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Vendredi 2 mai 2008

Numéro spécial Mai 68,
12 pages supplémentaires,
3 euros
,

- avec les historiens Jacques Baynac et Stéphane Moulain,
- les ex-militants de l'ORA Rolf Dupuy et Guy Malouvier,
- trois cartes et chronologies critiques des événements,
- un essai de lecture révolutionnaire et libertaire de Mai 68.

Pleins feux
 :
- Economie : la crise au Nord, la mort au Sud ;
- grèves de sans-papiers : le patronat sonné ;
- mouvement lycéen et lutte dans l'Education nationale ;
- représentativité : le paysage syndical va bouger ;
- STM : la grève révèle le scandale des subventions ;
- Bolivie : des anarchistes face à Evo Morales ;
- Grèce : trois grèves générales et une trahison ;
- Classiques : Castoriadis, Devant la guerre.





Par Alternative Libertaire 22 - Publié dans : Alternative libertaire
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Vendredi 2 mai 2008

Le gouvernement a annoncé hier soir à la CGT que les préfectures de 5 départements de la région parisienne concernés par les grèves de travailleurs-ses sans-papiers « allaient étudier positivement » les dossiers de ces salarié-e-s en vue de leur régularisation.

C'est un premier résultat à mettre à l'actif de ce mouvement de grève.

Nous devons nous en réjouir et partout renforcer la mobilisation. Des grèves ont débuté hier à Lyon et à Marseille, d'autres arrêts de travail ont été décidés en région parisienne avant l'annonce du gouvernement.

Le mouvement s'étend partout et le gouvernement en accord avec le patronat veut tout faire pour éteindre le feu.

 



Pour Alternative libertaire, non seulement il faut régulariser tou-te-s les travailleurs-ses sans-papiers en grève, qu'ils-elles soient soutenu-e-s par la CGT, Solidaires ou la CNT, et il faut y inclure leurs familles (conjoint-e-s et enfants, majeurs y compris) ; nous exigeons également la régularisation de tou-te-s les sans-papiers.

Cela signifie très clairement qu'il ne faut pas tomber dans la logique de « l'immigration choisie » et donc de la loi Hortefeux dont très peu de grévistes relèvent. Le gouvernement a mis un genou à terre, c'est par la grève et la convergence des luttes sociales que nous réussirons à le faire reculer davantage.

Enfin si le pouvoir actuel, dont la politique (discours stigmatisant et opposant immigration et identité nationale, rafles, traque des immigré-e-s sans papiers, contrôles au faciès, lois qui tuent des droits...) fait système et relève de la xénophobie et même du racisme d'Etat, se fait en apparence plus conciliant sous la pression des grèves, nous ne devons pas oublier que le gouvernement et l'Union européenne préparent des mesures visant à terroriser les migrant-e-s sans papiers. Ainsi en est-il du projet de directive « de la honte » sur lequel doivent se prononcer les député-e-s européen-ne-s le 21 mai prochain et qui prévoit un délai de rétention de 18 mois, une interdiction de territoire européen pouvant aller jusqu'à 5 ans pour les expulsé-e-s et concerne également les mineur-e-s.

Il en va de même avec le projet gouvernemental de créer des tribunaux spéciaux en vue de juger les migrant-e-s sans papiers.

Alternative libertaire demande que tous ces projets soient définitivement abandonnés, que toutes les lois anti-immigré-s soient abrogées et appelle à amplifier la mobilisation qui seule permettra de construire une société fondée sur l'égalité, la solidarité, ainsi que la liberté de circulation et d'installation.

Alternative libertaire, le 22 avril 2008



Par Alternative Libertaire 22 - Publié dans : sans papiers
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Vendredi 2 mai 2008


Un gouvernement au service des riches et du patronat combat tous nos acquis sociaux et pourchasse les sans-papiers. La force de ce gouvernement c'est notre incapacité à réagir collectivement à la hauteur de ses attaques. C'est aussi une partie du mouvement syndical et le PS qui accompagnent les contre-réformes gouvernementales. A nous de développer une réponse massive et unitaire !



