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Jeudi 30 mai 2013 4 30 /05 /Mai /2013 21:33
Par Alternative Libertaire 22
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Mercredi 29 mai 2013 3 29 /05 /Mai /2013 23:07

Le gouvernement PS-EELV cogne sur les zadistes et leurs soutiens

Alternative libertaire soutient les inculpé-e-s du collectif parisien de soutien à la lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.900x598-ct

Comme nous l’avions déjà fait au lendemain des violentes expulsions d’octobre 2012 Alternative libertaire dénonce de nouveau la répression quasi militaire qui s’abat sur les opposant-es au projet d’aéroport, aux prises depuis des mois avec un quadrillage policier permanent (contrôles, survol d’hélicoptères, blocage des routes…), véritable harcèlement auquel s’ajoutent des exactions violentes durant les expulsions comme en avril.

Mais la répression concerne aussi l’ensemble du mouvement de solidarité envers les opposant-es à l’aéroport. Plusieurs actions décentralisées menées par les collectifs locaux de soutien (plus d’une centaine à travers la France depuis fin 2012) ont également donné lieu soit à des violences policières exacerbées (manifestation du square Mercoeur à Nantes), soit à des arrestations multiples puis à poursuites scandaleuses compte tenu des faits reprochés.

C’est le cas des condamnations qui pèsent sur les militant-e-s de la région parisienne : arrestations et contrôles de soixante-dix-sept simples manifestant-e-s le 1er novembre 2012 ; garde à vue, procès et condamnations (travaux d’intérêt général, amendes, notifications au casier judiciaire) de deux militants suite à une action en novembre ; garde à vue prolongée au SIT (service d’investigation transversale) pour deux militants lors d’une action aux Halles en janvier, avec perquisition au domicile, demandes de prélèvements biologiques, de relevés signalétiques ; mise en garde à vue d’une mineure parmi les quinze arrêté-es d’un pique-nique dans le jardin de François Pinault (actionnaire du groupe Vinci), et dont les procès se tiendront les 29 mai au TGI de Paris et 3 juin au TGI de Versailles.

Alternative libertaire dénonce une surenchère répressive liée tant aux nouvelles pratiques policières qui sévissent dans les grandes villes, et surtout à Paris (ou les exemples de 70 heures de garde-à-vue pour des graffitis ne sont pas rares), qu’à la criminalisation de l’action militante.

Et parce que cette répression s’accompagne d’autres exemples de censure politique et médiatique à l’encontre des opposant-es au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, elle ne fait que nous confirmer l’attitude protectrice de l’Etat envers les intérêts de Vinci, au mépris d’autres exigences, écologiques comme démocratiques. C’est pourquoi nous tenons l’action des inculpé-es pour légitime et les assurons de notre soutien.

Alternative libertaire, le 26 mai 2013

Publié le 28 mai 2013 par Commission écologie 
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Par Alternative Libertaire 22
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Mercredi 29 mai 2013 3 29 /05 /Mai /2013 20:53

Nouvelle convocation judiciaire de syndicalistes dans l'affaire du sexisme à Sciences Po Bordeaux.

En portant plainte contre le Collectif Féministe Bordelais contre les Violences Sexistes dans l'Enseignement Supérieur, la direction de l'Institut d'Études Politiques (IEP) de Bordeaux a décidé d'attaquer en justice des étudiant-es, enseignant-es, chercheur-es féministes de son sein et d'ailleurs.

Les faits dénoncés par ce Collectif le sont aussi par Solidaires Etudiant-e-s (SUD Étudiant), qui lui a apporté très tôt son soutien, au même titre que d'autres organisations étudiantes.

Dénoncer publiquement l'homophobie, le sexisme et le racisme ne peut être soumis à un quelconque devoir de réserve, il s'agit d'une liberté effective, qui doit être défendue. La sanction est pourtant violente pour ces étudiant-es, enseignant-es et chercheur-es qui ont eu pour ambition d'agir pour le bien commun – sans chercher à nuire. Ces dernier-e-s sont maintenant menacé-e-s d'être renvoyé-e-s devant la justice.

Le procureur ordonne l'ouverture d'une enquête préliminaire dans le cadre d'une plainte pour « diffamation publique »

Deux élu-e-s étudiants des organisations Solidaires Etudiant-e-s (Anciennement SUD-Etudiant) et UNEF ayant apporté parmi d'autres leur soutien au Collectif féministe ont déjà été auditionné-e-s à l’Hôtel de Police de Bordeaux le 6 mai dernier, et c'est de nouveau qu'un élu Solidaires Etudiant-e-s (ex-SUD-Étudiant) est convoqué le mardi 4 juin à 8h30.

Ces convocations judiciaires ayant lieu à quelques semaines d'intervalles l'une de l'autre sont la preuve que le Collectif et ses membres sont bel et bien menacé-e-s de poursuites judiciaires. Les conséquences sont à ce jour plus lourdes pour les membres du collectif et les organisations qui le soutiennent, que pour les étudiants ayant été à l'origine des pages Facebook et ayant propagés des propos homophobes et sexistes.

Solidaires Etudiant-e-s dénonce au côté de nombreuses autres organisations la répression qui s'abat sur les militant-e-s féministes et syndicaux. Ces dernier-e-s sont membres d'organisations syndicales qui remplissent leur rôle de défenseur des droits des étudiant-e-s en luttant contre le sexisme, l'homophobie et le racisme. La lutte contre ces violences constitue une priorité nécessaire dans le climat d'homophobie actuel.

Nous sommes consterné-e-s et révolté-e-s que la plainte pour diffamation portée par la direction de l'IEP soit maintenue, et demandons le retrait immédiat de celle-ci. Il est intolérable que des élu-e-s étudiants soient convoqué-e-s à plusieurs reprises pour justifier de l'engagement de leurs organisations.

Pour toutes ces raisons, nous appelons à un rassemblement de soutien au syndicaliste convoqué mardi 4/06 à 8h, nous appelons toutes les organisations ou individus à se rallier à ce rassemblement.

