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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 22:56

Dans le numéro de mai, dossier spécial Mai 68
« Il nous faut un nouveau Mai 68 ! »


Avec les historiens Jacques Baynac et Stéphane Moulain, les animateurs de l’Organisation révolutionnaire anarchiste (ORA) Guy Malouvier et Rolf Dupuy.undefined

- Mai 68 fut-il une révolution manquée ?
- Des témoignages inédits ;
- la cartographie des événements ;
retour sur le « joli mois de mai » et son héritage. 


12 pages supplémentaires, 3 euros.
Ce sera cadeau pour les abonné-e-s,
 alors n’attendez pas !


www.alternativelibertaire.org/


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Published by Alternative Libertaire 22 - dans Histoire
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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 21:43
 
Les salarié(e)s sont de plus en plus nombreux à s’apercevoir que les promesses de campagne de Sarkozy sur le « pouvoir d’achat » n’étaient que du vent. Leur mécontentement ne s’exprime pas seulement par la chute du président dans les sondages, il se concrétise sur le terrain à travers des conflits qui touchent le privé.


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En ce mois de février, les luttes pour l’augmentation du pouvoir d’achat se multiplient dans la région marseillaise. Les salarié(e)s des 17 McDonald’s sous franchise de Francesco Brescia, le plus gros franchisé McDonald’s en France ont déjà fait plusieurs débrayages pour dénoncer la dégradation des salaires et des conditions de travail. La SNEF un groupe de 7000 salarié(e)s présent dans tout le pays et dont le siège est à Marseille a vécu 5 jours de grève pour obliger les patrons à négocier sur un 13e mois, une revalorisation des salaires et une couverture mutuelle pour tous les salarié(e)s.

 

Mais le conflit le plus significatif est celui que les travailleuses et les travailleurs du Carrefour Grand Littoral dans les quartiers nord de Marseille ont mené pendant 16 jours. Suite au succès de la grève nationale du 1er février dans la grande distribution, ils et elles ont décidé de reconduire la grève. Les grévistes se battaient pour une revalorisation des salaires, une augmentation d’un euro cinquante sur leurs tickets restaurant et la fin des temps partiels. Au quinzième jour de grève, la préfecture a lâché les CRS sur les piquets, envoyant à l’hôpital une caissière enceinte et un élu communiste. Au seizième jour, la CFDT majoritaire dans le magasin a signé un accord avec la direction : 2 à 3 heures supplémentaires par semaine pour les temps partiels, 80 000 euros pour le comité d’entreprise, augmentation du ticket restaurant de 50 centimes et paiement de deux jours de grèves. Pour arracher plus il aurait fallu que les confédérations « représentatives » mettent leur poids dans la balance. Alors qu’il fallait lancer très vite une nouvelle grève dans toute la grande distribution, elles essaient encore de se mettre d’accord pour une « journée nationale d’action » le 24 mars… Elles s’obstinent dans une politique qui a fait beaucoup de dégâts ces dernières années, en particuliers à Marseille lors des conflits à la SNCM et à la RTM. 


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Alternative libertaire apporte son soutien aux luttes récentes et à venir des travailleurs et des travailleuses pour l’augmentation des salaires.

 

Alternative libertaire, le 19 février 2008
 
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Published by Alternative Libertaire 22 - dans Syndicalisme
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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 21:24

Chant antifasciste de la résistance italienne, "Bella Ciao" est une chanson populaire, chantée dans les manifs (je me rappelle d'une version chantée à Rennes en 1995), dans les bals, les mariages, reprise dans des styles improbables jusqu' à perdre son lyrisme révolutionnaire. Dans les vidéos (voir sur le côté ) j'en présente de nombreux morceaux plutôt hétéroclites (fanfare, ska, irlandais, folk, foot, sauce yankee, matinal...), pour le meilleur et pour le pire. 

alternativelibertaire22.over-blog.com/pages/Bella_Ciao_Bella_Ciao_Bella_Ciao_Ciao_Ciao-302742.html

En voici un p'tit échantillon :

 Farra Fanfarra, Bella Ciao, Bacalhoeiro em Lisboa, mai  2007





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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 21:02
Contre une politique qui divise, Français, immigrés solidarité !
Paris, Samedi 5 avril : Manifestation.

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Une politique qui nie les droits fondamentaux

L’acharnement de ces dernières années contre les étrangers est impressionnant. Pas moins de cinq lois depuis 2002 ont été votées au mépris de la légitimité des étrangers installés en France à y bénéficier des droits de tous quelque soit leur statut juridique : attaques contre l’aide médicale d’Etat, tests ADN, multiplication des restrictions du droit d’entrée et de séjour des étrangers notamment par la limitation drastique du regroupement familial.

