iran (SSTI) – France.

Basis Initiative Solidarität (BASO) – Allemagne.

LabourNet Germany – Allemagne.

Resistenza Operaia – operai Fiat-Irisbus – Italie.

 

Pour les organisations syndicales, courants, tendances ou réseaux syndicaux qui souhaitent signer l’appel: syndicalisme.inter@solidaires.org

Repost 0
Published by Alternative Libertaire 22 - dans Syndicalisme
commenter cet article
9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 17:32

banderole_paie_ta_secu_emploi.jpgVoici un appel de syndicalistes CGT et Solidaires  de tendance libertaire sur comment obtenir le retrait de l'ANi et créer les réelle conditions d'une lutte d'ampleur...

 

La journée d’action du 5 mars a réuni environ 200000 personnes dans toute la France.

Cette journée, à l’appel de la CGT, FO, Solidaires et la FSU, se voulait une première étape de mobilisation contre la transcription dans la loi de l’accord National interprofessionnel (ANI) dit de « sécurisation de l’emploi » (sic), signé par le MEDEF et les syndicats jaunes CFDT, CGC, CFTC.

Cet accord est une atta­que extrê­me­ment grave contre les tra­vailleu­ses et les tra­vailleurs.

Malgré la gra­vité de cette atta­que, la mobi­li­sa­tion est loin d’être à la hau­teur de la riposte néces­saire. Nous pen­sons qu’il est néces­saire d’ana­ly­ser les causes de cette mobi­li­sa­tion insuf­fi­sante, pour envi­sa­ger une stra­té­gie à même de déve­lop­per le rap­port de force néces­saire contre cet accord scé­lé­rat.

 

Information insuf­fi­sante des tra­vailleurs et tra­vailleu­ses, pro­pa­gande bour­geoise


Si les orga­ni­sa­tions appe­lan­tes ont engagé une large cam­pa­gne d’infor­ma­tion avant cette jour­née (2 mil­lions de 4 pages tirés et en grande partie dif­fu­sés pour la CGT par exem­ple, à la fois dans les boites et sur les ter­ri­toi­res), celle-ci n’a pas suffit à inter­pel­ler la majo­rité des sala­riéEs.

Malgré le tra­vail d’arra­che-pied de mil­liers de mili­tan­tEs syn­di­ca­lis­tes, une majo­rité des sala­riés n’a pas connais­sance de cet accord ou n’en per­çoit pas le carac­tère gra­vis­sime.

 

Quelles en sont les rai­sons ?


La pro­pa­gande patro­nale et étatique d’abord, qui repré­sente un rou­leau com­pres­seur idéo­lo­gi­que.

L’ANI a été signé en plein com­men­ce­ment de la guerre au Mali et a été oppor­tu­né­ment relé­gué à la marge des actua­li­tés dans les médias bour­geois.

L’ensem­ble des « éditorialistes » s’est ensuite empressé de faire l’apo­lo­gie de cet accord. Cela a été accom­pa­gné par une vio­lente cam­pa­gne contre la CGT, accu­sée de jusqu’aubou­tisme et de suren­chère radi­cale.

Pour appuyer cette cam­pa­gne de pro­pa­gande, les médias bour­geois ont pu comp­ter sur la par­ti­ci­pa­tion active de l’appa­reil CFDT, dont plu­sieurs diri­geants ont été récem­ment remer­ciés pour leur bons et loyaux ser­vi­ces au PS et à la bour­geoi­sie (Nomination de François Chèrèque à l’IGAS, chargé du suivi sur le plan pau­vreté, de Laurence Laigo au cabi­net de Najat Vallaud Belkacem, de Nicole Notat au groupe de Travail « Promouvoir et valo­ri­ser l’entre­pre­na­riat res­pon­sa­ble(sic), entre autre choses...)

Cette cam­pa­gne média­ti­que a ainsi mis en avant les pré­ten­dus aspects posi­tifs de l’accord, en se gar­dant bien de mettre en ques­tion leur réa­lité, et en mas­quant les mesu­res anti­so­cia­les qui cons­ti­tuent l’ossa­ture de cet accord.

