Les metallurgistes de Daimler portent un cercueil estampillé: "le travail jusqu'à la tombe" / Kienzle /
La partie immergée du nucléaire
Quand nos gouvernements se donnent carte blanche pour empoisonner les océans.
Seulement quelques mois se sont écoulés et les principaux médias se détournent d'une catastrophe nucléaire toujours en cours. La catastrophe nucléaire de Fukushima de mars 2011 causée par la conjugaison de deux phénomènes naturels:un séisme de magnitude 9 et le tsunami qui a suivi, empoisonne le peuple japonais,la terre , l'air ,les cours d'eau et l'océan Pacifique.
Le 11 mars, le tremblement de terre ainsi qu'un défaut de refroidissement provoquent des fusions partielles de cœur de trois réacteurs nucléaires puis d'importants rejets radioactifs dans l’atmosphère puis dans la mer. Dès le 12 mars Tokyo Electric Power tente de refroidir des réacteurs avec de l'eau de mer. Toute l'eau déversée se charge alors en radioactivité. Tepco tente de la contenir mais entre le 1 er et le 6 avril environ 520 m3 d'eau contaminée s'écoulent dans l'océan via des tranchées. Du 4 au 10 avril Tepco est autorisée à déverser dans l’océan 10400 m3 d'eau « légèrement » contaminée. Plus tard des usines de traitement de l'eau de refroidissement contaminée sont installées co- développées par Areva et Véolia.
Des relevés sur l'eau de mer au large de la centrale de Fukushima Daïchi sont annoncés par Tepco le 22 mai:l'iode 131 est d'un niveau 126,7 fois supérieur à la norme idem pour le césium 134 le niveau est 24,8 plus élevé que la normale. Au sud de la centrale Daïchi l’océan connaît un taux de radioactivité croissant à grande vitesse. A moyen terme tout le littoral oriental situé entre les latitudes 35°30 nord et 38°30 nord est concerné par la dispersion de radionucléides à période longue (ils peuvent « subsister » 10 à 20 ans). Ces derniers sont appelés à gagner le centre et l'ouest du Pacifique. De plus un flot de milliers de tonnes de débris solides sans doute eux aussi pour la plupart contaminés traverse le Pacifique vers les USA...
Une étude publiée dans le n° 45 du « Environmental Science and Technologie »confirme la contamination prolongée de l'Océan pacifique.
Ici on a affaire à une contamination imprévisible (?) de l'océan .Elle est aussi due à l'incompétence , l'irresponsabilité de Tepco et à l' inconscience des gouvernements successifs japonais. Exploiter des centrales nucléaires c'est déjà suicidaire alors dans un pays victime régulièrement de catastrophes naturelles ...Mais après la seconde guerre mondiale avec le développement de l'éléctro nucléaire et de l'armement atomique la gestion des déchets nucléaires devient rapidement problématique les gouvernements européens ,américains et soviétiques décident de s'en débarrasser délibérément en mer !La contamination devient volontaire !
En raison de son étendu et de son immense volume les gouvernements et les scientifiques dans un délire scientiste considèrent l'océan comme la décharge idéale où tout se disperse,s'élimine ,se dilue. Les premiers déversements volontaires remontent à 1946 non loin des côtes de la Californie,le dernier officiellement aurait eu lieu en 1982 à un millier de kms environ des côtes françaises.
L' »évacuation » des déchets solides et liquides est progressivement réglementé. Résultat :des centaines de milliers de fûts de déchets enrobés dans du bitume ou du ciment parfois dans des containers reposent au fond des mers. Certains containers prévus pour rester étanches pendant 500 ans fuient au bout de 29 ans...En Europe de l'Ouest ,le Royaume uni devient le champion des rejets en mer. Entre 1950 et 1963 l'autorité britannique de l'énergie nucléaire immerge par 60 à 160 m de profondeur à 20 kms de la Hague 17 000 tonnes de déchets dans des fûts métalliques. La radioactivité globale serait de l'ordre de 58 000 gigabecquerels. D’après Institut de Protection et de Sûreté Nucléaire,la radioactivité de ces eaux est imputable aux rejets de retraitement de la Hague et de son homologue Sellafield et aux essais nucléaires atmosphériques .Les fûts ne sont même pas mentionnés ,pourtant la fosse des Casquets est une poubelle nucléaire connue.