Le gouvernement impose une vision utilitariste de l’immigration. Après avoir établi des listes restrictives de métiers discriminant travailleurs provenant de l’UE et travailleurs du reste du monde, il a l’intention de modifier la Constitution au printemps pour introduire dans la loi la notion de quotas. De plus pour faciliter les expulsions, il veut créer une juridiction spéciale chargée de juger les étrangers sans papiers. Il souhaite faire adopter à l’échelle européenne une disposition rendant impossible à l’avenir toute opération de régularisation d’envergure.

Cette politique répressive touche non seulement les sans-papiers mais aussi les étrangers ayant un titre de séjour et les Français, surtout sur ceux d’origine étrangère. Pour chacun(e) des sans papiers piégé(e) par des contrôles d’identités iniques au faciès, combien d’étrangers en règle ou de Français « issus de l’immigration » se voient humilier quotidiennement ? Combien d’étrangers se voient refuser, pendant de longues années ou pour toujours, la possibilité de vivre avec leurs proches, en raison des critères arbitraires fixés par la loi et de la malveillance tatillonne des préfectures ? Combien d’étrangers et de Français se voient refuser le droit d’épouser la femme ou l’homme de leur choix au prétexte que leur amour ne serait que de la complaisance ?


Une politique du chiffre qui tue

Contrôles au faciès, convocations piège en préfectures, rafles, non respect des voies et délais de recours, marquage de sans-papiers au feutre indélébile dans le Nord, pression sur les préfets, policiers et gendarmes pour qu’ils atteignent des objectifs chiffrés, mise en place de camps d’enfermement aux frontières de l’Europe. Chaque jour la descente dans l’ignominie s’accélère. Cet acharnement répressif brise et tue des êtres humains qui pour échapper aux expulsions prennent des risques parfois mortels (défenestrations, fuite par les toits, suicides, noyades…)

Les politiques de chasse aux sans-papiers sont non seulement inhumaines et injustes, mais également coûteuses. Les coûts induits par cette débauche de moyens policiers et la mobilisation d’infrastructures (transports ferroviaires, portuaires et aériens) seraient plus utiles pour financer des services publics ou l’aide au développement. Au contraire, si ces mêmes sans-papiers étaient autorisés à vivre en France en tout légalité, n’étaient plus obligés de se cacher et n’étaient plus tenus d’accepter des conditions de travail dégradantes, le paiement des cotisations sociales de ces travailleurs permettrait de faire rentrer des milliards d’euros dans les caisses de la protection sociale.


Une politique qui réprime la solidarité

Le gouvernement s’efforce d’entretenir un climat de suspicion et de peur à l’égard des étrangers et de leurs soutiens : criminalisation de la solidarité, multiplication des poursuites judiciaires, utilisation des services publics, services sociaux et des inspecteurs du travail comme auxiliaires de police.

Afin d’aligner par le bas les droits sociaux, il fait le choix de la division : le pouvoir oppose Français et étrangers en agitant le mythe de l’invasion de la France, il oppose les bons immigrés intégrés aux mauvais immigrés, les étrangers en situation régulière aux sans-papiers, comme il oppose les salariéEs du privé à ceux et celles du public…


Une politique qui instrumentalise l’immigration au profit d’une politique antisociale et liberticide

Les étrangers sont utilisés comme des boucs émissaires afin de détourner l’opinion des vrais problèmes : pouvoir d’achat, protection sociale, retraites, précarité, services publics, place des femmes, avenir de la planète, discriminations…

Cette politique qui fait système est aujourd’hui notamment incarnée par le ministère de l’Immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du co-développement. Elle présente les étrangers comme une menace pour « l’identité nationale ». Cette conception s’inspire d’une philosophie nationaliste et d’extrême droite. Elle contribue à justifier des politiques sécuritaires qui transforment notre société en Etat policier. Elle constitue une injure non seulement envers les étrangers, mais également envers les Français attachés aux valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité et de respect de la personne humaine. Elle donne de la France l’image d’un pays qui se replie de plus en plus sur lui-même.

Nous refusons cette politique ultra libérale de casse du code du travail et salarial, dont les émigrés sont les premières victimes. Nous refusons cette politique européenne dictée par le patronat européen pour une « immigration choisie », permettant in fine cette délocalisation sur place, à moindre coût, et mise en concurrence des filières d’immigration de travail.
La liberté de circulation des êtres humains est une valeur fondatrice de la civilisation et de la démocratie.