Rassemblement de soutien devant l’Hôtel de Police
(Tram A – arrêt Hôtel de Police)
Mardi 4 juin à 8h


La chasse aux féministes, ça suffit !

Vivent les luttes féministes !

Féministes tant qu'il le faudra !

Solidaires-etudiant-e-s.

Par Alternative Libertaire 22 - Publié dans : Syndicalisme
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Mercredi 29 mai 2013 3 29 /05 /Mai /2013 10:16

Appel du comité de lutte contre l'austérité

 

et pour la défense des retraites

 

 

Le gouvernement « socialiste » prépare depuis des mois la mise en place d'une nouvelle réforme des retraites, au profit une fois de plus du capital. François Hollande a d'ailleurs annoncé clairement le 28 mars dernier son intention de rallonger encore la durée des cotisations, c'est à dire au-delà de 42 ans. Le Parti « Socialiste » envisage par ailleurs de prolonger les réformes précédentes par un réduction générale des pensions des retraité-e-s (notamment par la désindexation des pensions de retraite sur les prix, le rapprochement public-privé,...), au nom d'un soi-disant déficit des caisses de retraite.

 

Depuis 1993, les salarié-e-s ont subit une succession de reculs de leurs droits à la retraite sans précédents dans notre histoire, chaque fois dénoncés mollement par le parti qui est aujourd'hui au pouvoir. Ces contre-réformes s'inscrivent dans un processus capitaliste plus vaste de régressions des droits et des conditions de vie des travailleurs, dont l'ANI est la dernière d'une longue liste. Cette politique qui est à l'oeuvre dans toute l'Europe, fait à chaque fois payer aux populations les frais de la dette capitaliste.

 

Hollande nous ressort le même mensonge que Sarkozy, Chirac, Balladur et Rocard (livre blanc, 1991), avant lui : ce serait l'allongement de la durée de vie qui rendrait inévitable une nouvelle contre-réforme. Et dans tous les rapports, diligentés par leurs experts grassement payés, les mêmes conceptions de la pension sont dévoyées pour légitimer une politique de dégradation toujours plus forte des droits à pension. Ainsi par exemple, leur financement est toujours analysé en termes de « déficit », les cotisations sociales (partie du salaire brut) en terme de « prélèvements » ou de « charges sociales » et celles-ci sont déjà bien sûr « excessives », ou encore comme une forme de « prévoyance » ou de « revenu différé », etc. En réalité, le dit « déficit » du système de retraite (14 milliards d'€en 2011) ne correspond aujourd'hui (et même en 2030, 2050, ...) qu'à une très petite proportion du cumul des exonérations des cotisations patronales (30 milliards d'€ en 2012) et de la fraude fiscale (entre 60 et 80 milliards d'€ en 2012). Autrement dit, la fin des exonérations des cotisations patronales, l’arrêt des fraudes du patronat, ou encore une augmentation du salaire minimum, - qui constituerait de surcroît un rattrapage des pertes subies par les salariés ces dernières années - ainsi qu’une autre répartition de la richesse créée, pourrait garantir nos retraites pour très longtemps et même les réévaluer à la hausse.

 

Il s'agit donc reprendre confiance en la possible pérennité de notre système de retraite qui n'est autre qu'une véritable et juste socialisation du salaire. Mais la répartition doit être re(vue) comme une continuation du salaire et non comme un revenu différé ou garanti, le statut du retraité comme des actifs émancipés du travail et les « travailleurs » comme des actifs toujours subordonnés au travail. Cette conception de la répartition et des statuts, dévoyée par la réforme, est essentielle pour le maintien de la reconnaissance des qualifications dans les salaires comme dans les retraites.

 

Pour nous, au delà, de la réforme contre les retraites,il s'agit donc de reprendre le chemin de l'action collective, de faire converger les luttes qui correspondent aux intérêts sociaux de l'ensemble de la population.

Evidemment, cela signifie qu'il faudra revenir sur les cadeaux faits depuis des dizaines d'années aux capitalistes, et de rompre avec les politiques d'austérité.

 

Le Comité d'Orientation des Retraites doit remettre au mois de juin un rapport commandé par le gouvernement, dont le contenu sera sans surprise. Une seconde Conférence sociale du gouvernement où seront conviés les « partenaires sociaux » doit être orchestrée les 20 et 21 juin prochains afin de préparer les esprits à une réforme cet automne.

Nous saisirons ce moment afin de débattre et d'agir dans la rue afin de contribuer à une rentrée de luttes.

 

Nous prenons l'initiative de constituer un comité de lutte contre l'austérité, pour la défense des retraites afin de préparer dès aujourd'hui les conditions d'une lutte de masse des salarié-e-s, des chômeurs, des retraité-e-s et de la jeunesse.

Nous invitons l'ensemble des organisations et des individus se reconnaissant dans ces objectifs à rejoindre le comité.

 

Rennes, le 25 mai 2013

 

Comité de lutte contre l'austérité et pour la défense des retraites :

Solidaires 35, Sud Éducation, Sud Télécom, Sud Lycéen, Sud Étudiant SITF, MCPL, CLAR, Alternative Libertaire, Parti de Gauche, NPA, et des militants de l'UNEF.

 

CONTACT: comiteretraite35@laposte.net

Par Alternative Libertaire 22 - Publié dans : politique
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Dimanche 26 mai 2013 7 26 /05 /Mai /2013 13:07
Bruxelles – Le 22 mai 2013 vers 6h du matin, des dizaines de policiers de la section anti-terroriste de la police fédérale judiciaire investissent et perquisitionnent 3 domiciles où habitent notamment des compagnons anarchistes et anti-autoritaires ainsi que la bibliothèque anarchiste Acrata. Toutes les personnes présentes (11) sont arrêtées et emmenées aux bureaux de la police fédérale.
Les accusations sont : appartenance à une organisation terroriste, association de malfaiteurs et incendie(s) volontaire(s). L’opération est baptisé « cendres » et est dirigée par la juge d’instruction Isabelle PANOU, tristement célèbre pour sa longue carrière au service de l’Etat.
Les policiers emportent de nombreux documents, des effets personnels, les ordinateurs et tout ce qui a trait à l’informatique, les GSM’s (téléphones portables), du matériel d’agitation, etc. Pendant les auditions, auxquelles tout le monde refuse de collaborer, il apparaît que l’enquête porte sur des luttes, révoltes et activités allant de 2008 jusqu’à aujourd’hui notamment contre les prisons, la construction du nouveau centre fermé de Steenokkerzeel, les transports en commun (STIB), les institutions européennes et les eurocrates, la construction d'un RER à Bruxelles, l’OTAN, la machine à expulser, les huissiers et la construction d’une maxi-prison à Bruxelles. Sont aussi épinglées des publications telles que Hors-service ou encore plus généralement des écrits, affiches, etc. diffusés par des anarchistes et anti-autoritaires.
Vers 13h, tout le monde est relâché sans avoir eu à comparaître devant la juge d’instruction.
 