Les déchets liquides sont déversés le long des lignes de ferries en mer d'Irlande par exemple pour ce qui concerne le centre de Windscale .Le centre nucléaire hollandais de Petten se débarrasse selon la même méthode de ses effluents radioactifs en mer du Nord. La France préfère vite rejeter ces liquides contaminés dans la Manche par un pipeline long de 2 kms à partir de la Hague.
Dans les années 60 des pêcheurs de la Rochelle,de Concarneau ,du Guillevinec remontent régulièrement dans leurs chaluts des fûts de déchets radioactifs...Parallèlement l'inquiétude monte ,les ong environnementales ,les mouvements antinucléaires se développent en Occident, les rejets sont de plus en plus encadrés à un niveau national puis international.
La convention sur la prévention sur la pollution des mers résultant de l'immersion de déchets et autres matières,dite « Convention de Londres de 1972 » est mise en vigueur dès 1975.Le secrétariat de la Convention siège à l'Organisation Maritime International. La Convention confie à l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (sous l'égide de l'ONU) un rôle consultatif. Les pays signataires de la Convention doivent avant de délivrer un permis d'immersion suivre les recommandations de l'AIEA. Jusqu'en 1977,l' »évacuation »dans la mer de déchets radioactifs n'a lieu qu'avec l'aval des autorités nationales,l'OCDE prend le dessus crée un mécanisme multilatéral de consultation et de surveillance pour coordonner les opérations d'immersions préparés par ses états membres .L’URSS continue dans le cadre de sa réglementation nationale a pollué secrètement les mers arctiques le nord ouest du Pacifique.
Pendant la réunion consultative de 1983 des parties contractantes de la Convention un vote adopte un moratoire volontaire sur l'évacuation en mer de tout type de déchets radioactifs en attendant l'avis d'un groupe d’experts. En 1985 un groupe élargi d'experts conclut que l'immersion de déchets faiblement radioactifs n'est pas dangereux pour l'environnement mais qu'elle n'est pas forcément inoffensive(!).Au cours de ses 7 ans d'existence aucun rapport du groupe international d'experts sur l'évacuation de déchets radioactifs en mer (IGPRA) n'indique l'existence d'un fort impact radioactif sur l'environnement résultant de l'immersion de poubelles radioactives.
Progressivement l'immersion de déchets radioactifs est interdit dans la Baltique (1992),dans la Méditerranée (1976),dans la Mer Noire,(1992) et dans certaines zones du Pacifique le sud en 1985 le sud est en 1989.Tout immersion de déchets est interdite par les Etats liés à la Convention de Londres depuis un vote en 1993.Ce vote est effectif à partir de février 1994.En 2003 78 pays ratifient la Convention de Londres.
Après l'accident nucléaire de Fukushima, à l'occasion de la conférence internationale de radio écologie et de radioactivité environnementale du 20 juin à Hamilton est crée l'Alliance Européenne de Radio-écologie. Espérons que cet énième organisme international (qui regroupe entre autre l'IRSN) se penchera sur la pollution délibérée par les états européens de l'Atlantique Nord ,de la Manche,de la mer du Nord...
Même si l'une des particularités des déchets radioactifs réside dans l'épuisement progressif de leur dangerosité à mesure que les sources de leur rayonnement s'éteignent,on sait que cet épuisement peut être très long ,que la bio concentration de certains nucléides est possible en mer chez les invertébrés fouisseurs et les animaux filtreurs. Par la bio accumulation toute une partie de la chaîne alimentaire peut être contaminée.