Ce projet de société n’est pas le nôtre !

La société démocratique et solidaire à laquelle nous aspirons exige :
- la suppression du ministère de « l’identité nationale »,
- l’arrêt de la chasse aux sans-papiers, l’arrêt des expulsions et la fermeture des centres de rétention,
- l’arrêt des poursuites contre les soutiens des sans-papiers,
- l’abrogation de lois stigmatisant les migrants et bafouant leurs droits,
- l’abandon des projets gouvernementaux sur la justice d’exception et les quotas,
- la mise en oeuvre d’une autre politique européenne, à l’opposé de l’Europe forteresse,
- le droit au logement, à la santé, à l’éducation et au travail pour toutes et tous,
- des droits pour les femmes migrantes qui favorisent leur autonomie,
- la régularisation des sans papiers,
- l’abolition de la taxe à l’emploi pour l’embauche de travailleurs étrangers,
- un politique d’accueil des étrangers leur permettant de vivre dignement en France.
Pour une société fraternelle et solidaire, un sursaut citoyen s’impose. Nous manifesterons tous ensemble le 5 avril à Paris.

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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 20:50
Logement étudiant : un crachat de plus à la gueule des pauvres


A l’annonce des promesses d’aide au logement des ministres Pécresse (Enseignement supérieur) et Boutin (Logement), Alternative libertaire s’indigne d’une nouvelle preuve de mépris pour les travailleurs et travailleuses en formation que sont les étudiants et étudiantes des classes laborieuses.

Pour pallier le manque de logements étudiants, on nous assure que 620 millions d’euros seront débloqués afin de construire 5000 nouveaux logements et d’en réhabiliter 7000 de plus par an d’ici à 2012. Mais par ailleurs, comme le gouvernement a l’habitude de le faire, il n’assume pas ses responsabilités. Ainsi, les milliers d’étudiant-e-s qui resteront en galère de logement devront se trouver une place… chez l’habitant !

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Un pansement sur une jambe de bois...

Au gouvernement, on aime se féliciter d’irriguer le désert avec une goutte d’eau et Pécresse excelle en la matière. Soyons clairs, construire 20 000 nouveaux logements en 4 ans alors que seulement 7 à 8 % des 2 millions d’étudiant-e-s français-e-s ont accès à des logements CROUS, c’est ridicule. Mais peut-être que ça correspond aux prévisions du gouvernement quant au nombre d’étudiant-e-s qui subsistera aux conséquences de la LRU : fermeture de filières, augmentation des frais d’inscription comme à Dauphine où l’on passe à 800 euros… Quelle crédibilité peut-on accorder à une énième promesse du genre ? La dernière en date faisait suite au rapport Anciaux en 2004 et elle n’a connu aucune suite, comme tant d’autres « grands projets » de rénovation/création de logements étudiants ou sociaux. Ni les étudiant-e-s, ni les habitant-e-s des quartiers ne vous diront le contraire… Quant au logement intergénérationnel vanté par Pécresse, c’est un remake du « travailler plus pour gagner plus ». Désormais, pour les retraité-e-s dont le revenu est insuffisant, c’est « héberger plus pour gagner plus ! ». Concrètement, le logement intergénérationnel, c’est une perte d’autonomie pour les étudiant-e-s. En effet, question intimité, ce n’est pas terrible pour les jeunes adultes que sont les étudiant-e-s. De plus, c’est l’habitant qui pose le plus souvent les conditions de la « cohabitation », or un-e étudiant-e n’a pas le même rythme de vie qu’une personne âgée. Par ailleurs, cette proposition est irresponsable alors que des propriétaires pervers négocient des collocations contre les charmes des étudiantes. Enfin, elle pousse les retraité-e-s pauvres à prendre des étudiant-e-s chez eux pour combler une retraite insuffisante.

Aucune garantie !

Comment seront gérés ces 620 millions d’euros ? Les loyers des logements réhabilités resteront-ils les mêmes ? Les nouveaux logements seront-ils abordable pour tou-te-s ? Aucune garantie n’émane des promesses de Pécresse. Et ce gouvernement a déjà prouvé que “les promesses n’engagent que ceux qui y croient”… Pas question pour les militant-e-s d’Alternative libertaire d’accepter sans broncher ce nouvel écran de fumée de la part d’un gouvernement qui méprise les étudiant-e-s les plus pauvres et les jeunes en général.