A côté de cette cam­pa­gne média­ti­que, les orga­ni­sa­tions jaunes signa­tai­res ont mené leur propre cam­pa­gne en faveur de l’ANI dans les entre­pri­ses, déni­grant les orga­ni­sa­tions syn­di­ca­les s’y oppo­sant, ajou­tant leur voix à celle des patrons.

De telles cam­pa­gnes ne sont pas une nou­veauté. Mais le mou­ve­ment syn­di­cal et le mou­ve­ment social doi­vent se doter de leurs propre moyens de contre-pro­pa­gande à l’échelle de masse, et les déve­lop­per. A ce titre, le très faible inves­tis­se­ment du champs audio­vi­suel (inter­net) par les OS les prive d’un moyen effi­cace sur ce ter­rain.

A côté de cela, l’ensem­ble des tra­vailleu­ses et des tra­vailleurs mobi­li­sés, l’ensem­ble des orga­ni­sa­tions popu­lai­res qui cher­chent à déve­lop­per la lutte, ont tout inté­rêt à déve­lop­per leurs pro­pres outils pour com­bat­tre la pro­pa­gande bour­geoise : argu­men­tai­res écrits, tracts, affi­ches, vidéo expli­ca­ti­ves, blogs, etc...

Enfin, sur les ter­ri­toi­res (quar­tiers, com­mu­nes), nous avons tout inté­rêt à déve­lop­per des espa­ces de coor­di­na­tions de cette contre-pro­pa­gande, de manière inter­syn­di­cale à la base. Cela afin de tou­cher les tra­vailleu­ses et tra­vailleurs des entre­pri­ses ou la pré­sence syn­di­cale est inexis­tante, et de contri­buer ainsi à déve­lop­per l’orga­ni­sa­tion dans les entre­pri­ses, et rendre plus concrète la pers­pec­tive de déve­lop­pe­ment de la grève.

 

Conséquence de la logi­que électoraliste


L’échec du 5 mars a aussi pour cause les illu­sions entre­te­nues sur « la gauche » et plus lar­ge­ment « le chan­ge­ment par les urnes », par les partis poli­ti­ques, les médias, mais aussi les appa­reils et les mili­tan­tEs poli­ti­ques électoralistes au sein des orga­ni­sa­tions syn­di­ca­les et plus lar­ge­ment des orga­ni­sa­tions popu­lai­res.

Tout d’abord parce que celles-ci ont entre­tenu l’idée que la nature du pou­voir poli­ti­que chan­geait en cas d’alter­nance, alors que l’Etat, quelle que soit la cou­leur poli­ti­que des gou­ver­nants, défend les inté­rêts de la bour­geoi­sie. La seule dif­fé­rence est éventuellement la méthode, encore qu’en période de crise, celle-ci varie peu, à part sur le plan verbal.

Les seuls pro­grès sociaux n’ont jamais été l’oeuvre que du rap­port de force, arra­chés à la bour­geoi­sie et à l’Etat par la lutte.

Ces illu­sions ont donc contri­bué à désar­mer les tra­vailleu­ses et les tra­vailleurs, en leur fai­sant croire -ou ten­tant de leur faire croire- que l’alter­nance allait entraî­ner un chan­ge­ment de poli­ti­que, ou au moins une pause dans l’offen­sive capi­ta­liste.

En réa­lité, malgré quel­ques mesu­res visant à accré­di­ter cette stra­té­gie de com­mu­ni­ca­tion, les mau­vais coups ont com­mencé à pleu­voir sur les tra­vailleu­ses et tra­vailleurs dès le début de l’alter­nance. La logi­que électoraliste a conduit à conce­voir la période comme une rup­ture alors qu’il s’agis­sait pour l’essen­tiel de la conti­nuité d’une période d’offen­sive capi­ta­liste en période de crise.

Ensuite, parce que les réseaux poli­ti­ques pro­ches du pou­voir socia­liste dans les orga­ni­sa­tions syn­di­ca­les com­bat­tent toute pers­pec­tive de mobi­li­sa­tion d’ampleur contre le gou­ver­ne­ment. Soit en défen­dant ouver­te­ment sa poli­ti­que au nom du « moin­dre mal », soit en enfer­mant l’acti­vité syn­di­cale dans une acti­vité de lob­bying, tour­née vers l’inter­pel­la­tion des par­le­men­tai­res, plutôt que vers la cons­truc­tion d’un rap­port de force sur le ter­rain économique.