Face à ces accusations de terrorisme et à leur lot d’intimidations et de harcèlements, il n’y a pas à abandonner les idées et les actes visant la destruction de toute autorité et la joie que procure cette bataille.
 
Continuons à lutter pour la liberté, à abattre ce monde mortifère qui opprime et exploite.
 
Rien n’est fini, tout continue
Attaquons ce qui nous opprime
 
Bruxelles, 23 mai 2013
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Par Alternative Libertaire 22
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Samedi 25 mai 2013 6 25 /05 /Mai /2013 12:34
Par Alternative Libertaire 22
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Mercredi 22 mai 2013 3 22 /05 /Mai /2013 19:32

MONSANTO SE PAYE LA PLUS GRANDE ARMÉE DE MERCENAIRES AU MONDE : LES BLACKWATER (XE)

Est-ce que ça annonce une nouvelle époque? Celle où tous ceux et celles qui oseront s’attaquer à Monsanto ou à leur champs OGM se feront passer à tabac par la troupes de mercenaires Xe(BlackWater… Academie)?

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Academiest une société militaire privée (SMP) américaine dont le siège se trouve à Moyock (Caroline du Nord), qui a notamment travaillé en Irak et en Afghanistan. Elle était précédemment connue sous le nom deBlackwater Worldwideet à l’origine sous celui deBlackwater USA. Elle a adopté le nom deXele 13 février 2009. En décembre 2011, elle change de nouveau son nom pour celui deAcademi. Erik Prince, fondateur et PDG de Blackwater Worldwide, et Gary Jackson, président de l’entreprise, annonçaient leur démission le 1ermars, mais Prince demeure membre du conseil d’administration de Xe jusqu’au démantèlement du groupe Xe commencé en août 2010.

La famille d’Erick Prince et son entourage immédiat sont des fanatiques religieux américains et font partis des principaux donateurs du parti républicain du Michigan. Ils y ont même pris la direction à quelques reprises.

IRAQ CONTRACTORSLe 20 août 2009, leNew York Timesa rapporté queBlackwatera réalisé des contrats, octroyés secrètement, pour le compte de la CIA dans le cadre d’une mission destiné à pourchasser des terroristes d’Al-Qaïda. Elle s’occupait notamment de charger les bombes sur les drones ainsi que de pourchasser et d’assassiner, si possible, les membres d’Al-Qaïda. Aucun membre d’Al-Qaïda n’aurait cependant été tué par les employés de Blackwater.

Alors qu’avant la guerre en Irak la société ne fournissait principalement que des séances d’entraînement pour les forces de l’ordre et les militaires, elle a depuis très largement étendu son offre à divers domaines liés à la protection des personnes et des installations.

Le principal contractant de Blackwater est le gouvernement américain via le Département d’État. Ainsi entre 2001 et 2006, l’entreprise a vu son chiffre d’affaires augmenter de plus de  80000%, rien qu’avec les contrats avec le gouvernement américain.

Le premier contrat obtenu en Irak l’a été lorsque l’Autorité provisoire de la coalition, dirigée par Paul Bremer, a demandé en août 2003 à Blackwater d’assurer la protection des civils américains envoyés officiellement en Irak par le gouvernement au premier rang desquels le même Paul Bremer. Ce contrat a été obtenu sans appel d’offres. En janvier 2009, le contrat n’a pas été renouvelé suite aux exactions de ses employés.

Moins d’un an plus tard, en juin 2004, Blackwater a obtenu un contrat (toujours sans appel d’offres) bien plus important. Connu sous le nom deWorldwide Personal Protective Services(WPPS), ce contrat définissait que la société devait fournir protection aux citoyens américains et à certains responsables étrangers de haut rang. Les termes de ce contrat sont vagues et ne précisaient pas le type de protection que devait assurer Blackwater, ni le nombre d’interventions. Le contrat ne pouvait excéder 332 millions de dollars, mais du 14 juin 2004 au 6 juin 2006, Blackwater a reçu plus de 488 millions de dollars. Le 8 mai 2006, le Département d’État a passé un nouveau contrat similaire dans les termes (WPPS II) et incluant cette fois-ci deux autres sociétés (DynCorp et Triple Canopy). Il définissait les zones géographiques d’intervention de chacune des trois sociétés et le montant ne pouvait excéder 1,2 milliard de dollars par entreprise ou 3,6 milliards au total.

En 2010, Xe obtient un contrat avec la CIA en Afghanistan. Pour 120 millions de dollars, une filiale de Xe sera chargée de la protection pendant 18 mois des consulats américains de Herat et Mazar-i-Sharif.

Contrats avec le gouvernement américain
ANNÉE VALEUR DES CONTRATS
2001 736 906 $
2002 3 415 884 $
2003 25 395 556 $
2004 48 496 903 $
2005 352 871 817 $
2006 593 601 952 $
Total 1 024 519 018 $

Selon un rapport de la commission dirigée par le parlementaire américain démocrate Henry Waxman rendu en 2007, les employés de la SMP Blackwater ont été impliqué dans 195 fusillades en Irak depuis 2005. Dans 84 % des cas, la SMP a ouvert le feu premier.