Alternative libertaire revendique :

- un vrai service public du logement au service des étudiant-e-s : soumis à leur contrôle, il répondrait aux besoins réels de la jeunesse par la construction massive de logements et assurerait l’égalité d’accès au logement pour toutes et tous.
- un salaire social pour la jeunesse en formation, qui ne serait plus contrainte de se salarier, ce qui lui permettrait de vivre et d’étudier dans des conditions optimales (logement, santé, temps d’étude…) et qui serait issu des cotisations 
sociales au même titre que les retraites.
- le retrait de la LRU, ainsi que l’abandon des poursuites 
judiciaires
et la libération des personnes arrêtées 
à l’automne 2007 durant le mouvement anti-LRU.

 


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11 février 2008 1 11 /02 /février /2008 14:15
Europe : libérons la circulation des personnes

              Alors que les différents accords européens vont toujours dans le sens de plus de liberté pour la circulation des capitaux entre riches, ils vont dans le sens de toujours plus de restrictions à la circulation des habitant-es d’autres régions du monde, et des plus pauvres des habitant-es d’Europe.

         Si quelques directives semblent accorder des droits aux personnes venant de pays tiers : directives sur le regroupement familial, sur le statut des résidents de longue date, il est toujours possible aux pays de les compléter par des dispositifs restrictifs.
 
         Mais là où le programme européen est le plus riche, c’est dans la limitation jusqu’à la disparition de la liberté de circulation et d’installation : accords en 2001, 2002, 2003, 2004, 2005 pour toujours plus de pénalisation (mandat d’arrêt européen et extradition sans formalité, filtrage accru des entrées, politique stricte en matière de visas, utilisation de données biométriques, coopération toujours accrue entre les polices, directive sur la reconnaissance mutuelle des décisions d’éloignement, financement des formations destinées aux forces de répression, financement des équipements de surveillance, de prise d’empreintes digitales numérisées, d’identification des données personnelles…)
 
        Des réflexions et la prise de mesures sont en cours sur l’immigration choisie par les pays d’accueil, excluant les travailleurs et travailleuses peu qualifié-es de toute possibilité légale de s’établir en Europe. Il s’agit là d’une politique de sur-exploitation facilitant la pression à la baisse sur les salaires et les conditions de travail, notamment dans le bâtiment et la restauration.
 
       De plus l’Europe négocie avec les dirigeants des pays d’émigration des accords assortis de compensation financière : – réadmission des personnes expulsées (et souvent introduction de sanctions dans le droit pénal des pays d’émigration) – établissements de camps de réfugiés extra-territoriaux, les demandeurs et demandeuses d’asile n’auront même pas accès au territoire français pour déposer leurs demandes – accords avec les pays africains pour patrouiller aux alentours de leurs côtes.
 
      Pour certains pays nouveaux adhérents de la communauté européenne, la liberté de circulation et d’installation n’a pas été immédiate, alors qu’elle est la règle. Il s’agit des pays les plus pauvres, tels que la Roumanie, où beaucoup de personnes, en particulier les Roms, voyagent vers nos contrées.
 
       Une nouvelle directive sera en discussion en mai 2008 (après avoir été reportée alors qu’elle devait être votée en novembre 2007) qui renforce la coopération répressive entre les états et prévoit : – l’interdiction de retour des personnes expulsées pendant 5 ans – de pouvoir porter la durée d’enfermement des personnes étrangères en attente d’expulsion à 18 mois (au lieu de 32 jours en France aujourd’hui)
 
Internationalistes, nous ne voulons pas de l’Europe des frontières, des murs et des barbelés
 
Pour les habitants et les habitantes de tous les pays du monde
Liberté de circulation
Liberté d’installation
Abolition des frontières


 
 
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9 février 2008 6 09 /02 /février /2008 14:22

 


     
Alternative Libertaire vient d'imprimer une nouvelle affiche.

www.alternativelibertaire.org/

 










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9 février 2008 6 09 /02 /février /2008 13:41

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- Edito : Quand le virtuel met à mort le réel
- débat : quelle unité des anticapitalistes ?
- LRU : les causes de l’enlisement  
- Mon-810 : une victoire contre les OGM
- Dossier flexisécurité : cheval de Troie de la précarité  
- Table ronde (4/5) : quelle place pour les minorités dans le syndicalisme aujourd'hui? 

 Et bien d'autres articles, culture libertaire, histoire, international.

Abonnement 20 euros pour 11 numéros. Soutenez la presse libertaire! 