Un simple tract ne suffirait pas à faire la liste des attaques que nous subissons de la part de ce gouvernement et de ses amis du MEDEF. Tout passe à la découpe de la tronçonneuse ultra-libérale : fonction publique, retraites, sécurité sociale, allocations familiales, flicage des chômeuses et des chômeurs, casse du droit du travail...

L'objectif est simple : ouvrir au privé et à la concurrence les derniers secteurs non privatisés, comme l'enseignement et la santé publique, et d'enfoncer sous l'eau la tête des précaires, des chômeuses et chômeurs, des salarié-es obligé-es d'accepter n'importe quel emploi et conditions de travail.

La justification ? Il n'y aurait plus d'argent ! Mais la France est riche, bien plus qu'après la seconde guerre mondiale, quand la sécurité sociale a été mise en place. Et de l'argent il y en a, il faut juste aller le chercher où il se trouve. En 2007 rien que les entreprises du CAC 40 ont fait 101 milliards d'euros de bénéfices.

Les travailleuses et travailleurs qui se sont fait avoir par les promesses de campagne démagogiques de Sarkozy déchantent. La question centrale, celle pour laquelle nous nous battons, c'est la redistribution des richesses au profit des personnes qui les produisent, et non pour le capital, les gros actionnaires, qui s'engraissent sur notre dos. Il s'agit bien d'un projet de société capitaliste ultra libéral qu'avance le gouvernement. En face, une partie des syndicats se complait dans des réunions avec le patronat, dans un pseudo « dialogue sociale » qui ne sert en fait qu'à valider les reculs sociaux.

Un capitalisme dévastateur

La crise financière, la spéculation sur les matières premières qui accentue les difficultés alimentaires pour une majorité de l'humanité, la fuite en avant d'un capitalisme mondialisé détruisant tout sur son passage au profit de quelques uns montre le vrai visage du système économique international. En France, les politiques xénophobes visant les étrangères et les étrangers et particulièrement les sans-papiers semblent sans limite : le gouvernement prévoit de faire passer à 18 mois la rétention en centre administratif !

Dans quelle société voulons nous vivre ? Le système capitaliste n'est pas indépassable. Mais il n'y a rien à attendre du PS, de cette gauche de gouvernement, qui est d'ailleurs bien discrète en ce moment, au vu du contexte général anti-social. Pas étonnant puisque dans une grande partie, le PS pourrait sur les questions économiques avoir la même politique que le gouvernement. Contre cette droite de combat, cette « gauche » molle, à nous de faire vivre une gauche de la rue et des quartiers populaires !

Lutter plus pour gagner plus

Ce qu'il nous faut c'est agir collectivement. Plutôt que de subir chacun-e dans nos secteurs les attaques gouvernementales, la solution, notre force, c'est l'unité et la convergence des luttes. Seul un mouvement social d'ampleur, comme en 1995 ou 1968 peu renvoyer ce gouvernement dans ses 22 mètres. Les cheminot-es et les étudiant-es ont ouvert la voie à l'automne. Les lycéen-nes et les personnels de l'Education nationale sont mobilisé-es actuellement. sans oublier les multiples luttes pour les salaires, vraie clef du « pouvoir d'achat » et les grèves des salarié-es sans papiers qui montrent que la victoire est possible. Le 15 mai devrait être une journée de mobilisation nationale dans la fonction publique. Mais une journée de grève isolée n'est pas une réponse à la hauteur ! Il faut sortir des logiques corporatistes et créer un rapport de force plus important pour faire plier ce gouvernement. Nous sommes tou-te-s concerné-es, c'est tou-te-s ensemble qu'il faut lutter.

Des fronts anticapitalistes

C'est l'unité des anticapitalistes, leur capacité à agir, à débattre, qui permettra de recréer une gauche à la base, pour rompre avec le capitalisme. Pas besoin d'être dans une seule et même organisation pour agir ensemble. Alternative libertaire propose partout où c'est possible, de créer des fronts anticapitalistes qui regroupent tou-te-s les militant-es, organisé-es ou non. Vu la force et la violence des coups de la droite et du patronat, nous ne pouvons pas nous permettre la bêtise du sectarisme ou de la tour d'ivoire. A nous de recréer sur nos lieux de travail et dans nos quartiers une dynamique collective, de débattre, de construire, de résister et de passer à l'offensive !