En Bosnie-Herzégovine, en 1999, des employés de la SMP DynCorp International ont été mêlé à des affaires douteuses comme le trafic d’armes et le trafic d’adolescentes.

En Irak, en 2003 et 2004, des employés de la SMP CACI International, Inc ont été lié aux allégations de torture dans la prison d’Abu Ghraib alors qu’ils étaient en intervention.

Pour en revenir à Monsanto…

  Un article de Jeremy Scahill, Blackwater’s Black Ops (Les opérations secrètes des Blackwater), paru dans The Nation le 15 septembre 2010, a révélé que la plus grande armée de mercenaires du monde, la compagnie de services clandestins d’intelligence Blackwater (aujourd’hui appelée Xe Services) a été vendue à la multinationale Monsanto. Blackwater a été rebaptisée en 2009, après que de nombreux rapports de débordements, dont des massacres de civils, en Irak l’aient rendue célèbre dans le monde. Elle reste le plus grand prestataire privé de « services de sécurité » du ministère des Affaires étrangères zunien à pratiquer le terrorisme d’État, offrant ainsi au gouvernement la possibilité de nier sa pratique.

De nombreux militaires et anciens officiers de la CIA travaillent pour Blackwater ou des entreprises assimilées ou créées pour détourner l’attention de leur mauvaise réputation et rendre plus lucrative la vente à d’autres gouvernements, banques et compagnies multinationales de leurs infâmes services, allant de l’information et du renseignement à l’infiltration, en passant par le lobbying politique et la formation paramilitaire. Selon Scahill, les affaires avec les multinationales comme Monsanto et Chevron, et des géants de la Finance tels que Barclays et Deutsche Bank, sont conduites par deux sociétés appartenant à Erik Prince, le propriétaire de Blackwater :Total Intelligence SolutionsetTerrorism Research Center. Leurs fonctionnaires et administrateurs ont en commun Blackwater.

L’un d’eux, Cofer Black, l’un des directeurs de la CIA connu pour sa brutalité, est celui qui, en tant que directeur deTotal Intelligence, a pris contact avec Monsanto en 2008 pour conclure un contrat avec la compagnie pour espionner et infiltrer les organisations de militants des droits des animaux et des anti-OGM, et accomplir les autres sales boulots du géant de la biotechnologie.

Contacté par Scahill, Kevin Wilson, un cadre de Monsanto, a refusé de commenter, mais a confirmé plus tard àThe Nationqu’ils avaient engagéTotal Intelligenceen 2008 et 2009, seulement, selon lui, pour garder une trace des « révélations » de leurs opposants. Il a aussi indiqué queTotal Intelligenceest une « entité totalement distincte de Blackwater. »

Pourtant, Scahill possède des copies de courriels de Cofer Black après sa rencontre avec Wilson pour Monsanto, où il explique à d’autres anciens agents de la CIA, en utilisant leurs adresses de courriels chez Blackwater, que la discussion avec Wilson était queTotal Intelligenceest devenu « l’organe de renseignement de Monsanto, » pour l’espionnage des militants et d’autres actions, incluant « l’intégration légale de nos gens dans ces groupes. » Monsanto a payéTotal Intelligence127.000 dollars en 2008 et 105.000 dollars en 2009.

Il n’étonnera guère qu’une compagnie engagée dans la « science de la mort » comme Monsanto, dédiée dès l’origine à créer des poisons toxiques à répandre, de l’Agent Orange aux BPC (biphényles polychlorés), des pesticides, des hormones et des semences génétiquement modifiées, est associée à une autre compagnie de voyous.

Quasi simultanément à la publication de cet article dansThe Nation,Via Campesinaa signalé l’achat de 500.000 actions de Monsanto, pour plus de 23 millions de dollars, par la Fondation Bill et Melinda Gates, qui, avec cette action, a complètement jeté le masque de la « philanthropie. » Encore une association qui ne surprendra guère.

Il s’agit d’un mariage entre deux monopoles des plus cyniques de l’histoire de l’industrialisme : Bill Gates contrôle plus de 90 pour cent de part du marché de l’informatique propriétaire et Monsanto environ 90 pour cent du marché mondial des semences transgéniques et la majorité des semences commerciales du monde. Il n’existe aucun autre monopole aussi vaste de secteurs industriels. Leur l’existence même est une négation du fameux principe du capitalisme de « concurrence de marché. » Gates et Monsanto sont tous deux très agressifs dans la défense de leurs monopoles mal acquis.

Bien que Bill Gates puisse être tenté de dire que sa Fondation n’a aucun rapport avec son entreprise, tout prouve le contraire : la plupart de ses dons finissent par favoriser les investissements commerciaux du magnat. Quoi que ce soit, ce ne sont pas vraiment des « dons, » puisque au lieu de payer des impôts à l’État, la Fondation investit ses bénéfices là où c’est favorable économiquement, y compris dans la propagande sur ses bonnes intentions présumées. Ses « dons » financent au contraire des projets aussi destructeurs que la géo-ingénierie ou le remplacement des médicaments de la communauté naturelle par des médicaments brevetés de haute technologie dans les régions les plus pauvres du monde. Quelle coïncidence ! L’ancien ministre [mexicain] à la Santé Julio Frenk et [l'ancien président du Mexique] Ernesto Zedillo sont des conseillers de la Fondation.

Comme Monsanto, Gates est aussi engagé dans une tentative de destruction de l’agriculture rurale dans le monde, principalement à travers l’« Alliance pour une révolution verte en Afrique » (AGRA). Il fait office de cheval de Troie dans le but de déposséder les agriculteurs pauvres africains de leurs semences traditionnelles, afin de les remplacer d’abord par des semences de leurs compagnies, et ensuite par des semences génétiquement modifiées. À cette fin, en 2006 la Fondation a embauché Robert Horsch, le directeur de Monsanto. Gates expose maintenant des bénéfices importants, directement revenus à leur source.

Blackwater, Monsanto et Gates sont les trois faces d’un même calcul, la machine de guerre contre la planète et la plupart des gens qui l’habitent : les paysans, les communautés autochtones, les gens qui veulent partager les informations et les connaissances ou tous ceux qui ne veulent pas être sous l’égide du profit et du pouvoir destructeur du capitalisme.