A l’opposé de cette logi­que, les tra­vailleu­ses et tra­vailleurs ont tout inté­rêt à uti­li­ser les armes du mou­ve­ment syn­di­cal (grève, boy­cott, sabo­tage, blo­cage de la pro­duc­tion et des flux économiques...), à cesser de consi­dé­rer l’Etat comme un outil neutre mais plutôt comme un défen­seur du patro­nat quelle que soit la cou­leur des gou­ver­nants, et à déve­lop­per par­tout des outils d’une lutte pro­lon­gée (caisse de grève, liens au sein des ate­liers, des ser­vi­ces, entre entre­pri­ses...).

P.-S.

Repost 0
Published by Alternative Libertaire 22 - dans Syndicalisme
commenter cet article
19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 15:38

entr-e-doux-blancafort_798320.jpeg 

Système Doux :

 

tout le monde y perd des plumes !

 

 

 

Le groupe Doux, premier producteur européen de volailles et de produits à base de volaille basé à Châteaulin (29) - 3400 salarié-e-s en France et de 700 à 800 aviculteurs intégrés dans ses filières de production - est dans la tourmente. Les restructurations se sont succédées. Les dizaines de millions d’euros d’aides à l’exportation des fonds européens n’ont pas empêché le groupe de réduire au fil des ans l’emploi, de compresser les salaires des employé-e-s et les revenus des aviculteurs.

 

 

 

Malgré les 59 millions d’euros d’aides publiques de la PAC l’an passé, un terrible drame social est en train de se jouer cet été pour des milliers de familles de Bretagne et plus largement de France. Un grand nombre des 800 aviculteurs qui fournissent en volailles les usines n'ont pas été payés pendant des mois. De même les salaires de mai des employé-e-s n’auraient été versés qu’en juin et encore par l’AGS[1].

 

 

 

Le groupe Doux plombé par une dette de plusieurs centaines millions d’euros, par les attaques de la concurrence, par la pression de la grande distribution a été placé le 1er juin en redressement judiciaire. Cette situation serait due d'abord au rachat du géant brésilien Frangosul en 1998, situation aggravée par l'actuelle hausse des céréales.

 

 

 

La mobilisation des salariés s'organise dans chaque site du groupe. Ainsi, par exemple, l’intersyndicale  Cfdt-Fo-Cgt-Cftc a appelé le samedi 30 juin à un rassemblement à Vannes pour le maintien des emplois, la sauvegarde de l’outil de production, pour refuser le démantèlement du groupe et exiger la reconnaissance des salarié-e-s et de leurs organisations ; le jeudi 12 juillet un défilé depuis l’usine Doux de Pleudaceuc (56) a rassemblé environ 500 personnes salarié-e-s, élu-e-s, habitant-e-s. Les commerçant-e-s ont baissé leurs rideaux pour témoigner de leur solidarité. Une opération escargot a ensuite été mené jusqu’à Vannes (7 kms de bouchon).

 

 

 

L'intersyndicale, consciente de l'influence de la famille Doux à Quimper, y compris au sein du Tribunal de Commerce, a demandé le dessaisissement de ce Tribunal, en faveur d'une « juridiction professionnelle ».

 

 

 

Les représentant-e-s des salarié étaient toutefois convoqué-e-s mardi 17 juillet pour examiner le plan social envisagé par les candidats à la reprise du groupe et par le plan de continuation de Charles Doux, ce dernier étant rejeté par les syndicats, au regard de la pauvreté du plan de sauvegarde de l'emploi associé. Mercredi 1er août, le tribunal de commerce de Quimper a annoncé deux décisions :

 

 

 

- D'une part, il a accepté le plan de continuation des activités « poulets export » et « produits élaborés » du groupe Doux associé à la banque Barclays, qui maintiendrait  2 450 emplois … pendant une période d'observation qui se poursuivra jusqu'au 30 novembre. Une des conditions au plan de continuation de Doux était l'engagement pris le 26 juillet d'affecter 2 millions d'euros au plan de sauvegarde. Finalement ils ont été placés par Doux sur un compte sous séquestre affecté au paiement des salaires. Cette manipulation a été dénoncé par la Cgt comme « un tour de passe passe ».