Alors qu'on sait depuis longtemps que tout exposition directe ou indirecte à des produits nucléaires induit des risques,les gouvernements de tout bord ont sciemment empoisonné l'océan au mépris des populations ,pour développer le nucléaire civil et militaire en toute tranquillité. Malheureusement pour eux se développent partout une conscience écologique internationale qui s'amplifie après chaque « accident »,...Les mensonges du lobby nucléaire trompent de moins en moins il est temps pour éviter que notre planète deviennent invivable de nous débarrasser de cette industrie mortifère et de tout ce qui l'a engendrée : capitalisme,centralisme ,État,productivisme,armée,nationalisme.
@lternative libertaire 22
Si l’historien Maurice Rajfus décompte près de 200 morts entre 1977 et 2001, leur nombre n’a depuis pas cessé d’augmenter : Abou Bakari Tandia, Zyed Benna, Bouna Traoré, Reda Semmoudi, Yakou Sanogo, Lamine Dieng… – les affaires se suivent et se ressemblent.
Il n’est désormais plus acceptable de parler de bavures alors qu’il s’agit clairement de violences volontaires voire de meurtres dont le caractère raciste est facile à démontrer. Ces homicides ne sont d’ailleurs que la partie émergée de l’iceberg : dans l’ombre se découvrent les humiliations quotidiennes des contrôles au faciès, les gardes à vue, les insultes et les conséquences désastreuses d’une politique carcérale impitoyable.
Les habitantes et habitants des quartiers populaires n’en peuvent plus de cette pression policière et de ces crimes impunis ; les proches des victimes s’organisent. En ce moment ont lieu les procès des policiers impliqués dans la mort d’Hakim Ajimi à Grasse en 2008 et de ceux impliqués dans la mort d’Ali Ziri à Argenteuil en 2009. Dans cette dernière affaire, comme le craignaient toutes celles et tous ceux qui se battent pour que justice soit rendue, un non-lieu a été requis par le procureur de Pontoise…
Alternative libertaire apporte son soutien aux proches des victimes et dénonce l’impunité dont bénéficient les responsables de ces crimes. Pour exiger vérité et justice dans le procès des policiers impliqués dans la mort d’Hakim Ajimi, Alternative libertaire appelle notamment à venir se rassembler ce vendredi 20 janvier à 18 heures à Marseille devant le tribunal de grande instance (6, rue Joseph Autran) et, à Paris, à la même heure, à la Fontaine des Innocents. Mettons fin au régime policier d’exception imposé au quartiers populaires !
Alternative libertaire, le 19 janvier 2012
Loi relative aux certificats d'obtention
végétale : main basse sur le patrimoine alimentaire de l'humanité
Un vœu pour l'année 2012 du Conseil régional adopté à l'unanimité demande l'abrogation de la loi relative aux certificats d'obtention végétale. Le conseil général précise entre autre que cette loi va permettre la totale mainmise des « obtenteurs » sur les semences alors qu'actuellement ils ne fournissent que 50% des volumes. Qu’en est il vraiment ?
Le lundi 28 novembre 2011 à 23 h a été adopté par les 30 député-e-s présent-e-s une loi sur les semences basée sur la convention de l'Union Pour la Protection des Obtentions Végétales (UPOV).Cette loi si elle a déclenché un tollé quasi général ,n'a pas provoqué de grandes mobilisations paysannes...à la mesure de la menace encourue.
Pourtant dans le même style qu'Hadopi : la reproduction de semences au sein de l'exploitation agricole, la réutilisation de ses semences à son gré gratuitement est désormais illégal.
La FNSEA juge » normal que tous les agriculteurs financent la création variétale puisqu'ils en bénéficie ».Pour la Confédération Paysanne « le droit de resemer ne peut pas être remis en cause ».Cette loi reprend le principe de la »redevance » (la Contribution Volontaire Obligatoire) déjà appliquée au blé tendre et la généralise à 21 autres espèces!Les agriculteurs doivent désormais acheter des semences des espèces concernées et ne plus en produire chez eux...