L’auteur, Silvia Ribeiro, est chercheuse à l’ETC Group. Cet article, paru à l’origine dans le journal mexicainLa Jornado, a été traduit de l’espagnol pourLa Pravda en anglaispar Lisa Karpova.
Source :english.pravda.ru/business/companies/14-10-2010/115363-machines_of_war_blackwater_monsanto_billgates-0/
Traduction copyleft de Pétrus Lombard14 octobre 2010

Source :

http://www.lepost.fr

http://lesmoutonsenrages.fr/2013/04/30/monsanto-proprietaire-de-la-plus-grande-armee-privee-du-monde/

http://www.plumenclume.net/articles.php?pg=art769

http://www.internationalnews.fr/article-blackwater-monsanto-et-bill-gates-les-machines-de-guerre-61473859.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Academi

Par Alternative Libertaire 22 - Publié dans : International
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Mercredi 8 mai 2013 3 08 /05 /Mai /2013 18:41

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Pour moraliser la vie politique, il faut en finir avec le pouvoir patronal !

 

 

Alors que le nombre de chômeurs/euses n’a jamais été aussi élevé et que la loi des patrons s’impose violemment aux travailleurs/euses. Alors que le camp réactionnaire et ses satellites fachos paradent fièrement dans la rue. Alors que les magouilles financières et politiques, du FN au PS, apparaissent au grand jour. Alors que le FN, en embuscade, brandit le drapeau du nationalisme et de la xénophobie… Il n’y a plus 36 solutions et l’heure n’est pas à rêver à un sursaut républicain : c’est toute la société et toute l’économie qu’il faut transformer.

 

Depuis un an, le patronat et la droite sont à l’offensive et Hollande ne fait même plus mine de s’y opposer. Ainsi, il ne s’est pas fait prier pour transposer dans la loi le fameux Accord national interprofessionnel signé par la CFDT et le MEDEF : les économistes libéraux et les patrons en rêvaient depuis 20 ans, le gouvernement PS l’a fait. Tout y est : restriction des recours face aux licenciements, légalisation du chantage à l’emploi, remise en cause du CDI… Et comme si ça ne suffisait pas, le gouvernement s’est même opposé à la mini-amnistie adoptée au Sénat pour les syndicalistes réprimés.

 

Mais si la solution à la crise n’est pas dans la cure d’austérité qu’on veut nous imposer, elle n’est pas non plus dans la mobilisation nationale et le repli protectionniste : l’exploitation Made in France n’est pas plus douce et les salarié-es resteront les dindons de la farce. Alors comment faire ? En retournant le problème. Car l’enjeu ce n’est pas de sortir de la crise pour renouer avec la mythique « croissance ». L’enjeu, aujourd’hui, c’est d’en finir avec ce système qui, même réformé, même moralisé, n’en restera pas moins injuste, inégalitaire et violent. S’attaquer directement au capitalisme, ce n’est pas le délire de quelques rêveurs, c’est la seule chose raisonnable à faire si on veut reprendre notre destin en main et construire une société réellement solidaire et égalitaire.

 

Face au patronat il nous faut donc compter sur nos seules forces. A nous de construire la riposte, par la mobilisation dans les quartiers, les entreprises et les lieux d’études, mais aussi en mettant en débat un projet de société alternatif au nationalisme et au libéralisme, de gauche comme de droite.

 

Démocratie directe partout !

 

Le système politique actuel est pourri de l’intérieur. Cahuzac n’est pas un cas isolé : du PS au FN, on trouve quantité d’exemples d’individus, sortant des mêmes écoles, multipliant les allers-retours entre le monde des affaires et les cabinets ministériels, refaisant au passage leurs carnets d’adresses. Comment croire que de tels personnages vont défendre autre chose que leurs intérêts personnels ou ceux de leurs semblables ?

 

Mais le « tous pourris » du FN est là pour masquer l’issue possible : une réorganisation complète de la vie démocratique. Face à cela, ce que propose le Front de Gauche c’est une « grande marche citoyenne pour la VIe République », comme si quelques modifications des règles du jeu institutionnel pouvaient suffire à changer en profondeur la société. Changer le personnel politique, en élisant des personnes « honnêtes », ou bien changer le système à la marge par des élections à la proportionnelle, sont de fausses solutions.

 

On ne peut pas se contenter d’un ravalement de façade : les élu-e-s doivent être comme des délégué-es, avec des mandats précis et limités, révocables à tout moment. Les décisions doivent être prises ou validées par les assemblées générales via une réelle démocratie directe dans les entreprises et les quartiers, puis dans les bassins d’activité et les villes. Et pareil aux échelons régionaux et nationaux.

 

Tout le pouvoir aux travailleurs/euses !

 

Mais réfléchir à la démocratie sans aborder la question du pouvoir c’est du blabla. Si Hollande se plie aux volontés des capitalistes, c’est parce que ce sont eux qui concentrent l’essentiel du pouvoir dans la société actuelle. Le pouvoir de nous embaucher ou pas, de choisir notre salaire, notre temps de travail etc… La « démocratie » qu’ils nous accordent c’est uniquement les miettes de ce qu’ils veulent bien nous laisser gérer ! Communistes libertaires, nous pensons que la démocratie directe doit s’accompagner de la mise en commun des moyens de production. C’est aux travailleur-se-s de décider de l’organisation du travail, aux citoyen-ne-s de décider de la finalité et de la répartition de ce qui est produit, d’évaluer les besoins de la société. La première étape démocratique c’est donc l’expropriation des patrons. Le reste n’est que vaine agitation.


 

Par Alternative Libertaire 22 - Publié dans : politique
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Mercredi 8 mai 2013 3 08 /05 /Mai /2013 18:27

isRéseau syndical international de solidarité et de luttes

 

Cet appel est lancé par des organisations syndicales d’Europe, d’Afrique, des Amériques et d’Asie

 

Nos affiliations ou non-affiliations internationales sont diverses: membres de la Confédération Syndicale Internationale, membres de la Fédération Syndicale Mondiale, 

 

membres d’aucune de ces deux organisations, participant à des réseaux syndicaux internationaux divers, etc.