 

 

 

- D'autre part il a prononcé la liquidation du pôle frais du groupe et a entamé l'examen des offres de reprise partielle. Le lundi 10 septembre, le tribunal de commerce annonçait les reprises par diverses entreprises de l'agroalimentaire : les abattoirs de Laval et ses 303 salariés et de Sérent, soit 60 emplois sur 178 par LDC. Duc et Glon Sanders reprennent ensemble les sites d'Amilly et de Boynes, soit une centaine de salariés sur près de 200. Glon Sanders reprend seul Blancafort et 130 salariés sur 220. Le site de Pleucadeuc avec 130 salariés sur 407  est repris par le groupe Doux dans son plan de continuation. Au final la décision du tribunal entérine la suppression d'un millier d'emplois sur les 1 700 du pôle frais. En particulier le Tribunal a prévu la fermeture pure et simple de trois sites : Graincourt (Pas-de-Calais), La Vraie-Croix (Morbihan), pour le personnel administratif, et Pontet (Vaucluse).

 

 

 

Pendant l'audience, quelque 200 salariés de Doux ont manifesté leur "colère" devant les grilles du palais, à l'appel des syndicats CGT, FO et CFDT. Le comité d'entreprise (CE) du site de Châteaulin (Finistère) - siège social du groupe - a saisi le procureur de la République de Quimper. Selon l'avocat du CE, ce dernier "constate qu'il y a un faisceau d'indices tels qu'un endettement extrêmement important depuis plusieurs années, des alertes des commissaires aux comptes restées sans suite ou des versements extrêmement importants de dividendes alors que la société était déjà quasiment en faillite [...], laissant penser qu'il a pu y avoir des fautes de gestion graves", a expliqué Maître Riera.

 

Malgré cela, la famille Doux, 146ème fortune française, refuse de puiser dans ses biens pour sauver son groupe. Alors que ses revenus ont augmenté de 18% entre 2010 et 2011 quand, en 2008 chaque employé-e-s a perçu au titre de la participation au bénéfice 83 centimes !

 

 

 

Cela fait des années que la famille Doux, un des rares gros employeurs en milieu rural en Bretagne, joue de son poids lourd dans l’économie pour exploiter ses salarié-e-s, pomper des subventions et faire la loi sur le marché de la volaille non labellisée et de la malbouffe. Le groupe Doux s’est maintenu jusqu’à présent en se tournant massivement vers l’exportation (Arabie Saoudite, Qatar, Russie, Chine…) coulant au passage l’aviculture locale en Afrique. Il a inondé le marché français de volailles brésiliennes pour déstabiliser le marché et ses propres fournisseurs locaux !

 

 

 

Il est connu pour ses usines aux conditions de travail d’un autre âge (chutes, heurts, TMS[2], coupures), par l’absentéisme record du personnel, par le non-paiement de temps de pause, par la répression sur les équipes syndicales, par ses salaires proches du SMIC …). L’usine père Dodu de Quimper par exemple a connu un taux de fréquence des accidents du travail de 98,88% une année[3] !

 

 

 

Pour la Confédération paysanne « Doux a accaparé les deniers publics : plus d’un milliards d’euros en 15 ans. C’est la faillite d’une politique agricole qui ne tient pas compte des paysans et de l’emploi ». Pour nous communistes libertaires le système Doux c’est la quintessence de l’exploitation ouvrière et paysanne (travail à la chaîne, élevage concentrationnaire …) en milieu rural. C’est un exemple de plus de la connivence entre pouvoirs public, bourgeoisie locale et actionnariat.

 

 

 

Pour les paysan-ne-s, les travailleuses et les travailleurs concerné-e-s, la crise du groupe Doux est porteuse d'une forte contradiction que le système médiatique occulte complètement : La nécessité du combat pour le maintien de l'activité et de l'emploi – simplement « parce qu'il faut manger » – est seule mise en avant, alors que la nécessité de ne plus travailler dans des conditions déshumanisées et en étant mal payé n'est même pas imaginé. Pas plus que n'est mentionné le fait qu'il faudrait en finir avec des méthodes de production et avec une agro-industrie coupable de multiples pollutions et d'une alimentation humaine de mauvaise qualité …

 

 

 

D'ailleurs, de même que tous ces licenciements sont des conséquences d'une économie dominée par une petite minorité, et qu'en conséquence un réel combat contre la précarité et le chômage passe par une remise en cause de l'organisation capitaliste du travail, de même les destructions imposées à la nature continueront tant que cette minorité de privilégiés aura les moyens d'imposer ses décisions via les structures étatiques.