Cette loi fortement appuyée par le sénateur ump Christian Demuynck viserait à favoriser la recherche et par là rendre encore plus compétitive l'agriculture française .En fait 85% des fonds récoltés seraient reversés aux obtenteurs (les détenteurs de la propriété intellectuelle et des droits d'une semence):l'union française des semences,Bayer,Lima grain,Monsanto,Pioneer,Syngenta....et seulement 15% à la recherche.
On sait que la recherche agricole publique est à la diète depuis la révision générale des politiques publiques (RGPP)portée par la droite depuis 2007...Bref c'est un beau cadeau à l’agrobusiness. Et l'étau se ressert un peu plus pour les exploitant-e-s agricoles les plus démuni-e-s.
Depuis 1949, toute variété de semence mise sur le marché doit être obligatoirement inscrite sur un catalogue de l'Office des Variétés Végétales. Cet office accorde un droit de propriété intellectuelle (pour 25 -30 ans) à des obtenteurs. Depuis 1961 suite à la convention dite de l'UPOV,la législation évolue pour protéger les obtenteurs au détriment des paysan-nes,jardinier-e-s,maraîcher-e-s...qui n'ont plus la possibilité de librement reproduire et commercialiser leurs propres semences. Inscrire une semence sur le catalogue est hors de prix,...
Avec la contribution volontaire obligatoire généralisée sur les semences c'est la confiscation d 'une majeure partie du patrimoine alimentaire de l'humanité au profit de l'agro-industrie et de l'agrochimie .Seules 17% des semences « maison » seraient nécessairement traitées aux insecticides contre 41% pour les semences commerciales. Quelque part la boucle est bouclée quand on sait que grosso modo les obtenteurs de semences sont aussi producteurs de pesticides....C'est aussi un tour de vis policier supplémentaire les exploitant-e-s devront montrer leur bonne foi en prouvant qu'ils/elles n'ont pas utilisé une variété sous licence sans payer la dîme ou que celle-ci figure bien au catalogue. Ici on inverse le droit général qui veut que ce soit le détenteur d'un titre de propriété général qui doit amener la preuve d'une contre-façon.
Il est clair ici que les trusts nous dépossèdent une fois de plus d'un pan entier de notre agriculture et de ce qui fait notre alimentation. Ils sont la véritable peste dont il faut se débarrasser. Et sans allier écologie sociale et anticapitalisme on n'y arrivera pas. Et puis qu'est ce qui poussent ces partis politiques à voter une loi scélérate à Paris pour la désavouer en région ??
cotesdarmor@alternativelibertaire.org
Les metallurgistes de Daimler portent un cercueil estampillé: "le travail jusqu'à la tombe" / Kienzle /
Wolgang, 57 ans, sert des parts de gâteau à la cafétéria d’un centre de soins au coeur de Berlin. Cet homme jovial est pourtant à la retraite depuis plus de deux ans. Après deux crises cardiaques, il a du cesser son activité de chauffeur. Mais impossible pour lui de passer ses journées entre mots croisés et jardinage.
En tant que retraité je touche 525 euros par mois. Je paye un loyer de 440 euros. Avec téléphone, le gaz, etc, il faut rajouter 150 euros. Et cela ne suffit pas. Il faut bien vivre de quelque chose c’est pour ca que je travaille ici.
Wolgang travaille donc 20 heures par semaine dans ce centre, et cela pour 390 euros par mois. C’est ce qu’on appelle un mini-job de ce côté du Rhin. Introduits par les réformes Hartz IV au début des années 2000, ces contrats permettent aux employeurs d’être exonérés de charges tant que le salaire ne dépasse pas les 400 euros par mois.
Depuis, ils n’ont cessés de se développer dans tout le pays. Et nombreux sont les retraités à accepter ce genre de postes. Selon le ministère des affaires sociales, plus de 660 000 séniors de 65 à 74 ans auraient un emploi à temps partiel. Et si certains pensent que tous ces retraités continuent de travailler par plaisir, Ulrike Mascher les contredit fermement. Elle préside de l’association pour la défense des droits sociaux VDK.