 

Il s’adresse à toutes les organisations syndicales qui se reconnaissent dans le syndicalisme de luttes, la démocratie ouvrière, l’auto-organisation des travailleurs et 

 

des travailleuses, et la nécessité de transformation sociale.

 

La crise du système capitaliste a des conséquences dans le monde entier. Les crises économiques, financières, écologiques et sociales s’entremêlent et 

 

s’autoalimentent. Cette crise globale du capitalisme montre l’impasse d’un développement basé sur un partage de plus en plus inégal de la richesse produite, la 

 

déréglementation financière, le libre-échange généralisé et le mépris des impératifs écologiques.

 

Pour sauver les profits des actionnaires et des patrons, pour assurer l’avenir des banques, les institutions mondiales (Banque mondiale, Fonds monétaire international, 

 

Organisation mondiale du commerce, etc.), les gouvernements et le patronat s’attaquent de plus en plus fortement aux droits des travailleurs et des travailleuses.

 

Le système économique et politique actuel organise le pillage de nombreux pays, oblige des millions de personnes à quitter leur région d’origine pour survivre … et nie 

 

ensuite tous leurs droits sous prétexte qu’ils et elles sont immigré·e·s.

 

Destruction des services publics, remise en cause de tous les droits sociaux, attaques envers les droits syndicaux, libertés syndicales bafouées, développement de la 

 

précarité et du chômage pour faire pression sur les populations … Ce sont les mêmes méthodes qui sont utilisées dans tous les pays !

 

Pour arriver à leurs fins, ils utilisent tous les moyens: criminalisation, procès, arrestations, interventions policières, occupations militaires, entraves de toutes 

 

sortes aux droits collectifs et individuels. La répression est une de leurs armes contre celles et ceux qui résistent, qui s’opposent, qui construisent des 

 

alternatives. Notre solidarité, par-delà les frontières, est une de nos réponses.

 

Le syndicalisme dont nous nous revendiquons ne saurait cautionner des pactes avec les pouvoirs en place pour valider des mesures antisociales. Le syndicalisme a la 

 

responsabilité d’organiser la résistance à l’échelle internationale, pour construire à travers les luttes la nécessaire transformation sociale.

 

Notre syndicalisme vise au renversement du modèle de développement économique, social et politique, fondé sur l’hégémonie de la finance, du profit et de la 

 

compétitivité. Au contraire, nous voulons construire un système fondé sur les biens communs, sur la redistribution des richesses entre toutes celles et tous ceux qui 

 

contribuent à leur création, sur les droits des travailleurs et travailleuses et sur un développement écologiquement soutenable.

 

Nous revendiquons l’extension, la démocratisation et l’appropriation sociale du service public (éducation, santé, transport, énergie, eau, logement, etc.). La libre 

 

circulation des personnes et l’égalité des droits sociaux et politiques de tous et toutes, indépendamment de la nationalité, de l’origine, du sexe, font partie de nos 

 

objectifs communs.

 

Notre syndicalisme allie la défense des intérêts immédiats des travailleurs et travailleuses, et la volonté de changement social profond. Il ne se limite pas au champ 

 

revendicatif économique, il englobe des sujets comme le droit au logement, à la terre, l’égalité entre hommes et femmes, l’antiracisme, l’écologie, l’anticolonialisme, 

 

etc.

 

Les intérêts que nous défendons sont ceux de la classe ouvrière (travailleurs et travailleuses en activité ou en retraite, chômeurs et chômeuses, jeunes en formation). 

 

Ils s’articulent avec ceux des peuples de toutes les régions du monde. En cela, nous nous opposons frontalement au patronat, aux gouvernements et institutions qui sont 

 

à son service, et nous revendiquons notre autonomie vis-à-vis de toute organisation politique.

 

Des organisations syndicales internationales existent ; des réseaux syndicaux ont été créés sur des champs professionnels ou géographiques. D’une région du monde à 

 

l’autre, nos histoires syndicales, nos structurations syndicales, nos affiliations syndicales, sont différentes. Mais, nous partageons ce qui est essentiel : nous 

 

sommes déterminé·e·s à avancer dans la coordination du syndicalisme de lutte, au plan international.

 

Nous ne proclamons pas la constitution d’une nouvelle organisation syndicale internationale. Nous décidons de renforcer, élargir, rendre plus efficace, un réseau du 

 

syndicalisme offensif, démocratique, autonome, alternatif, féministe, internationaliste.

 

Nous voulons partager nos expériences, s’enrichir des résistances et acquis de tous, construire l’unité à travers les frontières, mettre en œuvre la solidarité 

 

internationale des travailleurs et travailleuses. Face à la crise qui frappe les populations de tous les pays, et dont le capitalisme est responsable, il est 

 

nécessaire de coordonner et unifier nos luttes. Nous appelons les collectifs syndicaux à nous rejoindre pour construire cette unité d’action syndicale, nécessaire pour 

 

combattre les reculs sociaux, conquérir de nouveaux droits, et construire une société différente.

 

Nous ne nous battons pas pour revenir en arrière ; certes, les attaques envers la classe ouvrière sont très fortes et parfois sous des formes nouvelles. Mais 

 

l’exploitation capitaliste n’est pas une nouveauté et c’est avec cela qu’il faut rompre, pour créer des modes d’organisation de la société partant des besoins de la 

 

population.

 

Cette démarche, nous la construisons pas à pas, avec toutes les organisations syndicales de lutte, pour qui le système capitaliste n’est pas le mode d’organisation 

 

indépassable pour nos sociétés, et qui construisent le changement à travers les luttes collectives quotidiennes et les réflexions sur la société que nous voulons pour 

 

demain.