Par Alternative Libertaire 22 - Publié dans : politique
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Vendredi 18 avril 2008

  Nikos Aslamazidis, travailleur exploité par un sous-traitant des chantiers de Saint-Nazaire est mort le lendemain de son retour en Grèce des suites de sa grève de la faim. Aux côtés de ses deux camarades il s'était mis en grève de la faim pour réclamer le paiement de ses heures de travail et dénoncer les conditions indignes qui sont faites aux travailleurs étrangers employés par les sous-traitants avec l'accord tacite des chantiers de l'Atlantique.  

 

L'émission "Les Pieds sur Terre", sur France Culture, a réalisé un reportage sur la grève de la faim des travailleurs grecs. Elle est à écouter ou réécouter ici :

Les pieds sur Terre

Un reportage de Charlotte Bienaimé
Réalisation : Véronique Samouiloff

Léonidas, Boris et Nikos sont grecs. Employés sur les chantiers navals de Saint Nazaire, ils sont en grève de la faim pour réclamer leurs salaires. Rencontre au 14ème jour de grève de la faim.

Par Alternative Libertaire 22 - Publié dans : Syndicalisme
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Vendredi 18 avril 2008

Casse de l'école, dans le primaire aussi !!!

 



Dans l'enseignement primaire également, le rouleau compresseur libéral poursuit inexorablement son œuvre de démolition sociale.

Le ministère de l'Education Nationale a annoncé sans aucune concertation la suppression du samedi matin, la mise en place de nouveaux programmes, d'heures de soutien aux élèves en difficulté et de stages de remise à niveau. Le ministre prétend que ces mesures constituent un dispositif pertinent dans le traitement de la difficulté scolaire.


Dans les faits, les projets de réforme Darcos dans le primaire relèvent de la même logique que dans le secondaire : dépenser moins.



L'idéologie au pouvoir

Mais, au-delà de l'aspect budgétaire, c'est une véritable entreprise idéologique qui est à l'œuvre. Garde-à-vous et Marseillaise pour flatter les éléments les plus réactionnaires de notre société, mais pas seulement : il s'agit d'instaurer (ou de restaurer) une école purement sélective et autoritaire. La réussite de toutes et tous relevant d'une utopie « post-soixante-huitarde », l'école doit réviser ses ambitions à la baisse.


Le projet de nouveau programme repose sur une conception étroite et réductrice des savoirs. Le centrage sur le français, les maths et l'EPS en élémentaire, le vocabulaire et l'étude des sons en maternelle, réduit les apprentissages à des visées étroitement utilitaires sans permettre l'ouverture culturelle sur d'autres horizons, nécessaires au développement de chacun-e. L'appauvrissement des programmes s'accompagne d'apprentissages inadaptés à l'âge des élèves. Ces logiques à l'œuvre ne peuvent que renforcer l'échec scolaire des élèves issus des milieux populaires.



La sélection dès la maternelle

Et tant mieux pour les élèves qui s'en sortent. Pour les autres... Les difficultés scolaires ne seront plus prises en charge sur le temps scolaire mais hors temps de classe (il faut bien que les enseignant-e-s compensent la perte des samedis matins) ou sous la forme d'heure sup' avec des « stages de remise à niveau » pendant... les vacances scolaires pour les élèves (déclinaison dans le primaire du slogan « travailler plus pour gagner trois fois rien »). Les Rased (réseaux d'aide spécialisés dans le soutien aux élèves en difficulté), déjà fort mal lotis, se sentent à juste titre directement menacés par cette nouvelle gestion de la difficulté scolaire. Le corps d'enseignant-e-s spécialisé-e-s devient donc une cible. Le corps des instits remplaçants lui aussi fond à vue d'œil et en cas d'absence, les enseignant-e-s sont rarement remplacés.


S'ajoutent à cela plusieurs propositions du ministère toutes aussi inacceptables. Par exemple, l'instauration du salaire au mérite à travers l'évaluation des enseignant-e-s « intégrant les progrès des élèves » a de quoi inquiéter. Ou encore, la publication des évaluations, école par école, dans un contexte où il est question de supprimer la carte scolaire et où le gouvernement encourage financièrement les établissements privés, permettant la mise en concurrence des écoles, laisse présager l'accroissement des inégalités.