  L'édito :  Quand le virtuel met à mort le réel


        Des spéculations portant sur des dizaines de milliards d’euros, des gains ou des pertes qui défilent à la vitesse d’une météorite, des banques qui prennent la planète pour une machine à sous… voilà l’envers pourri de la façade rutilante de l’économie-casino, que tout le monde semble découvrir suite aux mésaventures de la Société générale.
 
        La banque a vite fait d’attribuer ces 4,9 milliards partis en fumée à la folie des grandeurs d’un jeune trader ! Façon de ne pas avouer que c’est l’ensemble du système qui est en cause.

       Qu’est-ce que la bourse ? Un marché où s’échangent des actions d’entreprises du monde entier. La bourse ne crée pas de richesses, elle est un acteur passif de leur redistribution permanente. Qu’est-ce qu’un trader ? Un no-life sous amphétamines qui, rivé à son écran, achète et revend des actions plusieurs milliers de fois par jour en essayant de grappiller un peu de profit à chaque fois. Lui non plus ne crée aucune richesse. Son rôle social est purement parasitaire puisque son labeur ne consiste qu’à essayer de détourner une petite partie de la richesse produite, elle, par des travailleuses et des travailleurs bien réels. 
       Autour de ce petit univers virtuel de chiffres défilant sur des écrans d’ordinateur, il y a l’économie réelle, le vaste monde où l’éclatement d’une bulle spéculative peut avoir des répercussions sociales catastrophiques pour des régions entières, chasser de leurs logements des dizaines de milliers de personnes, mettre des entreprises en faillite et mettre des millions de travailleuses et de travailleurs au chômage.
Alors, c’est pas beau le capitalisme ?

Alternative libertaire, 29 janvier 2008
 
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31 janvier 2008 4 31 /01 /janvier /2008 21:37

Nouveau traité européen - Antisocial et illégitime 

Le sommet de Lisbonne les 18 et 19 octobre dernier a permis un accord entre les chefs d’Etats européens sur un nouveau traité européen. En réalité il reprend l’essentiel du texte rejeté en mai 2005 et s’inscrit dans la droite ligne de la construction capitaliste de l’Europe (dumping social, baisse du « coût du travail », « concurrence libre et non faussée », chasse aux immigré-e-s, fermeture des frontières aux portes de l’Europe, coopération policière…) 

  La ratification se fera dans le courant de l’année 2008 par la voie parlementaire dans la quasi-totalité des Etats. Le 4 février prochain les parlementaires, réuni-e-s en congrès, à Versailles se prononceront pour ou contre une modification de la Constitution permettant la ratification du traité par l’Etat français. Après les « Non » français et néerlandais qui ont constitué un désaveu cinglant pour les classes dirigeantes, il s’agit d’éviter tout débat public sur la question et toute procédure de consultation des peuples, et de ne pas reproduire l’erreur tactique qu’avait constituée l’organisation du référendum en 2005.


UMP-PS : L’UNION SACRÉE

Cette validation par la voie parlementaire est emblématique du mépris qui anime la bourgeoisie quand la volonté populaire se heurte à ses intérêts de classe. Il faut une majorité des 3/5ième au Congrès pour procéder à une modification constitutionnelle. L’UMP ne disposant pas à elle seule de cette majorité, c’est bien l’attitude du Parti socialiste qui sera déterminante. Pour limiter les effets symbolique de l’union sacrée avec le gouvernement, la majorité des parlementaires PS s’abstiendra au Congrès de Versailles, laissant le champ libre à l’UMP, et votera ensuite pour le texte du nouveau traité qui sera soumis à l’Assemblée nationale et au Sénat les 6 et 7 février. Même si le gouvernement français concédait un nouveau référendum – ce qui est peu probable – nous serions paradoxalement toujours face à un déni de démocratie, dans la mesure ou un texte similaire a déjà été rejeté en mai 2005. 

 

UNE OPPOSITION ANTICAPITALISTE ET INTERNATIONALISTE

L’Union européenne est la traduction institutionnelle d’une puissance capitaliste et impérialiste. Le nouveau traité constitue un pas en avant dans le renforcement de cette machine de guerre contre les droits sociaux et les immigré-e-s. Ainsi un projet de directive sur la rétention et l’expulsion des étranger-e-s portant à 18 mois la durée légale d’enfermement des sans-papiers et instaurant une interdiction du territoire européen de 5 ans pour les expulsé-e-s, va être prochainement soumis au Parlement européen. L’UE s’attache également la collaboration de l’Etat libyen pour mieux protéger ses frontières. Elle y finance la traque aux migrants (hélicoptères, patrouilles navales, radars) et l’installation des camps où sont enfermés dans des conditions scandaleuses les candidats à l’immigration ; ce sont les seuls méfaits du régime libyen qui n’ont suscité aucun commentaire indigné (et pour cause) de la part de la classe politique et des médias dominants lors de la récente visite d’Etat de Kadhafi à Paris. 