Quand on voit dans quelles activités les retraités travaillent, ils portent des journaux à 5h du matin, ils rangent des étagères dans des supermarchés, ils font des ménages, ils travaillent comme portiers la nuit. Ce sont des activités qu’on ne fait pas parce qu’on veut rencontrer des collègues ou parce que cela nous plait mais parce qu’on a urgemment besoin d’argent parce que la retraite ne suffit pas.
Alors certes, 660 000 retraités qui travaillent, cela ne représente que 3,3% des personnes âgées de plus de 65 ans. Un chiffre que le gouvernement a vite fait de mettre en avant pour rassurer les masses . Mais le problème c’est qu’ils sont de plus en plus nombreux à faire partie de cette catégorie de population menacée de paupérisation. Ils n’étaient que 416 000 en 2000. Leur nombre a donc augmenté de plus de 58% en dix ans.
Selon Ulrike Mascher, cette tendance s’explique notamment par une forte hausse du coût de la vie dans la République Fédérale: "Les prix ont augmenté dans beaucoup de domaines particulièrement importants pour les séniors, comme le chauffage ou la santé". Cette inflation ne serait pas un souci si le niveau des pensions suivait. Mais c’est là que le bât blesse, il a plutôt tendance à diminuer.
Les pensions de l’assurance retraite allemande ont perdu 10% de leur valeur durant les dix dernières années,
précise la présidente de VdK. En cause: la hausse des mini-jobs, ou des emplois à très faible rémunération. Beaucoup de travailleurs ne réussissent ainsi pas à cotiser suffisamment pour s’assurer une retraite décente.
De plus, le gouvernement allemand a décidé en 2007 de relever l’âge légal de la retraite de 65 à 67 ans. Or l’âge effectif de départ à la retraite de ce côté du Rhin est de 62,1 ans pour les hommes et de 61 ans pour les femmes selon l’OCDE. Et le taux d’activité des personnes entre 50 et 65 ans n’est même pas de 70%. Une hausse de l’âge légal de départ ne revient donc ni plus ni moins qu’à une baisse déguisée du niveau des prestations.
Les séniors en situation de précarité peuvent demander une allocation complémentaire à l’Etat. Mais beaucoup s’y refusent. "Les gens qui ont travaillé toute leur vie ont honte de ne pas s’en sortir et de devoir demander de l’aide", assure Ulrike Mascher. Sans compter que les conditions pour l’obtenir sont draconiennes.
Reingard, retraitée de 68 ans, fait partie des nombreux séniors qui renoncent à cette aide de l’Etat. Pourtant, après avoir travaillé 40 ans, elle ne touche que 704 euros par mois:
Je pouvais demander une allocation. Mais il aurait fallu que je n’ai aucune propriété, pas de petit jardin, par d’épargne, rien. C’est seulement sous ces conditions que je pouvais demander cette allocation.
Cette énergique grand-mère préfère donc travailler dans un centre d’appel. Elle fait des sondages par téléphone pour une filiale d’Ipsos. Elle peut ainsi garder son petit jardin ouvrier. Sans compter que l’allocation ne lui aurait rapporté qu’une centaine d’euros supplémentaires.
Or, pour Reinard, ce n’était pas encore suffisant. "J’ai trois enfants, trois petits enfants et un arrière petit fils. Et chacun attend d’une grand-mère qu’elle soit là et qu’elle donne un peu d’argent de poche pour s’acheter quelque chose. Là aussi on trouve une raison de travailler en étant grand-mère", confie-t-elle en souriant.
Selon les experts, la paupérisation des séniors ne va cesser d’augmenter durant les vingt prochaines années, notamment en raison du vieillissement de la population, particulièrement fort en Allemagne. Le gouvernement a donc annoncé l’ouverture d’un dialogue cet automne avec les représentants des retraités. Ulrike Mascher y sera.
Elle compte demander une hausse de l’allocation complémentaire car "pour le moment, elle permet à peine de couvrir les besoins de tous les jours". Mais sa première revendication est l’introduction d’un salaire minimum interprofessionnel. Car selon elle:
Des salaires de misère ne peuvent entrainer que des retraites de misère.