« Il faut réduire le nombre de fonctionnaires »

En clair, il s'agit d'imposer les objectifs affichés par Sarkozy : réduire le nombre d'enseignant-e-s, remettre en cause leurs droits statutaires, s'attaquer au service public en généralisant l'autonomie des établissements scolaires (Epep, Etablissements publics d'enseignement primaire, avec un conseil d'administration où prédomineraient représentants des collectivités locales et des parents et un directeur, supérieur hiérarchique.).


Face à ces attaques, nous devons chercher par tous les moyens à fédérer les fronts de la contestation dans l'éducation (enseignant-e-s du primaire, du secondaire, lycéens, parents...) et au-delà. En détruisant le droit à l'éducation pour tous, le gouvernement s'attaque à un droit fondamental comparable au droit à la santé, au droit au logement ou à la sécurité sociale. C'est bien une affaire qui doit devenir l'affaire des syndicats interprofessionnels. Cette mobilisation concerne l'ensemble de la société.

A l'instar des parents et enseignant-e-s de l'école Bolivar (Paris XIXe), nous encourageons les appels à la désobéissance et à la non-application de ces nouveaux programmes et dispositifs.

 

Etudiants libertaires chiliens en lutte contre l'éducation marchandisée.

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Non au fichage des enfants


L'Éducation nationale met en place un système de fichier centralisé des élèves appelé « Base élèves ». C'est un programme où tous les renseignements concernant les élèves et leur famille sont envoyés par internet à une base nationale. Il sera accessible aux directeurs d'écoles, à l'administration de l'Éducation nationale et aux... maires. Ils pourront y retrouver les données familiales, sociales (aides, suivi extérieur...) et scolaires (suivi psychologique, absentéisme, interventions du Rased, ...)


Il a été élaboré en l'absence de tout débat démocratique sur sa finalité, son fonctionnement, ses possibilités de croisement avec d'autres fichiers (police, justice,...)


La finalité affichée est d'« apporter une aide à la gestion locale des élèves, assurer un suivi statistique des effectifs d'élèves et permettre un pilotage pédagogique et un suivi des parcours scolaires ». Mais dans la mesure où il va ficher tous les enfants, l'une des utilisations vraisemblables de ce système se trouve dans la Loi de prévention de la délinquance du 5 mars 2007. Cette loi place le maire « au centre de la politique de prévention » avec de nouveaux pouvoirs, en le faisant notamment bénéficier de la notion de « secret partagé » avec différents acteurs sociaux. « Base élèves » se situe donc dans la droite ligne du rapport Benisti qui, pour prévenir « les comportements déviants », préconise la détection précoce des troubles comportementaux infantiles dès la crèche...



L'établissement de fichiers dès le plus jeune âge est une menace pour les libertés individuelles car l'informatique permet de recouper les informations de différents fichiers sans intervention humaine (CAF, école, gendarmerie, sécu...).


Les libertés individuelles sont trop importantes pour être abandonnées au bon vouloir des gouvernements et des administrations. Nous demandons la suppression définitive du système « Base élèves » et des données déjà collectées.



Par Alternative Libertaire 22 - Publié dans : Education
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Vendredi 18 avril 2008

Darcos devrait jeter un oeil par sa fenêtre ! Lycéennes et lycéens occupent la rue et ils comptent bien y rester, car c'est leur avenir qu'on menace en supprimant tous ces postes et en "réformant" l'Education à tous les niveaux pour donner la jeunesse de France en pâture aux patrons et aux politicards qui gouvernent pour eux !

 



L'Education reflète ce qu'on veut faire de la société... Eh bien, c'est pas brillant ! Le peuple soumis à ses patrons et ses dirigeants, voilà ce qu'ils veulent. Hors de question ! répondent les lycéennes et lycéens !

Toujours plus fort !