 

Après la rencontre internationale de mars 2013, nous avons des objectifs concrets, des engagements communs. C’est ensemble que nous les définissons et que nous les 

 

mènerons à bien :

 

• Nous agissons, dans la durée, pour la solidarité internationale, et notamment contre toutes répressions antisyndicales. Notre combat se mène contre toutes les 

 

oppressions, notamment celles envers les femmes.

 

• Nous interviendrons de manière unitaire et coordonnée pour appuyer des luttes et des campagnes internationales préexistantes, en réaffirmant le droit à 

 

l’autodétermination des peuples : soutien aux peuples palestinien et sahraoui, reconnaissance du syndicalisme autonome dans les pays du Maghreb et du Moyen-Orient, 

 

contre l’occupation militaire d’Haïti, contre les traités européens qui imposent l’austérité, pour le droit de tous les peuples à décider de leur avenir, …

 

• Nous renforçons et étendons le travail international mené dans les secteurs professionnels (transport, éducation, centres d’appels, industrie, commerce, santé, etc.) 

 

et sur des questions interprofessionnelles (droit des femmes, immigration, logement, écologie, santé et travail, etc.) ; déjà, le travail s’organise dans plusieurs de 

 

ces secteurs, dont l’animation est prise en charge par des organisations syndicales de nos différents pays.

 

• Nous poursuivons le travail de réflexion et d’élaboration sur les questions de crise du système capitaliste et d’alternatives à celui-ci.

 

• Enfin, nous mettons, ensemble, les moyens matériels nécessaires à la réussite de nos projets communs : sites web, liste d’échanges par mail, coordination par 

 

secteurs professionnels, etc.

 

Signatures au 14 avril 2013:

 

Organisations syndicales nationales interprofessionnelles

 

Central Sindical e Popular Conlutas (CSP-Conlutas) – Brésil.

Confederación General del Trabajo (CGT) – Etat espagnol.

Union syndicale Solidaires (Solidaires) – France.

Confédération Générale du Travail du Burkina (CGT-B) – Burkina.

Confederation of Indonesia People’s Movement (KPRI) – Indonésie.

Confederación Intersindical (Intersindical) – Etat espagnol.

Syndicat National Autonome des Personnels de l’Administration Publique (SNAPAP) – Algérie.

Batay Ouvriye – Haïti.

Unione Sindacale Italiana (USI) – Italie.

Confédération Nationale du Travail – Solidarité Ouvrière (CNT SO) – France.

Sindicato de Comisiones de Base (CO.BAS) – Etat espagnol.

Organisation Générale Indépendante des Travailleurs et Travailleuses d’Haïti (OGTHI) – Haïti.

Sindacato Intercategoriale Cobas (SI COBAS) – Italie.

Confédération Nationale du Travail (CNT-f) – France.

Intersindical Alternativa de Catalunya (IAC) – Catalogne.

Union générale des travailleurs sahraouis (UGTSARIO) – Sahara occidental.

Ezker Sindikalaren Konbergentzia (ESK) – Pays basque.

Confédération Nationale de Travailleurs du Sénégal Forces du Changement (CNTS/FC) – Sénégal.

 

Organisations syndicales nationales professionnelles

 

National Union of Rail, Maritime and Transport Workers (RMT) – Grande-Bretagne.

Centrale Nationale des Employés – Confédération Syndicale Chrétienne (CNE/CSC) – Belgique.

Sindicato Nacional de Trabajadores del Sistema Agroalimentario (SINALTRAINAL) – Colombie.

Fédération Générale des Postes, Telecom et Centres d’appel – Union Générale Tunisienne du Travail (FGPTT/UGTT) – Tunisie.

Trade Union in Ethnodata – Trade Union of Empoyees in the Outsourcing Companies in the financial sector – Grèce.

Syndicat national des travailleurs des services de la santé humaine (SYNTRASEH) – Bénin

Organizzazione Sindicati Autonomi e di Base Ferrovie (ORSA Ferrovie) – Italie.

Sindicato Único de Trabajadores del Grupo Ripley S.A – Pérou.

Union Nationale des Normaliens d’Haïti (UNNOH) – Haïti.

Confederazione Unitaria di Base Scuola Università Ricerca (CUB SUR) – Italie.

Confederazione Unitaria di Base Immigrazione (CUB Immigrazione) – Italie.

Coordinamento Autorganizzato Trasporti (CAT) – Italie.

Confederazione Unitaria di Base Credito e Assicurazioni (CUB SALLCA) – Italie.

Union Nationale des Travailleurs du Mali – Synd. des travailleurs du rail (SYTRAIL/UNTM) – Mali.

G?da Sanayii ??çileri Sendikas? – Devrimci ??çi Sendikalar? Konfederasyonu (GIDA-I?/DISK) – Turquie.

Syndicat National des Travailleurs du Petit Train Bleu/SA (SNTPTB) – Sénégal.

Asociación Nacional de Funcionarios Administrativos de la Caja de Seguro Social(ANFACSS) – Panama.

 

Organisations syndicales locales

 

Union Sindicale di Base Milanoest – Casa dei Sindacati di Base – (USB Milanoest) – Italie.

Trades Union Congress Liverpool (TUC Liverpool) – Angleterre.

Sindacato Territoriale Autorganizzato (ORMA) – Italie.

Fédération syndicale SUD Service public, canton de Vaud (SUD Vaud) – Suisse

Etudiants Fédération Générale du Travail de Belgique sections bruxelloises (Etudiants FGTB Bruxelles) – Belgique.

Sindicato Unitario de Catalunya (SU Metro) – Catalogne.

Sindicato dos Trabalhadores da Fiocruz (Asfoc-SN) – Brésil.

Türkiye DER?-?? Sendikasi – Tuzla et Izmir (DER?-?? Tuzla et Izmir) – Turquie.

 

Organisations syndicales internationales

 

Industrial Workers of the World – International Solidarity Commission (IWW)

 

Courants, tendances ou réseaux syndicaux

 

Transnationals Information Exchange Germany (TIE Germany) – Allemagne.

Emancipation tendance intersyndicale (Emancipation) – France.

Globalization Monitor (Gmo) – Hong Kong.

Courant Syndicaliste Révolutionnaire (CSR) – France.