 

 

 

Aussi le système Doux devrait être un exemple parfait d'une possibilité de convergence entre les luttes sociales et les luttes écologiques … Encore faudrait-il qu'il existe une volonté politique pour poser les bonnes questions et défendre une logique de convergence entre les luttes écologiques et les luttes sociales.

 

 

 

La nécessaire solidarité avec les travailleurs et les travailleuses de Doux menacé-e-s d'être jeté-e-s au chômage trouverait un prolongement bien plus efficace par une remise en cause conjointe des dégâts capitalistes. Une convergence capable d'imposer des avancées vers une mutation du secteur d'élevage de volailles, basé sur des fermes familiales et sur des installations décentralisées de préparation de la viande. Ce qui se traduirait pas plus emplois, de meilleures conditions de travail, un respect de l'environnement, … tout cela pouvant être financé en se réappropriant collectivement les profits capitalistes.

 

 

 

Ce qui aujourd'hui peut apparaître comme un doux rêve … ne pourra se concrétiser que si une telle perspective est portée largement au sein de la paysannerie et de la classe ouvrière. Les organisations syndicales majoritaires ne sont pas, loin s'en faut, sur une telle ligne. Raison de plus pour ne pas perdre de temps et pour défendre cette logique partout autour de nous, aussi bien en direction de nos camarades de travail qu'au sein de nos organisations syndicales, là où c'est possible.

 

Commission Ecologie d'AL – 15 septembre 2012

 

 

 



[1]             AGS : Assurance patronale permettant de régler les salaires en cas de carence de l'employeur.

[2]    TMS : trouble musculosquelettique.

[3]    Selon Raymond Gouiffès, délégué syndical CGT, en moyenne, pratiquement un accident du travail par an et par salarié.

 

 

Repost 0
Published by Alternative Libertaire 22 - dans Syndicalisme
commenter cet article
14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 09:10

Face à la crise, la seule solution, à Aulnay comme ailleurs, est l’expropriation des capitalistes !

A PSA, les licenciements c’est maintenant !

Les intentions de PSA étaient déjà connues depuis longtemps mais la direction a officialisé jeudi 12 juillet un plan de licenciements massif qui s’accompagne de la fermeture du site d’Aulnay-sous-Bois. Alors que l’entreprise continue de faire des bénéfices et d’engraisser ses actionnaires, ce sont 8000 salarié-es qui vont être sacrifié-es sur l’autel de la « compétitivité », à Aulnay mais aussi sur le site de La Janais, près de Rennes. Au-delà, ce sont des milliers d’emplois qui sont menacés chez les sous-traitants de PSA et autant de familles qui vont plonger un peu plus dans la précarité.

Même si l’industrie automobile n’est pas à l’image de la société écologiquement responsable que nous voulons construire, nous ne pouvons rester les bras croisés quand une entreprise s’apprête à supprimer des emplois et à liquider les outils de production pour servir la soif de profit des capitalistes aux commandes.

Face à cela, seule la lutte des travailleuses et des travailleurs peut imposer la sauvegarde de l’emploi par la reprise en main de l’entreprise sous contrôle des salarié-es. A Aulnay comme ailleurs, la réponse au terrorisme patronal, c’est l’expropriation du capital et la réquisition des machines pour préparer l’autogestion et la reconversion écologique de la production. Les plans de licenciements vont se multiplier, il va donc falloir multiplier les ripostes pour se débarrasser des donneurs d’ordre irresponsables et mettre réellement la production au service de la population.

Face à la crise, la seule solution, à Aulnay comme ailleurs, est l’expropriation des capitalistes !

Alternative libertaire, le 13 juillet 2012

Repost 0
Published by Alternative Libertaire 22 - dans Syndicalisme
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog d'Alternative Libertaire 22.
  • Le blog d'Alternative Libertaire 22.
  • : Blog de contre-information et de résistance sociale d'Alternative Libertaire dans les Côtes d'Armor.
  • Contact

Recherche

Archives