Déjà six manifestations en trois semaines de lutte et la colère monte, les cortèges grossissent, jusqu'à 90 000 jeudi 10 avril dans tout le pays ! Le nombre de bahuts mobilisés augmente et 120 d'entre eux se sont réunis en coordination en Ile de France. Alors que les vacances ont commencé, près de 200 lycées sont en lutte et les personnels se joignent à la mobilisation, l'intersyndicale ayant appelé à la grève intercatégorielle mardi. Pas question de s'arrêter en si bon chemin, malgré les pressions du gouvernement.


Tentatives d'intimidation : la peur d'un Mai 2008 ?

Beaucoup de grèves éclatent contre des conditions sociales inacceptables et face à ce gouvernement qui vire les immigrés et fait voler la protection sociale en éclats. Quarante ans après, le spectre de mai 68 est bien là ! Et pourquoi pas ? C'est bien des mouvements sociaux dont les gouvernements ont peur et la jeunesse y joue un rôle moteur. De fait, les violences policières et les arrestations parfois arbitraires dont ont été victimes manifestant-e-s et profs ces dernières semaines prennent un caractère politique. Devant tant de mépris, la colère est légitime, mais les violences entre jeunes ou sur les personnels sont inacceptables et contre-productives, c'est l'État qui doit être visé, pas nos camarades ! Les manifestant-e-s doivent organiser démocratiquement et collectivement leur sécurité afin de se protéger des arrestations et d'éventuelles agressions physiques, policières ou non. Il ne s'agit pas de faire des lycéens et lycéennes des "bisounours" mais c'est pour que les actions se passent bien et que ceux et celles qui manifestent puissent le faire sereinement.


 



Se donner les moyens de lutter et de gagner !

Seul un mouvement massif, durable et impliquant tout le monde, lycéennes et lycéens, profs et personnel non-enseignant et l'organisation généralisée de la grève dans les lycées peuvent faire reculer un gouvernement on ne peut plus déterminé. A ce stade de la mobilisation, il faut que les différentes instances du mouvement (AG, coordinations...) mettent en place une stratégie qui permettent d'accentuer le rapport de force. Tout en maintenant la pression par des manifestations régulières, il faut réfléchir à organiser en lien avec elles des actions, occupations symboliques de lieux de décision et de mise en place de cette politique, blocages économiques (axes routiers, gares)...


Pour un service public de l'éducation accessible à toutes et tous

Face à une école au rabais qui précarise les jeunes sur tous les plans (culturel, intellectuel, professionnel...), il faut affirmer le choix d'une école qui apporte à tous et à toutes une culture et une formation riches, qui leur donne les moyens de lutter et de s'émanciper. Alternative Libertaire revendique la mise à disposition immédiate de fonds supplémentaires pour le service public de l'éducation, des créations massives de postes, notamment dans les quartiers populaires, la possibilité pour les jeunes de prendre part aux choix les concernant tels que l'élaboration des programmes et les méthodes d'enseignement.

 

Par Alternative Libertaire 22 - Publié dans : Education
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Vendredi 18 avril 2008

Sans-papiers : L'arme de la grève


Le mardi 15 avril plusieurs centaines de travailleurs et de travailleuses sans-papiers, soutenus par des organisations syndicales CGT, ont entamé en région parisienne un mouvement coordonné de grève et d'occupation de leurs lieux de travail pour obtenir du gouvernement leur régularisation.

Ce mouvement pointe l'injustice d'un système qui prive de papiers des centaines de milliers de personnes tout en organisant leur exploitation. Le défaut de papier permet aux patrons de leur imposer des conditions de travail dégradées et facilite leur licenciement. Plusieurs grèves ont par le passé permis d'obtenir des régularisations. La lutte débutée hier s'élargit à un nombre croissant de salarié-e-s.

Ces grèves méritent la participation la plus large et le plus fort possible de la part du mouvement social et syndical. La solidarité de tous les travailleurs, avec ou sans-papiers, sera déterminante pour en finir avec l'arbitraire patronal et étatique.

Alternative libertaire affirme son soutien au mouvement en cours des travailleurs et des travailleuses sans-papiers.