 

SOLIDARITÉ DE CLASSE

Au-delà de ce traité c’est donc bien l’ensemble de l’Union européenne et des Etats qui la composent que nous combattons. L’UE, tout comme l’Etat français, n’est pas une institution neutre dont il faudrait « réorienter » la politique. Contrairement à la frange nationaliste de la gauche, nous ne défendons pas l’idée d’une France « souveraine et indépendante », pas plus qu’une « autre construction européenne » contrepoids à la domination des marchés financiers et des Etats-Unis comme le préconise une partie de la social-démocratie.

Alternative libertaire participera, sur ses propres bases, aux initiatives contre la ratification et la mise en oeuvre de ce raité C’est par la solidarité et des luttes communes des exploité-e-s au sein de l’UE que nous pourrons contester la mise en concurrence entre salarié-e-s et le nivellement par le bas des droits sociaux. Seules des luttes collectives victorieuses mettront un coup d’arrêt à la démolition sociale mise en oeuvre par la bourgeoisie au plan européen – casse des retraites, privatisations, autonomie des universités , etc.

Pour télécharger le tract fédéral et le diffuser:

www.alternativelibertaire.org/IMG/pdf/0801tract_federal_traite_europeen.pdf


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31 janvier 2008 4 31 /01 /janvier /2008 17:52


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Depuis la fin de l'année 2007, une liaison d'Alternative Libertaire s'est créée sur le département.  Alternative Libertaire 22 s'organise avec la volonté de construire un mouvement libertaire autonome de la gauche institutionnelle et ouvert sur les pratiques et les mouvements de résistance sociale.

 Pour nous contacter : 

alternativelibertaire.org/ , Le site fédéral d'Alternative Libertaire.

cotesdarmor@alternativelibertaire.org, Le courriel d'Alternative Libertaire 22. Pour être informé-e des activités, des mobilisations ou pour rejoindre AL 22, adressez-nous un petit courriel.

 
Alternative Libertaire, C'est quoi?

AL est une organisation politique

Fondée en 1991, AL est une organisation libertaire qui fonctionne sur un mode fédéraliste et autogestionnaire

Un projet révolutionnaire 

Alternative Libertaire entend développer une stratégie de transformation de la société, à partir de l’action autonome des mouvements sociaux et des contre-pouvoirs. Toute transformation radicale ne peut prendre source que dans l'action autonome des individus, des associations, des organisations syndicales et de résistance sociale.  Nous voulons remettre en question le modèle dominant pour aboutir à une société égalitaire et libertaire. Entre le capitalisme privé et le communisme autoritaire, il existe  une alternative libertaire ! 


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Des outils pour construire les luttes
S'organiser
L’organisation est constituée d’une fédération de groupes locaux, et de deux branches sectorielles : une branche « Entreprises » regroupant les militant(e)s salarié(e)s, et une branche « Jeunesse », regroupant les militant(e)s scolarisé(e)s.  
S'organiser est un enjeu majeur pour le mouvement libertaire, aujourd'hui. Une organisation forte, structurée et autogestionnaire est un levier important pour l'élargir l'audience et la capacité de résistance de l'idée et des pratiques libertaires. Aujourd'hui AL prend de l'ampleur et accroît ses capacités d'intervention politique, rejoins-nous!
Militer, s'investir, lutter n'est pas perdre son individualité ou sa liberté, mais c'est bien au contraire refuser de se soumettre à un ordre autoritaire et injuste, c'est refuser d'abdiquer sa liberté en lui donnant un contenu collectif, en sciant ensemble les barreaux de la cage dans laquelle nous vivons.

Un journal mensuel
 
Depuis novembre 2007, Alternative Libertaire publie une nouvelle formule de son mensuel. Le journal développe une analyse libertaire de l’actualité et des mouvements sociaux. Il permet l'expression autonome des militant-e-s libertaires. Retrouvez-le chaque premier mercredi du mois, dans les Maisons de la Presse et dans les Relay des gares SNCF.   Abonnez-vous au journal : 11 numéros pour 20 euros, 15 pour les précaires. 

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