No Austerity – Coordinamento delle lotte – Italie.

Solidarité Socialiste avec les Travailleurs en Iran (SSTI) – France.

Basis Initiative Solidarität (BASO) – Allemagne.

LabourNet Germany – Allemagne.

Resistenza Operaia – operai Fiat-Irisbus – Italie.

 

Pour les organisations syndicales, courants, tendances ou réseaux syndicaux qui souhaitent signer l’appel: syndicalisme.inter@solidaires.org

Par Alternative Libertaire 22 - Publié dans : Syndicalisme
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Mardi 30 avril 2013 2 30 /04 /Avr /2013 21:50

racisme n 

Le 1er avril 2012 le Mrap a acté l’existence du « racisme anti-blanc ». Or le mouvement social ne devrait pas légitimer ce concept. La question du racisme anti-blanc doit nous interroger sur ce qu’est le racisme, et sur ce qu’est devenu l’antiracisme. Le terme est aujourd’hui détourné de façon ahurissante. Ainsi Laurence Parisot, en octobre dernier, a sérieusement parlé de racisme anti patron ! La gauche porte une responsabilité en ayant fait de l’antiracisme une question morale avec SOS racisme, afin de dé-radicaliser les marches pour l’égalité dans les années 1980. ---- L’extrême gauche, en évoquant souvent le racisme sous l’angle unique de la division des travailleuses et des travailleurs ou du bouc émissaire qui évite de parler des « vrais problèmes », a contribué à minimiser le phénomène. Cette analyse nécessaire mais pas suffisante conduit à fondre la question du racisme dans le seul combat anticapitaliste.

Qu’est-ce que le racisme ?

Il faut rappeler ce qu’est socialement le racisme : la construction, par en haut (politiques, gouvernement, médias, intellectuels…), d’une population définie à partir d’une appartenance et de certains critères essentialisés (couleur de peau, culture, religion, nationalité…). L’essentialisation conduit aux amalgames et aux préjugés. Cette construction par en haut se diffuse ensuite à tous les niveaux de la société. Le racisme n’est pas seulement l’hostilité, la haine ou le rejet d’une population construits selon tel ou tel critère, mais un rapport de domination et un traitement inégalitaire, établi par la hiérarchisation selon des valeurs dites « supérieures ou inférieures » ou/et la « dangerosité » attribuée à telles populations, « cultures », « civilisations ». Ce processus assigne les groupes visés à une certaine marginalisation sociale, pouvant conduire à différentes formes d’expulsion, voir à leur extermination. On ne peut pas mettre sur le même plan le racisme réactionnel, par exemple d’un ou d’une jeune racisé-e, paupérisé-e, exprimant une frustration face aux injustices sociales, et le racisme d’un prolétaire blanc qui croit qu’il est prioritaire car il serait « chez lui ». Les blancs peuvent subir de fait des hostilités, une rancœur ou une haine réactionnelle qui peut parfois être violente, mais qui ne peut prendre la forme d’un système d’oppression raciste qui marginaliserait les populations blanches. S’il peut exister une essentialisation politique des blancs, chez des groupes suprématistes noirs par exemple, cette idéologie raciste ne s’appuie sur aucune réalité sociale ou institutionnelle de domination et n’implique aucune conséquence sociale pour le groupe défini comme blanc.

Racisme et « haines communautaires »

L’hostilité réactionnelle de certains gamins des cités est à rapprocher des phénomènes de tensions communautaires aux États-Unis. À Los Angeles par exemple, les communautés hispanique, asiatique et noire sont en concurrence sur le marché du travail et s’affrontent territorialement à travers les phénomènes de gangs. Tous sont en revanche socialement dominés par les blancs. Les tensions communautaires qui ont tendance à être perçues parfois comme du racisme, sont à expliquer encore une fois avec l’histoire coloniale. Les impérialistes ont toujours divisé pour mieux régner dans les colonies en opposant les populations dominées entre elles, ou en favorisant un groupe sur un autre. Il en est de même aujourd’hui avec la transposition de cette méthode dans les métropoles et les quartiers populaires. Si les tensions communautaires sont préoccupantes, violentes, et à combattre en ce qu’elles amènent les dominé-e-s à se diviser voire à se tuer entre eux, elles sont à comprendre comme l’une des conséquences du racisme systémique. Parce que c’est le racisme et les stigmatisations venu d’en haut qui nourrissent les préjugés qu’intègrent les groupes racisé contre d’autres groupes racisé.

Diviser pour mieux régner

L’antisémitisme traverse aussi ces tensions. Avec d’une part l’alignement des grands partis sur l’idéologie sioniste et le Crif qui instrumentalise l’antisémitisme, et d’autre part la stigmatisation du « jeune barbare de banlieue antisémite ». Ainsi, politiques et médias expriment deux poids deux mesures entre la condamnation de l’antisémitisme et d’autres formes de racisme, ce qui ne fait qu’alimenter ces tensions communautaires. Dialectiquement, le développement de l’antisémitisme dans cette situation peut servir de « bouclier » aux blancs contre l’hostilité des racisé-e-s, c’est le sens du discours d’Alain Soral qui souhaite orienter les frustrations légitimes des habitantes et des habitants des quartiers populaires non contre les systèmes de domination dont ils sont victimes mais contre le « complot judéo-sioniste ». À travers ces concepts, la droite et l’extrême droite tentent de maintenir des privilèges sociaux tout en stigmatisant une partie de la population. C’est ainsi qu’Elie Domota et Régine Delphin, membres de l’UGTG, ont été accusé-e-s de racisme anti-blanc car ils dénonçaient le système de domination des Békés. Il ne faut pas confondre les conséquences (rejet de l’autre, tensions communautaires…) avec les causes (racisme systémique). Assimiler les deux tend à rendre responsables les racisé-e-s de l’hostilité et des discriminations qu’ils rencontrent et à nier l’existence d’un rapport de domination.

Nicolas Pasadena (AL Montreuil)

 

Par Alternative Libertaire 22 - Publié dans : antifacisme - Communauté : Libertaires
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