Par Alternative Libertaire 22 - Publié dans : sans papiers
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Vendredi 11 avril 2008

Alternative Libertaire, la Coordination des Groupes Anarchistes, la Fédération Anarchiste, l'Offensive Libertaire et Sociale et l'Organisation Communiste Libertaire se sont associées pour mettre en commun l'ensemble des évènements qu'elles vont organiser autour de Mai 68. Pour les recenser, elles ont lancé un site spécifique :


                          http://www.mai68-libertaire.org/





Peu à peu les réunions publiques, les journées libertaires, les spectacles, les expositions ou les rencontres seront mises en ligne pour permettre au point de vue libertaire de s'opposer aux discours convenus des anciennes "gloires" passées par les ministères et des nouveaux défenseurs de l'ordre immuable capitaliste. Il s'agit de retrouver l'esprit de mai, révolutionnaire et libertaire.




 
Par Alternative Libertaire 22 - Publié dans : Culture libertaire
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Mercredi 2 avril 2008


Le mercredi 7 mai à 20h30

Réunion publique organisée par

Alternative Libertaire 49

à L'Etincelle 26, rue Maillé 49100 Angers



Les commémorations décennales de mai 68 sont autant d'occasions de produire des discours réducteurs à visée liquidatrices sur un épisode majeur de l'histoire de ce pays. Les points communs à tous ces discours sont d'en minimiser, voire même d'en dénier, à la fois la portée historique et le contenu politique.


Les menées idéologiques de la bourgeoisie, qui a de fait le monopole de l'expression   médiatique à travers une poignée de pseudo-intellectuels en service commandé, visent à   déshistoriciser et dépolitiser un mouvement social qui a bien failli la faire vaciller. Elle et ses   sbires ont déjà donné toute leur mesure lors des 10 ième, 20 ième et 30 ième anniversaire.   On peut s'attendre au pire pour le 40 ième anniversaire.

Mai 68 s'inscrit dans un cycle de luttes qui s'étend de la fin de la guerre d'Algérie jusqu'à la fin des années 70. Mai 68 n'était ni prévu ni prévisible, mais au cours des années et des mois qui le précédèrent, il y eut de nombreuses grèves sauvages avec occupations et manifestations parfois violentes (Nantes en 1964, chez Rhodiacéta à Lyon et à Besançon en 1967, en janvier
1968  à Caen, et bien d'autres encore). Après Mai-Juin 68, il y eut de nombreuses luttes (Lip, paysans du Larzac, etc...) dont la filiation    historique avec Mai 68 est indéniable.

Mai 68 fut un mouvement social énorme, une explosion   révolutionnaire, qui toucha tous les secteurs sociaux, toutes les régions, les villes mais aussi les campagnes. Ce fut une grève générale plus importante encore que celle du Front Populaire. Ce fut un   mouvement pour la solidarité et l'égalité.

A l'heure où la droite, plus offensive que jamais, prétend « liquider »    l'héritage de Mai 68 et au-delà toutes les conquêtes sociales   ouvrières,  à l'heure où la gauche a définitivement renoncer à la   construction d'une société fondée sur l'égalité économique et sociale   et  sur la solidarité, une relecture de ces évènements, en lien avec les   luttes d'aujourd'hui, est nécessaire et soulève à nouveau le débat   autour du projet de société.



Par Alternative Libertaire 22 - Publié dans : Histoire
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Mercredi 2 avril 2008

 Alternative libertaire d’avril  en kiosque !

Dossier : pour la liberté de circulation et d’installation

- Sans papiers, tu es toujours un travailleur !
- Lutte des sans-papiers : la CGT passe à la vitesse supérieure ;
- Danièle Lochak : « Il n’y a pas d’alternative à une politique d’ouverture des frontières » ;
- Mayotte : une brèche dans le droit du sol ? ;
- Luttes dans l’Education nationale ;
- Avenir du syndicalisme de lutte ;
- Wal-Mart : le débat continue ;
- Tibet : le réveil du peuple ;
- Kosovo « indépendant » : l’Otan gagne un nouveau protectorat ;
- Albanie : un nationalisme importé ;
- Histoire : 1948, les anarchistes rejoignent à regret la CGT-Force ouvrière.

Abonnement 20 euros pour 11 numéros. Soutenez la presse libertaire! 

 

Par Alternative Libertaire 22 - Publié dans : Alternative libertaire
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